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    « Dieu a envoyé son fils dans le monde pour que le monde soit sauvé. »

     

    Jean 3, 17

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

     

    Le Retable du maître-autel de l'église Saint-Saturnin (fin XVIIIe) à Davignac en Corrèze,est l'un des nombreux retables baroques de cette jolie région.

     

    Deux éléments sont au centre et attirent le regard du fidèle : la Crucifixion et, au-dessous, le tabernacle lieu de la présence réelle, qui, après le concile de Trente, devait être au centre et non pas sur un autel de côté. Sculpté sur la porte du tabernacle, le Bon Pasteur.

     

    Les deux grandes statues sont l'évêque Saturnin à gauche et Jean-Baptiste à droite. Les bas-reliefs autour du tabernacle figurent la Passion, et en bas autour de l'autel, les quatre évangélistes, l'Annonciation à gauche et l'Adoration des mages à droite.

     

    L'art baroque populaire est bien présent en France dans nos églises en plusieurs régions : Savoie et Haute-Savoie, Bretagne, Limousin, Auvergne, Pays-Basque, Pyrénées-Orientales, Pays Niçois...

     

    En Savoie, les églises ont été entièrement redécorées dans ce style après le concile de Trente, en Limousin ou en Bretagne ce sont seulement des retables sculptés en bois et polychromés de couleurs gaies.

     

    La Corrèze, au sud du Limousin, compte de très nombreuses petites églises romanes d'architecture simple mais illuminées par la présence de ces beaux retables, qui expriment le renouveau de la ferveur catholique au XVIIIe siècle. Ces retables, outre l'embellissement de l'église, et un beau cadre pour la liturgie, constituent une véritable pédagogie catéchistique qui eut, aujourd'hui encore, soutenir la prière.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    A droite du tabernacle, sur la base de la colonne, un soldat présente à Jésus, couronné d'épines, le sceptre de dérision en osier.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tout à gauche du tabernacle, le Christ est agenouillé à Gethsémani dans son agonie, et un ange Lui présente la Croix qu'il accepte librement.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Saint Jean Baptiste, à droite de la Crucifixion, est comme toujours représenté avec la Croix car il est le précurseur du Messie et de l'Agneau (le Christ)

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    Demain, lundi 2 octobre, c'est la fête des anges gardiens

     

    Nous les fêtons à cette date depuis 1670, quand Clément X a étendu cette fête à l'Eglise Universelle.

     

     

     

     

     

     

     

    Esprit pur créé par Dieu, qui nous est spécialement attaché pour veiller sur nous en permanence et nous protéger du mal.

     

    De nombreux saints ont été dans l'amitié des anges, ils témoignent des nombreuses situations où ils ont reçu leur aide.

     

    Benoît XVI

     

     

     

    Appelés d'abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils ont été mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d'une manière invisible mais très attentive.

     

    Martyrologe chrétien

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ange gardien de Pietro da Cortona (1656)

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ange gardien sur une carte de vœu de 1900

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Un adorable Putti doré

     

     

     

     

     

    Pauvres anges gardiens ! Je pense qu'ils auraient préféré rester à contempler Dieu, plutôt que de se farcir les hommes sur la terre !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     


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    « Je suis le Messie, moi qui te parle. »

     

    Jean 4, 26

     

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Le Christ et la Samaritaine.

     

    Ce chef-d'œuvre est du au pinceau du grand Philippe de Champaigne, né à Bruxelles, peintre de Louis XIII et de Richelieu, ami familier de l'abbaye cistercienne de Port-Royal des Champs, où sa fille était moniale.

     

     

     

     

     

    Au XVIIe siècle, Le Christ et la Samaritaine, une toile ronde de 1,14m de diamètre, se trouvait dans le chœur de l'église du monastère de Port-Royal de Paris au faubourg Saint-Jacques, avec la Cène et la Vierge au palmier d'après Raphaël, toutes les trois du même peintre, Philippe de Champaigne. Elle eut la chance de ne pas être détruite à la Révolution et fut envoyée au musée des Beaux-Arts de Caen.

     

    Champaigne a choisi de représenter la fin du dialogue, et non le début comme beaucoup d'autres artistes, où Jésus demande à boire à la femme.

     

    Ici, le Christ assis sur la margelle du puits, désigne clairement le ciel du doigt, et explique qu'il faut adorer Dieu en vérité, tandis que la Samaritaine, de la main droite posée sur son cœur, exprime sa surprise que Jésus connaisse tout de sa vie passée, et de la min gauche, désigne les réalités terrestres. Le violet pâle de la tunique du Christ symbolise sa double nature, divine et humaine.

