• L'homme qui voulut caresser le soleil...

     

     

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

     

    Dédale et Icare

     

    Leighton (1868)

     

     

     

    Dédale se réfugie dans une ville Attique, dont les habitants furent appelés Dédalis, d'après son nom puis à Cnosos, en Crète, où Le roi Minos fut heureux d'accueillir un artiste aussi habile.

     

    Il vécut là paisiblement un certain temps, entouré et considéré, jusqu'au jour où Minos apprit que Dédale avait aidé sa fille Pasiphaé à s'unir au taureau blanc de Poséidon quelle désirait.

     

    Il enferma donc Dédale et son fils Icare dans le labyrinthe mais Pasiphaé les libéra tous les deux.

     

    Il n'était pas facile de s'échapper de Crète, car Minos faisait garder tous ses navires par des soldats et avait offert une récompense à celui qui capturerait Dédale, la fuite par la mer était donc impossible. Il ne restait à Dédale qu'à inventer un moyen pour s'évader de l'île par les airs.

     

    Ce dernier fabriqua une paire d'ailes pour lui et une pour son fils Icare : les grandes plumes étaient cousues mais les petites tenaient avec de la cire. Pendant qu'il fixait les ailes d'Icare, il lui dit très ému : « Mon fils, prends garde, ne vole pas trop haut car le soleil ferait fondre la cire, ni trop bas, car les plumes seraient mouillées par les embruns de la mer .»

     

    Ils s'envolèrent et avaient laissé derrière eux Naxos, Délos et Paros et dépassaient Lébinthos et Calymnos, lorsque Icare, enfreignant les ordres de son père, s'éleva et monta vers le soleil, tout heureux de se sentir porté par ses grandes ailes..

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    La chute

     

    Carlos Saraceni

     

     

     

     

     

    Lorsque Dédale se retourna, il ne vit plus Icare, mais dans la mer au-dessous de lui, des plumes flottaient sur les vagues. La chaleur du soleil avait fait fondre la cire Icare était tombé dans la mer et s'était noyé ? Dédale tournoya dans les airs autour de l'endroit jusqu'à ce que le corps d'Icare fut remonté à la surface et le porta dans l'île voisine - appelée aujourd'hui « Icaria » - où il l'enterra.

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    L'enterrement

     

    Carlos Saraceni

     

     

     

    Dédale continuant de voler vers l'Ouest, s'arrêta à Cumes, près de Naples. Là, il dédia ses ailes à Apollon et lui construisit un toit d'or ? Enuiste il se rendit à Camicos en Sicile, et fut très bien reçu par le roi Cocalos. Il vécut là parmi les siciliens où il construisit beaucoup de beaux édifices.

     

    Mais Minos n'avait pas renoncé à retrouver Dédale, arriva à Camicos, il avait emporté une coquille d'escargot, et promettait une grosse récompense à celui qui saurait faire passer un fil dans les spirales , sachant fort bien que seul Dédale y arriverait. Il proposa au roi Cocalos, la coquille, celui-ci était fort intéressé par la conséquente récompense promise et demanda à Dédale de l'aider ?

     

    Bien entendu ce dernier trouva comment passer le fil dans les spirales de la coquille, il fit un trou au sommet de celle-ci, attacha un fil très léger à une grosse fourmi, qu'il attira dans les spirales en enduisant les bords de miel, et tira le fil de l'autre côté.
    Cocalos rapporta à Minos la coquille enfilée et réclama sa récompense. Minos étant certain qu'il avait retrouve Dédale, exigea qu'on le lui livra. Mais Cocalos ne voulait pas enfreindre les lois de l'hospitalité et trahir Dédale, d'autant que ses filles ne voulaient pas non plus perdre Dédale qui leur avait confectionné de si beaux jouets, et avec son aide tramèrent un complot contre Minos.

