•  

     



    Je vous ai présenté samedi dernier les toiles de Jules Breton, qui nous ont fait découvrir les petits métiers d'autrefois et le travail aux champs, des toiles magnifiques, aujourd'hui, je vous offre un poème sur l'automne du même Jules Breton qui était aussi poète !

    Livia

     

     

     

    Les beautés de l'automne...

    Rivière en automne

    (image internet)



    Automne

    La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
    Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
    Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
    Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.



    Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
    Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
    Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
    Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.



    Par instants se répète un cri grêle de grive,
    Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
    Etincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

    Un chant aigu prolonge une note stridente ;
    C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
    Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

    Jules Breton





    Un mot sur le poète

     

     

     

    Les beautés de l'automne...

    Autoportrait (1895)

    Jules Breton

    Jules Aldolphe Aimé Louis Breton, né à Courrières (Pas-de-Calais) le 1er mai 1827 et mort à Paris le 5 juillet 1906 est un peintre et un poète français.

    C'est un écrivain très connu en son temps. Il publie plusieurs recueils de poèmes et des ouvrages sur la vie des peintres qu'il connaît.

    S'il est la cible de critiques acerbes de la part de Charles Baudelaire et d'Emile Zola. Il est encouragé par Théophile Gautier et par son ami José-Maria de Heredia mais aussi par Victor Hugo, Eugène Fromentin et Anatole France.

    Le peintre Paul Chabas (1869-1937) l'immortalise aux côtés des poètes du Parnasse dans une vaste composition — Chez Alphonse Lemerre à Ville-d'Avray – peinte en 1895 et commandée par l'éditeur parisien.

    Wikipédia


    18 commentaires
  •  

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Cette parabole du pauvre Lazare et du mauvais riche, qui a relativement peu inspiré les artistes, est l'illustration sur un panneau de bois de la nécessaire conversion sans attendre, et qui se trouve au chapitre 16 de saint Luc.

    A l'arrière plan gauche, dans une demeure cossue, l'homme riche est attablée avec une jolie femme vêtue d'une élégante robe jaune citron, qui se fait verser à boire du vin dans une belle coupe d'orfèvrerie.

    Le dallage de marbre noir et blanc, le plafond à caisson, les fenêtres à meneaux Renaissance garnies de vitraux et de volets intérieurs, la vaste cheminée, la table recouverte d'un tapis et d'une nappe de lin d'une blancheur immaculée : tout dans cette demeure respire l'opulence.

    Le riche, dont Jésus n'indique pas le nom, est effectivement revêtu d'habits de couleur pourpre, qui au temps du Christ était réservée à l'empereur. Les parements sont en fourrure d'hermine, réservée aux rois en France : ces détails sont intentionnels, pour montrer l'immense orgueil, et même la mégalomanie du riche en question. Toutes les couleurs de cette zone du tableau sont gaies et éclatantes.

    Au premier plan, Lazare, jeune et beau encore, quasi nu sauf un manteau brun qui le couvre bien mal, gît mourant sur l'escalier du riche, sa sébile de mendiant prêt de lui, il a même une cliquette de lépreux en bois.

    Un lévrier du riche, animal de luxe avec un collier en or, montre plus de pitié que son maître et lèche ses jambes couvertes de plaies.

    Le pauvre à une besace de pèlerin : qui symbolise notre condition de passage sur terre. C'était une obligation morale pour les chrétiens d'héberger les pèlerins, cela faisait partie des ept œuvres de miséricorde. Cette partie du tableau est de teinte brune et sombre.

    « Hors le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut... »

    Lazare, tout en haut dans le ciel, redevenu comme un enfant, est éternellement consolé sur les genoux d'Abraham. Le sein d'Abraham est une expression pour signifier le Paradis, dans l'Ancien Testament.

    A droite, le riche brûle en enfer et Abraham lui refuse même une goutte d'eau : il est trop tard.

    Marie-Gabrielle Leblanc


    10 commentaires
  •  

     

    Ce peintre nous offre des tableaux sur les travaux des champs avec les glaneuses, et les petits métiers de fileuse, tricoteuse, qui ont disparus aujourd'hui.

     

    Livia

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Autoportrait Jules Breton

     

     

     

    Jules Aldolphe Aimé Louis Breton, né à Courrières (Pas-de-Calais) le 1er mai 1827 et mort à Paris le 5 juillet 1906 est un peintre et poète français.

     

    De formation académique, peintre réaliste puis naturaliste, Jules Breton fut l’un des premiers artistes du monde paysan.

