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    Le principe d'Archimède :

     

     

     

    « Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé. »

     

     

     

     

     

    Ci-dessous de beau corps plongés dans un non moins beau fluide...

     

     

     

    Une coutume favorite (1909)

     

    Laurence Alma Tadema

     

     

     

     

     

     

     

    Eurêka !

     

    « J'ai trouve ! Est un exclamation marquant le moment d'une découverte ou d'une idée de génie. »

     

     

     

    Le mot « eurêka » a pénétré la langue français à travers une longue histoire qui est raconté à propos du philosophe et mathématicien Archimède.

     

    Et selon cette histoire, Archimède cherchait un moyen de mesurer le volume d'objets irrégulier parce que le roi Hieron de Syracuse suspectait son forgeron de rajouter secrètement, du métal ordinaire à sa nouvelle couronne en or.

     

    L'idée frappa Archimède lorsqu'il remarqua que le niveau de l'eau de son bain montait quand il y pénétrait,et descendait quand il en sortait. Le volume d'eau déplacé correspondait exactement au volume de quiconque, ou de quoi que ce soit, entrait dans le bain.

     

    Quand Archimède eut cette révélation , il s'exclama « heureka ! » (ce qui veut dire en grec ancien : « J'ai trouvé ! », il sauta hors de son bain et courut, nu et trempé, à travers les rues de la ville.

     

    En mettant la couronne suspecte dans un seau d'eau, il pouvait obtenir une mesure exacte de son volume, et ainsi du poids qu'elle devait faire si elle était en or massif.

     

    Depuis lors, les savants et les mathématiciens qui font des découvertes suivant l'exemple d'Archimède s'écrient : « Eurêka !» , mais ils ne courent heureusement pas nus dans les rues des villes !

     


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    Jouer de la lyre pendant que Rome brûle

     

    Se laisser aller et négliger ses responsabilités...

     

     

     

     

     

    Être empereur de Rome n'était pas une tâche facile. Il fallait faire face aux menaces constantes :

     

    • mutineries des légions

    • invasions barbares

    • assassins embusqués

     

     

     

    Il n'est pas surprenant, de ce fait, que certains empereurs aient laissé la pression leur monter à la tête.

     

    - Domitien, fit construire son palais avec des pierres de lune réfléchissantes afin de pouvoir guetter les mouvements des gens dans son dos ;

     

    - Caligula, accorda le rang de sénateur à son cheval favori ;

     

    - Tibère, qui est censé avoir tué un homme en le faisant frotter à mort avec un poison.

     

    Le plus célèbre des mauvais empereurs reste Néron, dont l'habitude d'utiliser les chrétiens enflammés pour éclairer son jardin en fit l'un des premiers prétendants au titre d'antéchrist.

     

     

     

    Le goût des mots...

    Les torches de Néron (1876)

     

    Henryk Siemiradzki

     

     

     

    Comme Hitler, Néron croyait avoir un talent artistique et aimait soumettre ses courtisans à des récitations interminables de mauvaises poésies qu'il avait écrites et qu'il accompagnait à la lyre.

     

    Un jour, on rapporta à l'empereur que l'aristocrate Pétrone avait récité certains de ses vers décrivant un orage pendant qu'il était dans les toilettes publiques. Pétrone reçut aussitôt une lettre de l'empereur l'invitant à se suicider.

     

    Mais la catastrophe la plus sérieuse du règne de Néron fut le grand incendie de Rome en 64 après J.C., pour lequel il fut unanimement, bien qu'injustement, blâmé.

     

     

     

    Le goût des mots...

     

    L'incendie de Rome

     

    (reconstitué dans le film : Quo vadis)

     

     

     

     

     

    Suétone écrivit que : Néron avait déclenché lui-même le feu, pour obéir à une pulsion démente, et qu'il avait assisté à sa progression depuis une tour sur l'Esquilin en chantant et en jouant de la lyre – d'où l'expression moderne : « jouer de la lyre pendant que Rome brûle ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Néron, faisait attacher des chrétiens à des piques, les faisait entourer d'étoupe et on y mettait le feu, pour éclairer ses réceptions, on appela ces épisodes les « torches de Néron ».