     

    Champaigne peint avec le réalisme propre aux peintres flamands ennobli par le classicisme à la française inspiré de la Renaissance et l'Antiquité (la porte de ville monumentale au fond, les vêtements drapés, les visages et les gestes nobles). Il a travaillé pour tous les ordres religieux, des Jésuites au Carmel et aux Oratoriens ; c'est un peintre profondément catholique qui vécut en chrétien, faisant passer sa foi et sa famille avant sa carrière.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    La main droite du Christ, index pointé vers le ciel, s'inspire clairement de Platon montrant le ciel, sur la fresque de Raphaël « L'Ecole d'Athènes », qui se trouve au Vatican.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    La main gauche de la Samaritaine s'inspire, dans la même fresque, de la main d'Aristote tournée vers la terre. Ici, elle fait allusion à l'eau du puits.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Au fond dans le paysage, les disciples reviennent avec les provisions et vont être stupéfaits de trouver Jésus en conversation avec une femme inconnue.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    « Le Seigneur a donné l'ordre à ses anges de veiller sur chacun de tes pas. »

     

    Psaume 90

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Apparition de l'ange à sainte Ursule

     

    L'apparition de l'ange à sainte Ursule est le neuvième tableau d'une série de dix-neuf, au musée Wallraf-Richard de Cologne.

     

     

     

    Cet ensemble a été peint vers 1496, sur toile et non sur bois, ce qui est très rare au XVe siècle.

     

    Il est l'œuvre du Maître du cycle de sainte Ursule, ou Maître de la légende de sainte Ursule de Cologne, un peintre allemand ou néerlandais de la fin XVe siècle dont le nom est perdu.

     

    Il œuvrait à Cologne, où sont conservées les reliques de la sainte et de ses compagnes. Ces peintures étaient probablement destinées à l'église Sainte-Brigitte de Cologne.

     

    Passant une première fois à Cologne, Ursule a la vision d'un ange dans son sommeil, qui lui annonce qu'au retour de son pèlerinage, elle repassera par Cologne où elles seront toutes martyrisées.

     

    La chambre d'Ursule, dans un château, est complètement plongée dans la pénombre. Réveillée par la lumière qui émane de l'ange, Ursule se redresse dans son lit à baldaquin, et joint les mains. L'ange, en aube et chape liturgique, lui parle avec gravité. L'association des couleurs carmin ; noir et blanc, est superbe et rehausse l'impression de mystère.

     

    Ce maître a peint de nombreux retables et cycles de peintures sur la vie des saints pour les églises de Cologne.

     

    Au XVe siècle, les peintres flamands, allemands et italiens sont inspirés par l'histoire d'Ursule. Ce cycle est le plus complet de tous puisqu'il commence dès avant la naissance d'Ursule.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Très jeune, l'ange a un visage d'une extrême gravité, compte tenu des nouvelles qu'il apporte à Ursule. Ses ailes déployées sont magnifiques : blanc éclatant, noir , carmin et or.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ursule est représentée avec sa couronne même dans son lit, pour montrer qu'elle est princesse. C'est une toute jeune adolescente.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tout au fond, on aperçoit partiellement une scène dans une autre pièce : ce sont quelques-unes des onze mille compagnes d'Ursule.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle LEBLANC

     

     

     

     

     


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    « Au repas sacré de la Cène, il est bien vrai qu'il fut donné au groupe des douze frères. »

     

    Hymne « Lauda Sion Salvatorem »

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Dernière Cène

     

    C'est une œuvre baroque qui se caractérise par une composition unifiée, où le regard est conduit vers le point le plus important : ici, le Christ est plus lumineux que les autres personnages et placé au centre ; c'est Lui que l'œil regarde naturellement en premier. Comme toujours dans l'œuvre baroque depuis le XVIIe siècle, la mise en perspective est impressionnate avec l'architecture illusionniste en trompe-l'oeil - la fausse coupole du Cénacle. Elle s'ouvre sur le Ciel (le Paradis) ; cinq anges et six angelots survolent la scène et l'encensent. Ils font penser aux anges baroques des crèches bavaroises, un art très prisé dans la vallée du Danube. L'un d'eux porte une lunule d'ostensoir, mettant l'accent sur les messes et les adorations du Saint-Sacrement qui découlent de l'institution de l'Eucharistie. Détail typiquement baroque : la fumée de l'encens flotte hors des limites de la coupole peinte et semble descendre vers les fidèles, les invitant à adorer le corps et le sang du Christ.

     

     

     

    Les voûtes de la grandiose et lumineuse église abbatiale Saint-Ulrich de Neresheim en Wurtemberg, dans la vallée du Danube, sont couvertes de fresques colorées de style baroque tardif, contrastant avec la blancheur des murs et piliers. La Dernière Cène orne une des coupoles.

     

    Fondée en 1096, l'abbaye bénédictine de Neresheim a été reconstruite par Balthasar Neumann, de 1747 à 1792, l'un des meilleurs architectes baroques d'Allemagne du Sud. Les fresques sont de Martin Knoller, un Tyrolien qui les réalisa de 1770 à 1775. La vallée du Danube est particulièrement riche en très belles abbayes.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Jésus par son geste des deux bras, semble prononcer « Prenez et mangez en tous ». Saint Jean, penché sur le Christ, est très jeune, presque qu'un enfant.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Détail très baroque, des assistants extérieurs aux Douze sont assis sur la corniche. Ils représentent les païens à évangéliser et annoncent les chrétiens des siècles à venir.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La dimension liturgique est souligné par l'encensoir fumant de l'ange, comme s'il encensait toutes les consécrations et saluts du Saint-Sacrement au fil des siècles.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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