     

    Loin des audaces sociales de Gustave Courbet ou du réalisme poétique teinté de pessimisme de Millet, son art prend naissance vers 1848, période de forts bouleversements sociaux et politiques. La montée de l'industrialisation provoque un exode des campagnes vers les villes et suscite chez les intellectuels, les artistes, une prise de conscience du peuple dans sa vie ordinaire.

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Jeune fille tricotant

     

     

     

    Regard sur l'art...

    La fileuse

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Le chant de l'alouette

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Les sarcleuses

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Les glaneuses

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Le rappel des glaneuses

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Retour des champs

     

     

     

     

     



     


    21 commentaires
  •  

     

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    La descente du Saint Esprit

     

    Jean Fouquet

     

     

     

     

     

    En 1436, le poète François Villon pose la première pierre de Notre-Dame :

     

     

     

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Item, je veux qu'on sonne à branle

     

    Le gros beffroi qui est de verre. »

     

    (Il fait ici allusion à la cloche nommée Jacqueline, connue pour sa fragilité, ce qui lui donnait une résonance si particulière.

     

     

     

     

     

    En 1802, Chateaubriand lui rend aussi un grand hommage :

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « On aura beau bâtir des temples grecs bien élégants, bien éclairés... le bon peuple regrettera toujours ces Notre-Dame de Reims et de Paris, ces basiliques toutes moussues, toutes remplies de générations des décédés et des âmes de nos pères. »

     

     

     

     

     

    Mais le plus grand et le plus bel hommage à Notre-Dame de Paris, on le doit à Victor Hugo, qui la hisse au rang de personnage principal dans son roman Notre-Dame, il parvient à lui insuffler une vie grandiose.

     

    « Esméralda, Phœbus, Quasimodo, Maître Frollo, tous ces personnages pittoresques, ne sont que des jouets :

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Il y avait des guivres qui avaient l'air de rire, des gargouilles qu'on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée... »

     

    « Cependant la tour vacillait ; lui, criait, grinçait des dents, ses cheveux roux se hérissaient, sa poitrine faisait le bruit d'un soufflet de forge, son œil jetait des flammes, la cloche monstrueuse hennissait toute haletante sous lui ; et alors ce n'était plus ni le bourdon de Notre-Dame ni Quasimodo : c'était un rêve, un tourbillon, une tempête ; le vertige à cheval sur le bruit ; un esprit cramponné à une croupe volante ; un étrange centaure moitié homme, moitié cloche. »

     

     

     

     

     

    Ainsi que l'historien Jules Michelet en 1833, parlant de Notre-Dame de Paris et de Victor Hugo.

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Il a bâtit à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi hautes que ses tours. »

     

     

     

     

    Et Théophile Gautier, qui était très admiratif de Victor Hugo, rajoute  en parlant de Quasimodo :

     

    « La présence de cet être extraordinaire faisait circuler dans toute la cathédrale je ne sais quel souffle de vie. Il semblait qu'il s'échappa de lui, une émanation mystérieuse qui animait toutes les pierres de Notre-Dame et faisait palpiter les profondes entrailles de la vieilles église...On eut dit qu'il faisait respirer l'immense édifice. »

     

    Notre-Dame en poésie...

     

     

    « Tours au front orné de dentelles de pierre

     

    ses pignons tailladés que surmontent les anges

     

    Aux corps roides et longs, aux figures étranges. »

     

     

     

    Gérard de Nerval en parle aussi en vers mélancoliques :

     

     

    Notre-Dame en poésie...

    « Bien des hommes de tous les pays de la terre

     

    Viendront contempler cette ruine austère

     

    Rêveurs, et relisant le livre de Victor... »

     

     

     

     

     

    Et puis vers 1886, voilà ce qu'écrivait Paul Claudel après avoir été touché par la grâce une nuit de Noël :

     

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    La Vierge dite du pilier

     

     

    « J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. J'avais tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, de l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    12 commentaires
  •  

     

     

     

    Dans une revue, j'ai rencontrer ces mantes religieuses qui semblaient danser debout sur une liane en se donnant la main, cela m'a inspirer le petit poème ci-dessous :

     

     

     

    Les danseuses...

     

     

    « Ces mantes religieuses peuvent faire la fête : il paraît que leur espèce est classée dans la catégorie la moins menacée. »

     

     

    Les danseuses...

     

    Les danseuses...

     

     

     

    Sur une liane verte,

     

    En pointes gracieuses

     

    Ivre de joie et d'amour,

     

    Un couple s'adonne aux joies de la danse.

     

    Mais le mâle sait-il,

     

    Qu'après la danse et l'amour,

     

    Sa belle le dévorera ?

     

    Livia

     

     

     


    18 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires