• La vie des autres...

     

    Philosophie du Viagra…

     

    Parmi toutes les gloses qu’on a faites à propos du Viagra, personne n’a souligné que les messieurs qui utilisent cette pilule le font principalement par altruisme. En effet ce n’est pas pour leur propre agrément qu’ils se surmènent de la sorte, mais pour celui de leur épouse ou de leur maîtresse. Quand à eux, ils sont faits comme tous les hommes : leurs besoins n’excèdent pas les limites de leur vigueur. Le malheureux stakhanoviste songera bientôt avec nostalgie qu’il serait plus heureux dans son fauteuil en lisant son journal et en fumant un bon cigare.

    Dès qu’on tâche de se rajeunir d’une façon ou d’une autre, on est en représentation. Ce n’est pas pour s’épater soi-même qu’on porte une perruque ou qu’on se fait greffer des cheveux sur le crâne, mais pour montrer glorieusement à autrui que le temps n’a pas de prise sur nous. De même est-ce pour leur plaisir que les adeptes de la musculation cultivent leurs biceps et leurs pectoraux, leurs dorsaux, leurs abdominaux jusqu’à avoir l’air de planches anatomiques ? C’est plutôt pour se faire admirer sur les plages et dans les piscines, pour écraser de leur impeccable plastique les bedonnants et les malingres.

    Même chose avec le Viagra. Nous qui aimons tant les statistiques et les sondages, nous devrions demander (sous le sceau du secret) aux messieurs qui s’en empiffrent s’ils éprouvent réellement le besoin de se dépenser plus que la nature ne leur permet. Je suppose que la plupart diraient non. A la vérité la fornication a finit partie des obligations sociales et du « standing ». Il ne s’agit pas d’éprouver de l’amour mais de le « faire », tout comme on « faisait » naguère l’Espagne, l’Italie, les îles grecques et les châteaux de la Loire. Après quoi on rapporte des diapositives que l’on montre aux amis que cela fait bâiller car rien n’est ennuyeux comme les polissonneries et les voyages.

    J’entends bien qu’il y a dans les  aphrodisiaques quelque chose qui ressemble de loin à l’élixir d’immortalité. D’où leur fascination sur les gens dont les forces déclinent ? Mais l’immortalité n’existe pas pour les hommes sauf, évidemment pour les académiciens, que cela n’empêche pas d’avoir des cheveux blancs (quand il leur en reste), de clopiner et de porter des lunettes.

    Jean DUTOUR

    Extrait de : Le siècle des lumières éteintes.

    Les photos et les récits de voyages des autres m’ont toujours ennuyé à mourir… Il fallait faire semblant de s’extasier sur tel ou tel chose… J’attendais avec impatience, le moment où l’on rallumerait les lumières et où l’on nous servirait les canapés, les petits fours, souvent accompagné de champagne !

    Rien que pour la deuxième partie, de ces mortelles soirées, je me suis obligée à   visionner, (en cachant mes bâillements) des châteaux, des plages lointaines, les îles machins etc…

    Quand aux polissonneries, parfois je n’y comprenais rien, il fallait que mon époux me les explique…

    Liviaaugustae


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