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    L'Âme française...

     

    L'Âme française est un livre passionnant, émaillé de citations d'auteurs français, l'auteur nous présente : l'histoire, les qualités, les défauts et le cœur  de la France !

     

    Je l'ai littéralement dévoré, l'auteur met aussi les points sur les « i », ces points qui se baladent de ci de là, au gré des modes du politiquement correct, et au gré des idéologies des gouvernants du moment...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    « Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais sur la terre une seule qui fût si remplie de contrastes et si extrême dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant ainsi toujours plus mal ou mieux qu'on ne s'y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l'humanité, tantôt fort au-dessus ; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts, qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui il y a deux ou trois mille ans, et, en même temps, tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts, qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire.

     

    Alexis de Tocqueville

     

     

    L'Âme française...

    Eglise  à Saint Avé (Morbihan)

     

     

     

     

     

    Denis Tillinac nous affirme que :

     

    « L'Europe c'est l'espace du catholicisme et du protestantisme sécularisé....

     

    « on exige leur cantonnement dans la « sphère privée », chose impossible sur notre sol, où des milliers de calvaires, d'innombrables villes ou patelins qui portent le nom d'un saint peuplent l'espace public. Sans compter les fêtes religieuses qui distribuent le temps sur nos calendriers...grégoriens... »

     

     

     

     

     

    Et que le bonheur existe même si parfois il n'est pas facile à dénicher... :

     

    « Le bonheur, se prend ou se glane sur le fil de l'instant. On le désire, on le respire, on croit le capturer, on déplore ces sautes d'humeur, on l'égrène en souvenirs ; il ne se théorise ni ne se planifie... Le tracé d'une existence, ses joies et ses peines, ses coups de cœur ou de blues, ses chutes et ses rebonds, ne sont pas du ressort de l'autorité publique. Ils sont à voir avec Dieu si l'on y croit, avec ceux que l'on aime, et si on se plante on ne peut s'en prendre qu'à soi-même »

     

     

     

     

     

    Qu'il faut écouter, mais ne pas tomber dans le panneau :

     

    « Méfiance vis-à-vis des idées mobilisatrices. Comme les feuilles, on les trouve belles au printemps. Puis vient l'automne, elles tombent de l'arbre, se dessèchent et autant en emporte le vent. L'arbre est toujours là... »

     

     

     

     

     

    Comme nous le conseille Saint-Exupéry réparons notre vieux château car au fond nous y sommes très attachés :

     

    « IL faut s'être ruiné durant des générations à réparer le vieux château qui croule, pour apprendre à l'aimer. »

     

     

     

    Citations et réflexions extraites du livre de Denis Tillinac.

     

     


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    Ponce Pilate se lavant les mains (XIIIe siècle)

     

    Duccio di Buoninsegna

     

    (Image du net)

     

     

     

    S'en laver les mains...

     

     

     

    « Les situations, les personnages, les paraboles et les métaphores bibliques sont à la source de nombreuses élocutions. »

     

    (Pierre Guiraud)

     

     

     

    C'est le cas de « s'en laver les mains » dont le sens est « dégager sa responsabilité , ne pas se sentir concerné par une affaire».

     

    L'épisode qui fait référence se trouve dans le Nouveau Testament (Mathieu, XVIII).

     

    Après avoir trahi, Judas se donne la mort par pendaison. Jésus, qu'il a livré, est condamné et envoyé devant le gouverneur romain Ponce Pilate. Pilate trouve Jésus ne mérite pas le châtiment de la croix, pense toutefois le relâcher, mais ne souhaite pas se compromettre. La foule déchaînée refuse, et réclame Barabas.

     

    Cependant, Pilate est ébranlé par un songe que sa femme à fait et lui conseille de ne pas se mêler de l'affaire, mais en même temps désireux de satisfaire la vindicte populaire, imagine un stratagème : Il prit de l'eau en présence de la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme ; à vous de voir ! ». Le peuple répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » Alors il relâcha Barabas, fit flageller Jésus et le livra pour qu'il soit crucifié.

     

     

     

    Heureusement les situations dans lesquels nous employons cette formule ne sont pas toujours aussi graves. Mais la métaphore des mains qu'on se lave correspond à un refus d'assumer les conséquences d'une décision. Ce qui, le plus souvent, sera perçu comme une dérobade, pour ne pas dire une lâcheté.

     


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    « Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être. »

     

    Goethe

     

     

    Une très relative liberté...

    Alexandre Soljenitsyne (1998)

     

     

     

     

     

    « Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes les opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire le courant dominant... »

     

     

     

    « Le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités vaines... »

     

     

     

    Soljenitsyne

     

     

     

     

     

    Le 8 juin 1978 Alexandre Soljenitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard:

     


    « Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (…) Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du commerce ! Ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. »

     

    Soljenitsyne

     

     

    Une très relative liberté...

    Le déclin du courage : discours à Harvard en 1978

     

    (Ce livre a été réédité, et coûte seulement 9.90€, je l'ai littéralement dévoré.)

     

     

     

    Expulsé d'URSS, Soljenitsyne, déjà meurtri par le pilonnage des liberté, avait été stupéfié par la soi-disant liberté à l'Ouest, il découvrit : un matérialisme envahissant, une ivresse des droits individuels ignorant des devoirs de l'homme, farouchement hostile à la vie intérieure et à la transcendance et fonctionnant donc comme une sorte de prison.

