• La Toussaint...

     

     

     

     

    1er novembre 2016, fête de la Toussaint

     

    La Toussaint revient avec son cortège de Saints connus, honorés dans le calendrier, mais également les humbles saints du quotidien.

     

     

     

    Avec Haendel, chantons Alléluia, clic sur le lien ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=C3TUWU_yg4s

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette fête remonte au VIIe siècle. Le pape Boniface ayant transformé le Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, il le dédie en l’a 610 à la Vierge Marie et à tous les saints. La fête de tous les saints fut fixée le 1er novembre au IXe siècle.

     

    « Si un certain nombre de saint ont été officiellement reconnus, à l'issue d'une procédure dite de «canonisation », et nous sont donnés en modèle, nous savons qu'il y en a beaucoup d'autres, c'est bien pourquoi les chrétiens célèbrent aujourd'hui, tous les saints connus et inconnus . »

     

    (Portail de l'Eglise catholique)

     

     

     

    Après les références de l'Eglise catholique sur la fête de la Toussaint, je vous livre ci-dessous sur le même sujet, le texte plein d'humour, d'une journaliste que j'apprécie beaucoup :

     

     

    La Toussaint...

    Vitraux de la cathédrale de Quimper

     

    (Photo prise en août 2009, durant les vacances)

     

     

     

    Devant le monument aux morts, sous la pluie de la mi-novembre, on lit, en nos villages, l'effarante liste de nos ancêtres morts pendant la Grande Guerre :

     

    • Ernest Petit, mort pour le France (roulement de tambour)

    • Jules Picou , mort pour la France (roulement de tambour)

      Et la liste est longue... longue !

     

    La litanie des morts terminée, on se réchauffe dans la salle communale en trinquant solennellement à la mémoire de ces héros qui ont donné leur vie pour notre patrie.

     

    Nous sommes reconnaissants et fiers de nos aïeux, mais aussi remplis d'une obscure tristesse : Que de souffrances, que de vie fauchées, de famille anéanties, de villages décimés...

     

    Que de souffrances, également, dans l'église... Elle est longue aussi la liste des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour l'amour du Christ. Pourtant, lorsque nous les invoquons, nous ne ressentons ni cette sourde tristesse, ni ce sentiment de gâchis qui nous traverse devant le monument aux morts. C'est que nous n'évoquons pas des morts dont le nom est gravé dans la pierre : nous invoquons des vivant dont le nom est gravés aux cieux. Et cela nous remplit de joie !

     

    La Toussaint n'est pas une solennelle cérémonie du souvenir, mais une joyeuse fête de famille qui réunit, « en une seule foi », une seule prière, les vivants de l'Eglise visible – c'est-à-dire nous – à ceux de l'Eglise invisible. Cela fait du monde, et même « du beau monde » car, en plus de la foule bancale de pêcheurs que nous formons ici-bas, le peuple de Dieu comprend la multitude de ceux qui ont choisi de servir Dieu éternellement. Une fabuleuse circulation de foi, d'espérance et de charité nous unit donc aux anges, aux grands saint canonisés, mais aussi aux fidèles défunts qui nous ont quittés pour la joie éternelle : il y a les héros de guerre et de simples soldats, des saints de l'ordinaire, des gens qui, même s'ils sont morts dans leur lit, ont voué leur vie au service de leurs frères dans la plus grande discrétion.

     

    Nos aïeux morts pour la France ont donné leur vie pour une noble cause. La plupart n'ont pas été des héros mais de simples soldats qui n'ayant pas le choix, ont courageusement fait leur devoir. Ceux qui, sans gloriole, on fait leur devoir avec joie et simplicité, qui ont mis l'amour là où ils sont passés, qui ont vécu avec et pour le Christ.

     

    La sainteté ne se mesure pas au pied à coulisse. Elle est souvent secrète, car elle ne dépend pas tant de la perfection ou de l'héroïcité des œuvres que la grandeur d'âme avec laquelle chacun les accomplit. Le seul critère de la sainteté, c'est l'union avec le Christ. Une simple épingle ramassée avec amour vaut bien des actes de bravoures !

     

    L'héroïcité du fantassin de la sainteté, c'est la patience, la persévérance dans l'amour, l'ouverture à la grâce dans l'obscurité du quotidien.

