• Il faut étendre la joie...

     

     

     

     

    Le malade imaginaire : par Honoré Daumier

    (Image wilipédia)

     

    Il faut étendre la joie mais retrancher autant qu’on peut la tristesse.

    Je me défais tous les jours, par raison, de cette humeur puérile et inhumaine qui fait que nous désirons d’émouvoir par nos maux la compassion et le deuil en nos amis : nous faisons valoir nos inconvénients outre mesure pour attirer leurs larmes…

    J’en ai vu prendre la mouche de ce qu’on leur trouvait le visage frais et le pouls posé, contraindre leur ris parce qu’il trahissait leur guérison et haïr la santé de ce qu’elle n’était pas regrettable…

    Un sage malade n’entre pas en querelle avec la santé. Il lui plaît de la contempler en autrui forte et entière et en jouir au moins par compagnie. Pour se sentir fondre en contrebas, il ne rejette pas du tout les pensées de la vie ni ne fuit les entretiens communs.

    Il faut étendre la joie et retrancher autant qu’on peut la tristesse.

    MONTAIGNE

     

    C’est un très bon conseil, de Monsieur de Montaigne, qui se faisait paraît-il (réveiller la nuit pour goûter encore plus le plaisir de dormir ?)…

    Liviaaugustae


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