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    Lundi 24 Décembre 2018      
    

    «Noël, c'est la veille, c'est l'attente »

     

    Georges Dor

     

     

     

    Ce soir, c'est  Noël.
    Dans la crèche, Joseph, Marie, l'âne et le bœuf, attendent,
    A minuit, Jésus naîtra.




     

    L'attente...

    
    Ma crèche cette année
    
    « Dans une étable obscure,
    Sous le ciel étoilé
    Et d'une Vierge pure,
    Un doux Sauveur est né.
    (Chant de Noël du XVII siècle)



     

    L'attente...

    
    Les anges musiciens sont là comme tous les ans 
    Dans le fond la famille de Jean Santon se rend à la crèche.



     

    L'attente...

    
     Le sapin, brille de toutes ses guirlandes et ses boules dorées.
    (pas de véritable malheureusement cette année) 



     

    L'attente...

    
    A ses pieds, les présents aux jolis papiers de couleur, 
    Ils seront mis en pièces par de petites mains impatientes.



     

    L'attente...

    
    Et la table dressée pour le festin de Noël attend les convives.
      Ce sont les deux aspects festifs... et un peu païen de la fête de Noël, mais les cadeaux entretiennent l'amitié et soudent l'amour des familles autour d'un bon repas. Livia   « J'aime Noël grâce aux anges ailés dans le ciel et, à l'âne et au bœuf, les pattes sur terre. Les uns claironnent la gloire de Dieu quand les autres admirent en silence, le Mystère de la Vie. J'aime Noël grâce à Marie, heureuse mère au milieu de la nuit. Elle contemple l'Enfant dans son berceau de terre et de foin. Il fallait être Dieu pour être aussi puissant et simple. Frère Thierry Hubert



     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    Aujourd'hui, nous avons allumé la quatrième et dernière bougie de l'Avent.

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    Comme Noël n'est plus que dans deux jours, je vous offre aujourd'hui, une Nativité splendide du Moyen-Âge, peinte par Guido da Siena et expliquée magistralement comme toujours par Marie-Gabrielle Leblanc.

     

    Livia

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La nativité de Guido da Siena.

     

     

     

    Guido da Siena (Guy de Sienne) est le peintre le plus connu à Sienne au XIIIe siècle, ayant probablement vécu de 1230 à 1290 environ et très actif. Son nom en latinGuido de Senis figure sur la grande Vierge en Majesté « la Maestà » de l'église San Domenico de Sienne.

     

    Notre nativité, peinte, comme toujours à cette époque a tempera sur bois, est aujourd'hui au musée du Louvre, fit partie autrefois d'un retable réalisé entre 1275 et 1280 par Guido pour la Badia Ardenga, une abbaye romane du XIe siècle...

     

    Il existe deux grandes manières de représenter la naissance du Christ : l'orientale et l'occidentale.

     

    Guido, au tout début de la peinture italienne, est encore imprégné du schéma byzantin que l'on trouve non seulement en Orient jusque dans les monastères d'Egypte, mais surtout en Europe orthodoxe ainsi qu'en Italie au Moyen Âge.

     

    Si l'Occident, depuis le Moyen Âge, représente la Nativité dans un édifice ou une cabane en ruines qui figure la pauvreté de la naissance du Fils de Dieu, l'Orient, des premiers siècles à nos jours, la situe dans une grotte... En effet, le christianisme oriental considère que Jésus-Christ a successivement habité trois grottes, qui sont : le sein de sa Mère avant sa naissance, la grotte de Béthléem, et le sépulcre. Ici la grotte est en forme du sein maternel pour signifier l'Incarnation.

     

    Tout en haut apparaît un autre grand classique des icônes orientales : un demi-cercle bleu qui est la Lumière divine incréée, d'où se détachent un rayon de lumière et une étoile que nul n'avait encore jamais vue et qui s'arrête au-dessus de la mangeoire où est coché Jésus, enveloppé de bandelettes : Il est « Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ». Les bandelettes préfigurent le linceul du Christ, et la mangeoire de pierre son tombeau. Il est vrai Dieu et vrai homme. L'âne et le bœuf de la Tradition prophétisée par Isaïe, veillent sur Lui. Au-dessus de la Grotte, six anges adorent l'Enfant ; celui de droite parle aux deux bergers, habillés misérablement. Le troupeau est maigrelet ; deux brebis, une chèvre, gardées par un patit chien blanc famélique ? Ce sont vraiment des très pauvres qui vont adorer l'Enfant-Dieu les premiers.

