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    « C'est toi mon Fils Bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour. »

    Marc 1 – 11

     

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Baptême du Christ est un chef-d'œuvre peint sur bois vers 1440 par Piero della Francesca qui est conservé à la National Gallery de Londres.

    A gauche de la représentation classique de saint Jean baptisant Jésus, sur lequel plane une très grande colombe d'un blanc immaculé, se tiennent trois anges blonds tels des éphèbes grecs, conversant dans une attitude d'affection. Les deux de droite se serrent la main, en un geste qui dans l'Antiquité romaine, dont Piero est un fervent admirateur, symbolisait la concorde. Le geste de l'ange de gauche (la main ouverte et tendue, tournée vers le bas) désignait dans l'art antique, la pacification.

    Le 6 juillet 1439, à l'issu du concile de Florence auquel participaient catholiques et orthodoxes, avait été proclamé en présence du pape, du patriarche et de l'empereur d'Orient, la réunion des Eglises catholique et orthodoxe par le décret : « que les cieux se réjouissent ». Cette réunion resta malheureusement lettre morte à cause de la prise et du massacre de Constantinople par les musulmans en 1453.

    Mais notre tableau se fait l'écho de cette joie éphémère. Les trois anges sont vêtus de rouge, bleu et blanc, symbole de la Trinité donné par le pape Innocent III à la fondation de l'ordre des Trinitaires. Le schisme d'Orient avait trouvé unes solution sur le dogme de la Trinité.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Les trois anges du tableau célèbrent la réunion des églises d'Orient et d'Occident au concile de Florence.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     


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    Je vous ai déjà présenté les toiles du peintre Georges Rochegrosse.

     

    Ce peintre a aussi réalisé de nombreuses illustrations pour des affiches d'opéras, et des illustrations pour de poèmes … illustrations que je trouve ravissantes.

    Livia

     

     

    Regard sur l'art...

    Georges Antoine Rochegrosse autoportrait (1908)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Le jongleur de Notre-Dame

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Thaïs

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Don Quichotte

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Trois légendes ; D'or, d'argent, de cuivre

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Page de Paris-Noël 1886-1887. Page publicitaire pour le Champagne Ruinart

     

    Encadrement de Georges Rochegrosse

     

    Les Saisons de Théodore de Banville

     

    Encadrement Rochegrosse

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Pages de Paris-Noël 1890-1891.

     

    Jardin d'hiver. Fleurs d'hiver, par Armand Silvestre

     

    illustré par Rochegrosse

     

    Et c'est grâce à cette illustration, que j'ai découvert le poète Armand Sylvestre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    C'est pour le jeu café/thé N°94 de Brigitte alias « écureuilbleu », il y a maintenant quelques années, que j'ai écrit ce petit poème inspirée par une promenade en barque avec des amis en Guadeloupe il y a très, très longtemps.

    Comme il fait chaud et beau, je vous invite dans ma barque pour une balade en mer...

    Livia

     

     

     

    Balade en barque...

    Les diamants sur la mer …

    (image internet)

     

    Balade en barque...

     

    Sur les flots harmonieux

    Sous le chaud soleil

    Dans la barque légère

    Nous sommes parti rêver.

     

    La brise marine

    Et la vague écumeuse

    Vers l'horizon lointain

    Nous ont menés rêver.

     

    Nous avons admiré dans l'eau claire

    Des châteaux de coraux

    Hantés par des poissons

    Aux écailles de lumière.

     

    Et avons vu aussi, dessiné dans le ciel

    Par le soleil couchant

    Des pays fabuleux

    Faits de lumière et d'or

     

    Et tout le jour, toux les deux,

    Sous le soleil doré

    Sur les flots harmonieux,

    Nous avons longtemps rêvé !

    Livia

     


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    â – ê – î – ô – û

     

     

    Les mots circonflexes...

     

    De jolis toits en accent circonflexe...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Au XVIe siècle, quand on souhaitait que le C se prononce S on plaçait au-dessus du C un petit S. Plus tard on le mit en dessous. C'est l'origine de la cédille.

     

    Il en est de même pour l'accent circonflexe.

     

    D'où vient cette habitude de mettre un chapeau en forme de toit sur une voyelle ?

     

    Passe encore qu'existent l'accent aigu et l'accent grave qui en changent la sonorité, mais l'accent circonflexe semble bien inutile : du se prononce de la même façon que . En fait ce petit chapeau remplace une lettre supprimée : ainsi, roole est devenu rôle, avant nous montions des costes et maintenant des côtes.

     

    Ce sont des typographes qui en 1680 ont imaginé cet accent pour économiser une lettre, son rôle étant d'indiquer, entre autres, la présence d'une voyelle longue.

     

    Jean-Loup Chifflet

     

     

     


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    Le fantôme de l'abbaye de Mortemer...

     

    Mathile l'Emperesse

     

    (Miniature de la deuxième moitié du XVe siècle, dans le Liber Benefactorum de l'abbaye de St Albans)

     

     

     

     

     

    Auprès de leur étang, cernés par la majestueuse forêt de Lyons, les ruines de l'abbaye de Mortemer, dans le Vexin normand, semblent battre la mesure d'un éternel présent. C'est en 1134bque ce monastère cistercien fut fondé sous le patronage d'Henri 1er Beauclerc, duc de Normandie et roi d'Angleterre, fils du Conquérant. Vendus comme bien nationaux après 1789, ces bâtiments ont été presque entièrement démolis. Mais la rumeur populaire en fait l'un des lieux les plus hantés de France...

     

    Ainsi on raconte que, la nuit du 1er janvier 1884, le braconnier Saboureau aurait abattu une « garache » - une femme louve aux yeux enflammés – sa propre compagne, métamorphosée par un maléfice. On assure également qu'un chat « goublin », sorte de lutin facétieux, veillerait sur un fabuleux trésor.

     

    Durant la Première Guerre mondiale, des soldats britaniques auraient aperçu, dans l'ancien cellier, les fantômes de quatre religieux massacrés sous la Révolution buvant un vin au goût de sang. En 1921 Les propriétaires de Mortemer, effrayés par de telles manifestations surnaturelles, feront procéder à un exorcisme.

     

    La plus insistante de ces légendes veut que les vestiges de l'abbaye soient visités, chaque année après le 15 août, durant la pleine lune, par le spectre de Mathile l'Emperesse, fille d'Henri Beauclerc, née en 1102, elle épousera tour à tour l'empereur germanique Henri V, puis Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou. Elle transmet la couronne anglaise à son fils Henri II.

     

    On dit qu'elle fut recluse à Mortemer. On dit aussi que quiconque aperçoit cette « Dame Blanche » gantée de noir mourra à coup sûr dans l'année. Les sceptiques répliquent que le cliché de l'apparition, pris en 1994, n'était que le halo d'un projecteur sur le mur de l'église abbatiale.

     

    Quoi qu'il en soit, revenants et autres ectoplasmes sont au rendez-vous, chaque été, pour un spectacle à l'humour sépulcrale !

     

    Philippe Delorme

     


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