     

    Dédale fit passer u tuyau dans dans le plafond de la salle de bain dans laquelle Minos se prélassait dans sa baignoire et ébouillanta ce dernier. Cocalos qui ne voulait pas être impliqué dans ce meurtre, renvoya le corps aux crétois en racontant que Minos s'était pris les pieds dans un tapis et qu'il était tombé dans une cuve d'eau Bouillante. Les gens de Minos l'enterrèrent en grande pompe.

     

    Quand à Dédale, il quitta la Sicile, pour retrouver Ioalos, neveu et conducteur du char d'Héraclès de Tirynthe.

     

    Beaucoup de ses édifices ont parai-il subsisté jusqu'à nos jours en Sardaigne, ils sont appelés : Les Dédalis.

     

     

     

    Beaucoup de peintres se sont penchés sur l'exploit de Dédale et de son fils Icare, Philippe Desportes poète baroque s'y est lui aussi intéressé, et nous offre un poème admiratif sur l'exploit d'Icare.

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    La chute d'Icare

     

    Herbert Jammes Drapper

     



     



     

    Icare est chu ici

     

    Icare est chu ici, le jeune audacieux,
    Qui pour voler au Ciel eut assez de courage :
    Ici tomba son corps dégarni de plumage,
    Laissant tous braves cœurs de sa chute envieux.

    Ô bienheureux travail d'un esprit glorieux,
    Qui tire un si grand gain d'un si petit dommage !
    Ô bienheureux malheur, plein de tant d'avantage
    Qu'il rende le vaincu des ans victorieux !

    Un chemin si nouveau n'étonna sa jeunesse,
    Le pouvoir lui faillit, mais non la hardiesse ;
    Il eut, pour le brûler, des astres le plus beau.

    Il mourut poursuivant une haute aventure,
    Le ciel fut son désir, la mer sa sépulture :
    Est-il plus beau dessein, ou plus riche tombeau ?

     

    Philippe Desportes

     



     

    Et les hommes finirent par voler sans plume et...beaucoup plus haut que Dédale ne pouvait l'espéré !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 9 Février à 03:44
    Cigalette 106

    Je te souhaite une bonne journée

      • Vendredi 9 Février à 12:53

        Merci Cigalette et belle journée à toi aussi

    2
    moqueplet
    Vendredi 9 Février à 06:33

    encore un peintre qui me m'est  inconnu.....j'aime bien le titre, car moi aussi j'aimerai bien ces jours le caresser le soleil....passe un doux vendredi

      • Vendredi 9 Février à 12:54

        Bonjour Monique,

        Je l'ai découvert avec Dédale et Icare, j'aime beaucoup ses tableaux sur la mythologie.

        Belle journée

    3
    Vendredi 9 Février à 08:36

    Merci de nous rappeler cette belle légende si bien illustrée. J'aime beaucoup le sonnet final.

    Amitiés

      • Vendredi 9 Février à 12:55

        Bonjour Alain,

        J'aime beaucoup les légendes mythologiques, il y a dedans un tel imaginaire, qu'on est conquis, et ce sonnet baroque ne l'est pas moins.

        Amitiés

    4
    Vendredi 9 Février à 08:49

    J'adore les récit de la mythologie et ce matin, chez toi Livia, je me suis régalée. Les tableaux qui illustrent ce récit sont magnifiques.

    J'ai écris un poème en référence à ICARE et je te le confie ci-dessous....Bises et bon vendredi

     Tout comme Icare

    Je possède des ailes, des plumes sur le dos
    Et je rêve d’atteindre des sommets
    Ambitieuse et fière je veux voler
    Je souhaite arriver Là-haut

    Alors j'entreprends de quitter la terre
    A l'aide de mon aile, je prends mon envol
    Portée par Éole, je me meus dans l’air
    Je ne touche plus sol, j'effleure Heol*

    Tout comme Jonathan le Goéland
    Je virevolte au travers les nuages
    Et, j'ai un désir qui demande du cran
    Je tente d’atteindre le nirvana avec courage

    Je suis si présomptueuse, morbleu !
    Je me dis que cette boule de feu
    Se trouve tout juste à ma portée
    Une belle façon de défier la gravité

    Je m'en approche avec agilité
    Fais mine d'ignorer multiples brûlures
    Et plus je m'élève haut dans l'azur
    Plus j’accède à la voûte étoilée

    Et je réalise quel âne j'ai été …
    Et une à une, mes plumes retombe …
    Tout juste le temps de souffler,
    Des célestes nuées à ma tombe.