     

    Zélémie et Salomé, les deux sages-femmes que Joseph est allé chercher à Bethléem, d'après l'évangile apocryphe dit Protévangile de Jacques – qui a tant inspiré l'art médiéval – procèdent au bain de l'Enfant.

     

    Joseph, assis à l'écart à gauche, est dans la position symbolique du sommeil, pour signifier qu'il n'a pas vu l'instant de la naissance virginale et qu'il n'est que la père nourricier...

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    Et comme nous approchons de Noël, loin, très loin du commerce « bling-bling » qu'engendre la plus belle des fêtes chrétiennes, je vous propose cette belle histoire que j'ai lu avec beaucoup de plaisir, c'est le témoignage d'un combattant américain venu à Lourdes durant le pèlerinage international des militaires en mai 2018.

     

    Car les miracles à Lourdes ce n'est pas seulement la guérison des corps, mais aussi et surtout celle de l'âme, comme vous le verrez en lisant ce que dit cet homme blessé plusieurs fois au combat et resté handicapé avec l'âme en déroute.

     

    C'est vraiment une histoire magnifique digne de Noël !

     

    Livia

     

     

     

    Un miracle pour Noël...

    Vu sur KTO, la messe diffusée de cet événement.

     

     

     

     

     

     

     

    Des anciens combattants américains ayant participé au 60e pèlerinage militaire international annuel au sanctuaire marial de Lourdes en France, fin mai 2018, ont témoigné des grâces reçues lors de ce voyage. 

     

    Le major Jeremy Haynes, dont c’était la première visite à Lourdes, a expliqué : « Ce voyage a changé notre vie, à ma femme et à moi. Maintenant que la foi a été ajoutée à notre boussole, nous sommes déterminés à avancer. » Haynes a été blessé quatre fois en Afghanistan ; depuis il est paralysé. Ce fut  une période difficile pour lui. Il cherche également à guérir de blessures dans sa vie familiale.

     

    Il poursuit : « Comme la foi avait peu de place chez nous, ma vie de famille a été un désastre et le divorce était imminent. Après mes blessures j’ai sombré dans la dépression. Je suis un homme pécheur, mais Dieu m’a fait miséricorde en épargnant ma vie et en me permettant d'être présent à la naissance de mon fils. Ce pèlerinage m’a permis de purifier mon âme et de me rapprocher de ma femme. »

     

    Haynes s’était inscrit au voyage à Lourdes pour chercher la guérison « mentale, physique, spirituelle et émotionnelle ». Il se dit profondément honoré d’y être allé avec des militaires du monde entier : « Nous avons rompu le pain et prié, ensemble. Nous parlions des langues différentes, mais la foi nous a liés. »

     

    Un article de Zita Ballinger Fletcher le 28 mai 2018

     

     


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    Vendredi 21 Décembre 2018

     

    C'est l'hiver !

     

    Et bien que nous ayons déjà eu des chutes de températures intempestives depuis le mois de novembre, de la neige, du vent et de la pluie.

     

    L'hiver ne commence officiellement qu'aujourd'hui sur le calendrier...

     

     

     

    Calendrier...

    Une sculpture de glace représentant « Le vieil hiver... »

     

    (image internet)

     

     

     

    Qui pourrait me dire pourquoi on représente toujours l'hiver comme un vieillard, est-ce parce que c'est la dernière des saison de l'année et qu'on estime qu'elle est usée ?

     

     

     

     

     

    En hiver la terre pleure.

     

     

     

    En hiver la terre pleure ;
    Le soleil froid, pâle et doux,
    Vient tard, et part de bonne heure,
    Ennuyé du rendez-vous.

    Leurs idylles sont moroses.
    - Soleil ! aimons ! - Essayons.
    O terre, où donc sont tes roses ?
    - Astre, où donc sont tes rayons ?

    Il prend un prétexte, grêle,
    Vent, nuage noir ou blanc,
    Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
    Et la fait en s'en allant ;

    Comme un amant qui retire
    Chaque jour son cœur du nœud
    Et, ne sachant plus que dire,
    S'en va le plus tôt qu'il peut.

     

    Victor Hugo

     

     


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    C'est aux alentours de cette magnifique cathédrale sur un des plus beau marché de Noël, que les tueries au nom d'Allah se sont déroulées, c'est tout un symbole, car c'est notre religion qui est en ligne de mire.

     

    Je vous propose de lire la très belle Homélie de Monseigneur Luc Ravel, évêque de Strasbourg, pour la veillée du 13 décembre 2018, en la cathédrale de Strasbourg, en présence de représentants de différentes religions.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    En souvenir...

    Gravure réalisée par Wenceslas Hollar vers 1650

     



     



     

    « Toute l’Europe vous regarde  » me disait, hier soir, une journaliste italienne.

