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    « La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps. »

     

     

     

    Joseph Addison

     

     

    Le livre un ami qui nous veut du bien...

     

     

    Jennifer a juré à sa mère sur son lit de mort : jamais elle n'abandonnera Père et s'occupera toujours de lui.Pendant douze ans elle tient bon. Elle a trente-trois ans et ce long face à face pèse aux deux, Père décide à soixante cinq ans de se remarier avec une toute jeune femme. Jennifer va en profiter pour s'en aller et vivre sa vie de son côté... oui mais !

     

    C'est une chronique ironique et triste de la chute d'un tyran !

     

     

     

    Extraits :

     

    « Jen ne put en croire ses yeux quand, pour la première fois, elle aperçut le cottage des Roses ; et vraiment, au regard de quiconque aurait passé devant sans entrer, il serait apparut plein d'attraits. D'abord on le voyait à peine sous les roses, d'où son nom. Puis, il avait un toit de chaume et des fenêtres treillissées, un petit jardin avec un sentier dallé qui allait jusqu'au portail, et un verger qui montait le long du versant de la dune de Barton : il était vraiment comme les charmants cottages que peignaient les artistes

     

    Serrer dans un vallon, le jardin se terminait du côté du cimetière qui, en ce jour chaud, suggérait des impressions de fraîcheur délicieuse. Un immense if croissait près du mur bas de séparation... »

     

     

     

    « Elle demeura là, une minute, la main au-dessus des yeux, à regarder l'enfant qui ouvrait le portail et qui une fois de l'autre côté, se dressait sur la pointe des pieds et passait avec une conscience minutieuse la main par -dessus la grille pour refermer la serrure avec soin. « Les enfants ! Que c'est charmant, pensait Jen. Quels êtres précieux et exquis. Et ils durent. Ils ne sont pas comme les roses, qu'on ne voit que l'été ; ils n'ornent pas seulement le printemps comme les jacinthes... Les bulbes, c'est très jolis, mais les enfants... »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un mot sur l'auteur

     

     

    Le livre un ami qui nous veut du bien...

    Elysabeth Von Arnim (son nom de naissance est Mary Beauchamp) est un écrivain anglais née en Australie dans une famille d'origine anglaise.

     

     

     

    Lors d'un « Grand Tour » en Europe avec son père, elle rencontre le comte Von Arnim, aristocrate allemand nettement plus âgé. Sur un coup de tête déguisé en coup de foudre, elle l'épouse. August Von Arnim, lui fait 5 enfants, mais se révèle d'un caractère épouvantable : elle l'appellera « l'homme de colère ».

     

    La tentative d'écrasement d'une jeune femme par un homme mûr à la fois puissant et faible, sera le thème de plusieurs de ses œuvres .

     

    Nous pouvons remercier le comte Von Arnim d'avoir été un si mauvais mari, il a inspirer à son épouse un personnage d'homme oppressif, il rendra sa femme très malheureuse, il fait des dettes, et se retrouve en prison pour fraude...

     

     

     

     

     

    Je me suis attaché au personnage de cette jeune femme qui commence sa vraie vie  en dehors de la maison paternelle, heureuse de pouvoir fuir ce père dur et égoïste.

     

    Il y a de belles envolées lyriques sur les jardins, les petits oiseaux, la campagne anglaise et il y a le style impeccable d'Elysabeth Von Arnin .

     

    Le personnage de Père est impressionnant, et attire aussitôt l'antipathie du lecteur, Jennifer va connaître un bonheur très court car abandonné par son épouse, (on la comprend) Père revient la chercher !

     

    Mais le roman d'Elysabetn Von Arnim que j'ai préféré est : « Avril enchanté », les anglais en ont tiré un film splendide que je ne me lasse pas de regarder, car il est « enchanteur » !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Avoir des sandales ailées...

     

    (voyager à grande vitesse)

     

     

    Le goût des mots...

    Hermès

     

    Tableau de Rubens

     

     

     

     

     

     

     

    Les sandales ailées étaient le symbole et l'attribut d'Hermès, le messager des dieux de l'Olympe, patron des commerçants et des voyageurs. Il était connu pour sa roublardise et, par dessus tout pour son incroyable vitesse, un don qui lui était assuré grâce aux petites ailes attachées à ses sandales. IL avait une autre paire d'ailes accrochées à son chapeau, ce qui lui permettait d'aller encore plus vite.

     

     

     

     


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    « Le monde d'hier ».

     

    Un beau livre qui prête à réfléchir, ô combien !

     

    Stefan Zweig nous raconte la vie, avant et durant la « Grande Guerre » et ces conséquences dévastatrices, alors que l'Europe s'en remet doucement, la 2em guerre mondiale arrive et le nazisme manque de détruire l'Europe.

     

    Il rédigea ce livre en 1941 alors qu'il est exilé au Brésil pour fuir les exactions nazis. Et en 1942 il mettra fin à ces jours ainsi que sa femme.

     

    J'ai lu ce livre avec beaucoup d'intérêts, j'en ai relevé quelques passages que je vous offre ci-dessous.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     

     

    « Toute la génération décidait d'être plus juvénile ; au contraire de ce qui se passait dans le monde de mes parents, chacun était fier d'être jeune ; les barbes disparurent soudain, tout d'abord chez les cadets, puis leurs aînés les imitèrent, afin de ne pas passer pour vieux. Le mot d'ordre devint d'être jeune, d'être frais, et de ne plus affecter des airs de dignité. Les femmes jetèrent les corsets qui avaient comprimé leur poitrine, elle renoncèrent à leurs ombrelles et à leur voiles, parce qu'elles ne craignaient plus l'air et le soleil, elles raccourcirent leurs robes afin de mieux mouvoir leurs jambes au tennis, elles n'eurent plus honte de laisser voir leurs mollets bien faits. La mode se fit toujours plus naturelle, les hommes portaient des culottes de cheval, les femmes se risquaient sur des selles d'hommes, on ne se cachait plus des autres.

     

    Le monde n'était pas seulement plus beau, il était aussi devenu plus libre.

     

    Stefan Zweig

     

    Du moins c'est ce que toute l'Europe croyait, au début de la guerre de 14/18, ce temps où les soldats partaient au front en chantant au son de la fanfare !

     

    Après tout le monde a déchanté, l'Allemagne, l'Autriche et tous les pays d'Europe en ressortirent exsangues !

     

     

     

     

     

    « Presque touts les écrivains allemands, se croyaient obligés, comme au temps des anciens Germains, de jouer les bardes et d'enflammer de leurs chants et de leur runes les combattants qui allaient au front. Les philosophes ne connaissaient soudain plus d'autre sagesse que de déclarer la guerre un « bain d'acier » bienfaisant, qui préservait du relâchement les forces des peuples. A leurs côtés se rangeaient les médecins, qui vantaient leurs prothèses avec une telle emphase qu'on avait presque envie de se faire amputer une jambe afin de remplacer le membre sain par un appareil artificiel. Les prêtres de toutes les confessions ne voulaient pas rester en retrait et mêlaient leur voix au chœur.

     

    Il semblait parfois qu'on entendait vociférer une horde de possédé, et cependant tous ces hommes étaient les mêmes dont nous admirions encore une semaine, un mois auparavant, la raison, la force créatrice, la dignité humaine. »

     

    Stefan Zweig

     

    L'homme dans toute son horreur emporté par la passion, où l'on pu voir les vrais visages !

     

     

     

     

     

    « Les jours marquants de notre existence ont en eux plus de luminosité que les jours ordinaires. »

     

    Stefan Zweig

     

    Un rayon de lumière, qui s'est fracassé malheureusement trop vite !

     

     

     

     

     

    « J'avais reconnu l'adversaire que j'avais à combattre [...] l'optimisme facile des prophètes sans conscience, qui promettant sans scrupules la victoire, prolongeant la boucherie ; et derrière eux le chœur stipendié de tous ces phraseurs... Quiconque exprimait un doute les gênait dans leur commerce patriotique ; quiconque prodiguait des mises en garde, ils le traitait de pessimiste ; quiconque combattait la guerre, dont eux-même n'avaient pas à souffrir, ils le stigmatisaient comme un traître. C'était toujours la même bande, la bande de ceux qui bafouaient Cassandre à Troie, Jérémie à Jérusalem, et jamais je n'avais compris le tragique et la grandeur de ces figures comme en ces heures pareilles à celles qu'elles avaient vécues. » […]

     

    Stefan Zweig

     

    Nous avons ce même genre de prophètes aujourd'hui, qui veulent nous faire prendre les vessies pour des lanternes...certains les suivent en chantant !

     

    Gare à la chute, elle sera aussi effroyable qu'en ce temps-là  !

     


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    Le goût des mots...

     

    Les Pénates de Troie sont abrités dans un temple en haut à gauche au-dessus des rochers

     

     

     

     

     

    « Regagner ses pénates »

     

    Revenir au pays, revenir chez soi.

     

    Cette phrase employée couramment aujourd'hui, nous vient des romains.

     

     

     

    Les Pénates étaient des divinités protectrices du foyer dans la religion romaine. Ils veillent à la nourriture (penus) et sont distincts des dieux Lares.

     

    De même que chaque foyer possède ses Pénates, l'Etat romain a des Pénates publics, apportés en Italie, selon la légende par Enée.

     

    Les Pénates reçoivent un culte dans le temple de Vesta.

     


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    Balade dans la campagne anglaise...

     

    C'est un petit bijoux de la littérature policière anglaise dont je raffole, (style Agatha Cristie revisitée) le thé, mais aussi le café (chose étonnante de l'autre côté de la Manche) coule beaucoup dans les cottages de Carsely, où Agatha s'est retirée pour sa retraite. Tout débute par un concours de quiche au village et comme Agatha est nulle en cuisine elle s'en va à Londres acheter une quiche aux épinards, et c'est par cette dernière que la mort va s'inviter dans ce paisible coin des Cotswolds. Nous suivons avec plaisir Agatha dans son enquête pleine de dangers où elle frise deux fois la mort, tandis que le printemps, puis l'été, s'installent dans une débauche de couleurs et de senteurs de fleurs...

     

    J'ai beaucoup aimé cette première aventure d'Agatha et je vais continuer la série qui comporte 4 tomes.

     

    Liviaaugustae

     

     

    Balade dans la campagne anglaise...

    Printemps fleuri quelque part en Bretagne

     

     

     

     

     

    « Elle décida d'aller se promener, elle choisit un sentier et se retrouva dans les bois.

     

    Les arbres couverts de jeunes feuilles vertes formaient une voûte au-dessus d'elle, des primevères se nichaient à leurs pieds. Un bruit d'eau lui parvenait sur sa gauche. Le givre nocturne fondait lentement sous les rayons du soleil perçant les frondaisons. Tout là-haut un merle chantait une mélodie déchirante ; l'air était doux et frais. Le chemin sortit de la forêt pour longer un champs de jeunes céréale, verts vifs et luisants, qui ondulait sous la brise tel le pelage d'un énorme chat vert. Une alouette s'élança vers le ciel, lui rappelant des souvenirs de ses jeunes années, à une époque où la campagne foisonnait d'oiseaux et de papillons » […]

     

     

     

    « Elle poussa un soupir. C'était une journée splendide. L'été s'insinuait doucement dans la campagne anglaise. Le long de la route sinueuse qui sortait de Carsely, les buissons d'aubépine étaient chargés de fleurs odorantes, blanches et roses. De part et d'autre de la route filant en droite ligne telle une flèche à travers les collines, s'étendaient des champs de colza d'un jaune éclatant, un jaune Van Gogh dont la vivacité tranchait sur les teintes douces des Cotswolds. La fine dentelle des fleurs des carottes sauvages bouillonnait le longs des routes » […]

     

     


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