     

    Ce discours de 1978 n'est-il pas taillé pour 2016 !

     

     

     

    Nous pouvons constater, comme nous l'explique Marie-Joëlle Guillaume (une journaliste que j'apprécie énormément) :

     

    « une insignifiance grandissante dans ces combats de nains politiques aux soucis minuscules :

     

    • une invasion de people 

    • des plateaux télévisés pleins d'invectives 

    • des emballements médiatiques pour X. ou Y.

    • ou tel mouvement contestataire gonflé comme une bulle...

     

    Avec des figures imposées : Antiracisme cuisiné à l'idéologie...oubliant l'âme de la France ! »

     

    Le discours de Harvard s'achevait sur l'exigence d'un « embrasement spirituel » pour prendre de la hauteur ! 

     

     

     

    Et pourtant, rien de nouveau sous le soleil, depuis ce discours !

     

    Nous sommes toujours au plancher, plutôt couché que debout, sous la menace des terroristes dont les médias parlent en boucle, ce qui leur donne une grande notoriété qui en fait des stars !

     

    Et c'est sûrement ce qu'ils recherchent !

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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    « Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade »

     

    Julien Green

     

     

     

    Au début de la vie...

    Augusta faisant la lecture à sa fille

     

    Mary Cassatt

     

     

     

     

     

     

     

    « Au début on ne lit pas. Au lever de la vie, à l'aurore des yeux. On avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux avec de l'encre. Aux principes de la vie, aux sources premières, aux ruisselets de l'enfance on ne lit pas, on n'a pas l'idée de lire, de claquer derrière soi la page d'un livre, la porte d'une phrase. Non c'est plus simple au début. Plus fou peut-être. On est séparé de rien, par rien. On est dans un continent sans limites et ce continent, c'est vous, soi-même. Au début il y a les terres immenses du jeu, les grandes prairies de l'invention, les fleuves des premiers pas, et partout l'océan de la mère, les vagues battantes de la voix maternelle. Tout cela est en vous, sans rupture, sans déchirure. Un espace infini, mesurable. Pas de livre là-dedans. Pas de place pour une lecture. D'ailleurs les enfants ne supportent pas de voir leur mère en train de lire. Ils lui arrachent le livre des mains, réclament une présence entière, et non pas cette présence incertaine, corrompue par le songe. La lecture entre bien plus tard dans l'enfance. […]

     

     

     

     

     

    […] C'est un mystère la lecture. Comment on y parvient, on ne sait pas. Un jour on reconnaît le mot sur la page, on le dit à voix haute, et c'est un bout de Dieu qui s'en va, une première fracture du paradis. On continue avec le mot suivant, et l'univers qui faisait un tout ne fait plus rien que des phrases, des terres perdue dans le blanc de la page. […]

     

     

     

    Parfois il se passe quelque chose, pour quelques-uns, moins nombreux. Ceux-là sont les lecteurs. Ils commencent leur carrière à l'âge où les autres abandonnent : vers huit neuf ans. Ils se lancent dans la lecture et bientôt n'en finissent plus, découvrent avec joie que c'est sans fin... Ils liront jusqu'au soir de leur vie en s'en tenant toujours là, au bord de la première découverte […]

     

     

     

    Christian Bobin (Extrait de : La petite robe de fête)

     

     

     

     

     

     

     

    Les premiers pas en lecture, guidés par Christian Bobin.

     

    Si vous êtes des lecteurs assidus, ce dont je ne doute pas, car le plaisir d'écrire accompagne toujours le plaisir de lire, vous aimerez ce livre !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Le principe d'Archimède :

     

     

     

    « Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé. »

     

     

     

     

     

    Ci-dessous de beau corps plongés dans un non moins beau fluide...

     

     

     

    Une coutume favorite (1909)

     

    Laurence Alma Tadema

     

     

     

     

     

     

     

    Eurêka !

     

    « J'ai trouve ! Est un exclamation marquant le moment d'une découverte ou d'une idée de génie. »

     

     

     

    Le mot « eurêka » a pénétré la langue français à travers une longue histoire qui est raconté à propos du philosophe et mathématicien Archimède.

     

    Et selon cette histoire, Archimède cherchait un moyen de mesurer le volume d'objets irrégulier parce que le roi Hieron de Syracuse suspectait son forgeron de rajouter secrètement, du métal ordinaire à sa nouvelle couronne en or.

     

    L'idée frappa Archimède lorsqu'il remarqua que le niveau de l'eau de son bain montait quand il y pénétrait,et descendait quand il en sortait. Le volume d'eau déplacé correspondait exactement au volume de quiconque, ou de quoi que ce soit, entrait dans le bain.

     

    Quand Archimède eut cette révélation , il s'exclama « heureka ! » (ce qui veut dire en grec ancien : « J'ai trouvé ! », il sauta hors de son bain et courut, nu et trempé, à travers les rues de la ville.

     

    En mettant la couronne suspecte dans un seau d'eau, il pouvait obtenir une mesure exacte de son volume, et ainsi du poids qu'elle devait faire si elle était en or massif.

     

    Depuis lors, les savants et les mathématiciens qui font des découvertes suivant l'exemple d'Archimède s'écrient : « Eurêka !» , mais ils ne courent heureusement pas nus dans les rues des villes !

     


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