    *Heol (soleil en breton)

    ZAZA Octobre 2012

      • Vendredi 9 Février à 12:52

        Superbe Zaza, ton escalade vers le soleil, c'est l'Icare bretonne en personne! Félicitations j'aime beaucoup.

        Bises et belle journée avec un des rayons d'Héol çà serait bien!

         

    5
    Vendredi 9 Février à 09:42

    Aussi loin que je m'en souvienne, l'histoire d'Icare m'a toujours fascinée.

    Merci pour tous ces tableaux, explications et poème. Bravo aussi à Zaza pour son magnifique poème.

    Bisous bisous et bonne journée - ici de plus en plus froid - 10° ce matin à 6 h d'après le voisin.

      • Vendredi 9 Février à 13:00

        Bonjour lili,

        J'adore les légendes des dieux de la mythologie greco/romaine, l'imagination de nos ancêtres antiques étaient débordante... Pauvre Icare, il aurait été heureux aujourd'hui il aurait eu son jet et serait encore envie!

        Ici aujourd'hui, ...froid encore mais soleil, ce temps est vraiment désagréable, on ne sait sur quel pied danser, un jour neige, un jour pluie le lendemain soleil, mais demain pluie! et zut!

        Bisous bisous

    6
    Vendredi 9 Février à 13:21

    Bonjour Chantal. J'avais oublié ce mythe et j'ai lu avec plaisir ton article. Les tableaux sont superbes. Bonne journée et bisous

      • Vendredi 9 Février à 14:13

        Bonjour Brigitte,

        Et en plus c'est un très joli mythe!

        Bisous et belle après midi

    7
    gazou
    Vendredi 9 Février à 18:33

    Faisons comme Icare, rêvons que nous allons toucher le soleil et le mauvais temps et le froid nous paraîtont plus supportables...mais quand même vivement le printemps

      • Vendredi 9 Février à 23:30

        Bonsoir gazou,

        En effet, il est temps que le soleil se montre, le vent, la pluie et maintenant la nige cela fait beaucoup... vivement le printemps!

         

    8
    Vendredi 9 Février à 21:14

    Caresser le soleil, drôle d'idée, c'est mieux de décrocher la lune. Enfin bon, je me suis régalé à te lire.

      • Vendredi 9 Février à 23:31

        Bonsoir Christian,

        En général on se laisse plutôt caresser par le soleil, mai Icare voulut aller le regarder sous le nez, cela lui a coûté la vie !

    9
    Samedi 10 Février à 08:21

    L'histoire d'Icare m'a toujours fascinée car j'avais toujours eu le désir de voler, à tel point que j'ai réalisé ce désir en

    rêve pendant pas mal de temps! Les représentations me sont familières et j'ai souvent fantasmé sur elles, notamment

    la première!! ( j'étais adolescente et Icare était particulièrement beau!)

    On peut tout dire sur le désir de l'homme de voler, ce qui, après tant d'années, s'est réalisé pour quelques audacieux!

    Beau reportage ma Livia!

    Bises

    Gigi

      • Samedi 10 Février à 15:09

        Coucou Gigi,

        Comme toi, je me surprenais à vouloir être un oiseau, car j'avais envie de voler, mais tous les enfants ne font-ils pas ce rêve ? Une de mes cousines en rêvait elle aussi et nous écrivions des poésies là-dessus, c'était un temps merveilleux que ce temps de l'enfance où l'on pouvait 'à cette époque' rêver !

        L'histoire d'Icare nous  fascinait aussi à cette époque!

        Bises

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