     

    Mais on on sait aujourd'hui que Néron n 'a pas ordonné d'allumé le feu à Rome, mais que du haut d'une tour de l'Esquilin, il chanta des poèmes écrits par lui en s'accompagnant de sa lyre. Et après l'incendie, il fit reconstruire la ville magnifiquement.

     

    Et le temps passa...mais l'homme ne changea pas !

     

    Car ne voyons-nous pas aujourd'hui nos politiques : « jouer de la lyre pendant que la France brûle » ?

     

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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    Avoir un nez de Cléopâtre

     

     

     

    « Un petit détail qui a un énorme effet sur les événements à venir »

     

     

     

    Une histoire de nez...

    Buste de Cléopâtre VII , provenant de la Via Appia

     

    40-30 avant J.C.

     

     

     

     

     

     

     

    Cléopâtre était une reine greco/égyptienne, et la dernière personne a régner comme pharaon, avant que l'Egypte ne devienne une province romaine en 30 avant J.C. Quand Cléopâtre accéda au trône, la puissance de l'Egypte était sur le déclin, et les frontières de l'Empire romain s'étendaient, se rapprochant chaque année.

     

    Lorsque Jules César arriva en Egypte en 48 avant J.C., la jeune Cléopâtre ne s'épargna aucun effort pour se rapprocher du puissant général. Le biographe Plutarque raconte comment la reine s'est laissé enrouler dans un tapis qui fut ensuite livré à César comme présent. Rapidement, les deux chefs étaient devenus amants, et Cléopâtre se voyait déjà régner sur le monde romain.

     

    L'assassina de Jules César, quatre ans plus tard, mis fin à ses rêves, mais loin d'être découragée, Cléopâtre séduisit le meilleur ami de Jules César, Marc Antoine.

     

    Cette fois, elle avait choisi le mauvais cheval.

     

    Antoine et Cléopâtre menèrent une flotte commune contre Octave qui deviendra l'empereur Auguste, à la bataille d'Actium, où ils furent battus.Il est dit que la reine défaite s'ôta la vie en s'exposant à la morsure d'un aspic.

     

    En séduisant Antoine et l'encourageant à affronter Octave, Cléopâtre a eu un impact énorme sur l'histoire du monde occidental.

     

    Cela mena le philosophe Blaise Pascal à remarquer que : « Si seulement Cléopâtre avait eu un nez plus court, la face du monde en aurait été changé. »

     

     


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    Il pleut ! Il pleut, depuis des jours déjà, aujourd'hui une pluie d'orage en grosses gouttes pleurent sur les vitres, sous un ciel uniformément gris.

     

    L'orage était en juin pour Christian Bobin, c'est en mai pour nous.

     

    Je fait ce qu'il conseille, je prends un livre, mais pas au hasard, je choisi ma lecture, je n'aime pas les aléas du hasard...

     

    Je vous offre ci-dessous le hasard de Christian Bobin, un jour d'orage en juin...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Un jour d'orage...v

    Pluie d'orage...

     

     

     

     

     

    Une de ces journées de juin, fantasque : le bleu du ciel vire au noir, l'air tremble d'un orage à venir. Vous allez chercher la fraîcheur dans un livre. Le premier venu fait l'affaire : un recueil des pièces de Racine. De cet écrivain vous ne savez rien, que des leçons d'enfance. Les étangs d'un sommeil, les serpents d'une phrase. Les chemins lumineux d'un amour. Son silence, surtout. Cet arrêt soudain de l'écriture, au sommet d'une gloire. Ce renoncement soudain aux faveurs, ce superbe retrait dans on ne sait quoi, pour on ne sait qui. Ce silence qui n'a plus besoin de mots pour se dire : l'adieu au monde obscur, aux hommes déserts. Vous ouvrez au hasard. Vous prenez la lumière dans son midi, la lecture dans son profond, dans sa flamme la plus noire, dans sa fleur la plus coupante : Iphigénie. L'histoire est faite de replis, de détours et de beaucoup d'hésitations. L'histoire est comme une étoffe pliée en huit. En avançant dans la lecture vous la dépliez, toujours plus grande, toujours plus lumineuse sous vos yeux. […]

     

     

     

    Extrait de : Une petite robe de fête

     

     

     

    Christian Bobin

     

     


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    Depuis l'été dernier, il y a une controverse sur une certaine mode, et de nombreuses personnalités ont conseillé la de boycoter...