     

    Oui, toute l’Europe a les yeux sur Strasbourg, pour pleurer, avec nous, nos morts, nos blessés et nos familles bouleversées. Toute l’Europe est sidérée par cet acte terroriste qui vise à tuer des hommes de chair pour s’attaquer à des symboles de l’esprit. Et Strasbourg, personne ne s’y trompe, cristallise une double valeur symbolique. Capitale européenne, Strasbourg est aussi capitale de Noël. Des millions de personnes se pressent ici, dans nos quartiers et sur nos marchés, et retrouvent l’éclat et la joie enfantine de Noël. Ils glanent, ici, le rayonnement d’un grand mystère, celui de la naissance de Jésus Christ, il y a vingt siècles.

     

    Beaucoup m’ont interpellé sur ce choc inimaginable entre la douceur de Noël et la violence de l’attentat. Que répondre ?, sinon que cette percussion infernale ne doit pas nous décourager dans notre quête inlassée du bien et du beau.

     

    D’abord, parce que cette percussion n’est pas neuve. Seule notre insouciance nous aura fait oublié qu’à l’innocence de la naissance est aussi liée la férocité des mauvais instincts. Dans la Bible, nous est rapportée la cruauté du Roi Hérode le Grand qui fait assassiner tous les petits enfants de la région. Nous appelons cette tuerie, le massacre des Innocents. En ce monde où nous aspirons à un bonheur pur et simple, il n’y a pas loin de la vie à la mort. Il n’y a pas de bien qui ne soit serré de mal. Rien qui ne soit imprégné de risque. Affrontons en face cette vérité intemporelle pour ne pas nous laisser surprendre par le mal.

     

    Ensuite, parce que cette percussion terrible ne donne pas raison au mal. Là encore la Bible nous montre la fuite en Egypte du petit enfant avec ses parents. La source du bien échappe à l’écrasement du mal. Au final, elle fait son retour quand le mal disparaît car les mauvais et leur idéologie finissent aussi par mourir. Notre défi actuel est de protéger ces petites graines de beauté et de bonté qui sont déjà-là, admirablement présentes et souvent discrètes. Je pense à ces gestes de solidarité, ces restaurants et ces commerces qui ont accueilli des centaines de personnes pour les protéger. Je pense à ces forces de sécurité et de santé, nos policiers et nos gendarmes, nos soldats et nos pompiers qui ont agi avec une générosité et une compétence admirables, bien au-delà du service minimum. Et tant d’autres gestes de vie dont on gardera la mémoire longtemps après que le souvenir des crimes se soit évanoui.

     

    Ainsi ce message de Noël n’a pas été contredit mais confirmé par cette nuit dramatique : le mal et le bien sont présents mais, au bout, c’est le bien qui aura le dernier mot.

     

    Le bien gagne si nous ne nous laissons pas piéger par les vieux démons. Ne nous laissons pas prendre à la tactique des vieux démons toujours présents chez nous en ce début de XXIème siècle !

     

    Je pense à ces faits récents d’antisémitisme commis au nom d’une « foi » nazie qui tague des tombes pour bafouer les morts et les vivants. Voilà un vieux démon.

     

    Je pense à l’instrumentalisation politicienne qui va, par cet attentat, empoisonner à nouveau la vraie question des migrants. Voilà encore un vieux démon.

     

    Je pense à la simplification réductrice de ceux qui voient les religions comme des sources inévitables de divisions. Ils ne manqueront pas de relever le profil du tueur. Voilà encore un vieux démon.

     

    Je pense à la manipulation de la colère sociale qui se fait jour chez nous. Le terrorisme frappe aujourd’hui une France épuisée de luttes sociales. Il peut réveiller l’esprit de division. Voilà encore un vieux démon.

     

    Nos forces humaines ne suffisent pas en face de ces vieux démons. Il nous faut l’aide de Dieu. Ces vieux démons seront chassés par la prière et par l’unité.

     

    Chacun selon nos traditions religieuses, prions inlassablement. La paix et la sécurité sont du lait sur le feu : elles réclament une vigilance de tous les instants.

     

    Et, entre nous, tissons et retissons des liens de personne à personne, de communauté à communauté. Nos différences ne nous séparent pas si la bienveillance nous unit.

     

    Aujourd’hui, dans l’Eglise catholique, nous fêtons sainte Odile, patronne de l’Alsace. Croyez bien que ce matin au Mont saint Odile, je l’ai instamment priée pour Strasbourg, pour l’Alsace et pour l’Europe.

     

    Infocatho

     

     

     

     


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