     

    Il y a, à l'origine de toute sainteté, une décision intérieure. Nous ne serons pas saints « à l'insu de notre plein gré », mais parce que nous le voulons, parce que nous décidons de vivre en Dieu, de lâcher notre propre volonté pour nous abandonner à la sienne.

     

    C'est dur d'être saint, c'est dur de mourir à nous même pour laisser agir Dieu...

     

    Nous ne sommes pas de grands héros ?

     

    Soyons de petits saints !

     

    Juliette Levivier

     

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 1er Novembre 2016 à 07:09

    à chacun sa façon de penser, pour ma part j'aime ces décos, il ne faut pas trop se prendre au sérieux, la vie sur terre n'est qu'un passage....essayons de le passer du mieux que l'on peut et évitons de se prendre la tête...douce journée à toi

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 10:50

        Bonjour moqueplet,

        En effet, tu as raison "chacun ses goûts", et mois je serai plus portée sur les beaux anges, que sur les sorciers et les squelettes..., et ce passage qui est parfois si dur, nous allons essayer de le passer du mieux possible, et sans se prendre ni la tête...ni les pieds!

        Douce journée à toi aussi

    2
    Mardi 1er Novembre 2016 à 07:18

    Très bel article, Livia que je partage absolument en tant que chrétienne! Toi et moi et tant d'autres sommes des saints aux yeux de Dieu! Merveille!

    Quant aux mors de la grande guerre ce fut une boucherie, horrible, dont quelques fils en ont montré les morts si nombreux!

    Bonne journée, Livia

    Bises

    Gigi

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 10:53

        Bonjour Gigi,

        En effet, si nous ne faisons pas le mal Dieu nous accueille et c'est une merveille, comme tu le dis si bien.

        Je suis très heureuse que cet article plaise, c'est une journaliste (il y en a quelques un heureusement) qui est très bien et que j'apprécie beaucoup, ses textes sont toujours pleins d'humour et de poèsie.

        Bises et belle journée à toi aussi

    3
    Mardi 1er Novembre 2016 à 09:08

    Bonjour Chantal. Comme le dit Juliette Levivier "la sainteté ne se mesure pas au pied à coulisse". Il y a les Saints canonisés par l'Eglise et puis il y a de belles personnes qui passent leur vie à répandre le bien autour d'eux, sans être connus ou reconnus. Bonne journée et bisous

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 10:56

        Bonjour Brigitte,

        Il y en a plein autour de nous qui ne font pas de bruit, et les autres que j'appelle "les grands saints", qui on été martyrisés ou qui ont donné leur vie aux autres et aux pauvres, comme mère Thérésa, récemment canonisée.

        Il faut sans doute aussi de tout pour faire des saints!

        Bisous et belle journée à toi aussi

    4
    Mardi 1er Novembre 2016 à 09:31

    J'aime beaucoup la chute de ce texte de Juliette Levivier.

    Un beau partage, merci

    Bonne journée à tous les Saints et aux autres aussi.

    Bisous bisous

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 10:58

        Bonjour lili,

        J'aime beaucoup cette chute, alors soyons de petits saints, comme proposé par Mme Levivier.

        Bisous bisous et bonne journée à tous les saints...

    5
    Mardi 1er Novembre 2016 à 19:37

    C'est bien pour la date.

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 19:41

        Bonsoir et merci Christian

    6
    Mardi 1er Novembre 2016 à 21:33
    erato:

    Un très bel article bien documenté.

    C'est dommage de confondre le 1° et le 2 .A la Toussaint nous prions tous les Saints au paradis pour nous aider et les louer .Tandis que le 2 , le jour des défunts , nous prions pour que les défunts trouvent la paix éternelle .

    Douce soirée, bises Livia

      • Mardi 1er Novembre 2016 à 22:48

        Bonsoir erato,

        En effet, la Toussaint est souvent étroitement mêlée au jour des morts qui se trouve être le 2, mais je pense que c'est tout simplement que la Toussaint est un jour férié et permet donc de se rendre sur les tombes avec son pot de chrysanthème alors que le 2 tout le monde travaille!

        Demain, nous prierons pour nos défunts.

        Bises et belle soirée à toi aussi

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