     

    Pourquoi ?

     

    Les « créateurs » de la haute couture, veulent nous « voiler » et nous envelopper de la tête aux pieds !

     

    On peut comprendre la réaction des femmes occidentales, qui s'habillent de nos jours d'un rien ou d'un mouchoir de poche !

     

    Cependant, je ne suis pas non plus adepte du déshabillage (comme on peut le voir sur les marches de Cannes), mais entre les sacs informes, et le à peu près nu, il y a une juste mesure.

     

    Une journaliste que j'apprécie, a fait un beau papier sur le sujet, que je vous livre ci-dessous.

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    Il faut donc choisir entre ceci...

     

     

    Ala mode de chez nous...

    Allégorie de l'Aube

     

    William Bouguereau

     

     

     

     

     

     

     

    Et cela...

     

     

     

    Ala mode de chez nous...

    Boreas (1903)

     

    John William Waterhouse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'est à n'y plus rien comprendre. Jusqu'à maintenant, le rôle de la haute couture semblait assez simple. Nous présenter, par magazines féminins interposés, des mannequins faméliques arborant des tenues incroyables que personne ne peut porter : les jeunes parce qu'elles n'ont pas les moyens, et les autres parce qu'elles auraient l'air de quoi, et que de toutes façons aucune ne rentre dedans. Pas si grave : cela faisait rêver, et c'est pour cela que l'on aimait.

     

    Patatras ! Le monde de la mode serait-il en train de changer et se mêlerait-il de morale ?

     

    Et la mode « pudique » arrive sur les podiums. Celle qui planque les bras et les jambes et tout le reste...

     

    Evidemment, la morale n'a rien à voir avec cette laborieuse créativité de commande, les nouveaux créateurs ayant les yeux plus près de leur portefeuille que du Coran ou de l'écriture sainte.

     

    La pudeur ne leur est pas tombé dessus comme l'eau pur sur la blanche colombe. Ce qui compte, c'est de ne pas rater l'argent du pétrole du Golfe.

     

    Il n'y a pas que la haute couture : les sites vendant la « modest mode » pullulent sur internet, et se revendique musulmans, juifs ou chrétiens. Cela change de toutes ces photos où l'on voit vraiment bien le mannequin, mais où l'on se demande, : » Mais où est donc passé la chemise ? » Mais reconnaissons que l'uniformité des formes et des modèles respirent un peu l'ennui, la petite jeune étant quasi vouée à être habillée comme sa grand-mère, longueur réglementaire oblige.

     

    Fabriquer une « mode pudique », c'est oublier que les règles de la pudeur ne sont pas écrites sur le centimètre de la couturière, ou sur la ligne fatidique séparant le dessus du genou du dessous du genou. Faute de quoi la robe couvrante, mais « bling bling » à souhait, manquera singulièrement à la pudeur, celle qui veut que l'on prenne en compte le regard des autres.

     

    Car la pudeur ne consiste pas à déterminé plus ou moins arbitrairement ce qu'il convient de cacher ou non, mais en avoir une conscience aiguë de ce qui, en nous, relève de l'intime.

     

    Regarder, c'est toujours entrer et possiblement juger. Se soumettre au regard, c'est se soumettre au jugement de valeur. Ne pas montrer, quitte à enfreindre la mode, c'est alors manifester le prix que l'on accorde à ce que l'on garde pour soi. La pudeur suppose donc une éducation de regard : le nôtre, et celui de l'autre. Est-il besoin d'une mode pudique ? Non, car la pudeur n'habite pas dans la longueur d'un col ou d'une manche. Elle habite le cœur et guide alors les choix de façon décente, libre et sûre.[...]

     

     

     

    Jeanne Larghero

     

     

     


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