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    Pour oublier l'hiver, je vous offre un poème plein du soleil de mon île natale.

     

    Une petite merveille offerte par mon ami le Scrutateur : http://www.lescrutateur.com/

     

    C'est signé d'un auteur créole, que je ne découvre qu'aujourd'hui.

     

    J'aime beaucoup l'image : « Les palmiers qui s'éventent comme des belles demoiselles »... j'ai toujours trouvé gracieux cocotiers et palmiers quand l'alizée les caresse en passant.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Ode au soleil...

    Anse Bertrand en Guadeloupe,

     

    (photo de mes vacances)

     

     

     

     

     

    Prière du matin

     

     

     

    Bénédiction du soleil, descendez sur la mer, comme vous descendez dans mon cœur,

     

    Sur la mer luisante et lisse de mon pays

     

    Qui accueillit Colomb et ses caravelles,

     

    Et ses hommes épuisés qui sentaient le goût du sel dans leur âme ,

     

    Ainsi qu'une fiancée aux longues nattes accueille son fiancé.

     

    Devant moi sont les « isles » comme on disait autrefois,

     

    Les « isles », jamais lasses d'être couchées dans l'océan nuit et jour ;

     

    Celle-ci qui est si longue vers l'Orient

     

    Au nom Marie-la Gracieuse tel que le génois la baptisa ;

     

    Puis j'aperçois les Saintes toutes bossues ;

     

    Et le fidèle Pain de Sucre, montant la garde devant elles ;

     

    Derrière, c'est la Dominique, riche en citrons,

     

    Où dans sa maison aux abeilles,chante un grand poète créole.

     

    Soleil, mon ami, bénissez ces choses ;

     

    Bénissez cette mer qui dit vos justes louanges,

     

    Cette voile là-bas, si lointaine comme un astre ;

     

    Bénissez cette terre des épices,

     

    Ces montagnes qui regardent aux fenêtres du ciel,

     

    Et ces fruits lourds, gonflés qui empêchent les petits enfants noirs de mourir de faim.

     

    Soleil, mon bon soleil,

     

    Protégez les récoltes,

     

    Les palmiers qui s'éventent comme de belles demoiselles,

     

    Les cannes à sucre qui font vivre les planteurs,

     

    Et ces arbres à pain providentiels,

     

    Dont la feuille ressemble à celle de l'acanthe,

     

    De même que ce pays rappelle l'Antiquité.

     

    Soleil, mon cher soleil,

     

    Faites mûrir les choses humbles et saines qui poussent ici ;

     

    Ces bananes dociles,

     

    Ces ignames rudes et tendres,

     

    Ces pommes-liane élastiques,

     

    Et les pensées qui poussent dans la tête de ce poète.

     

    Soleil, médecin des pauvres,

     

    Protégez-nous de la fièvre au teint jaune,

     

    Des terreuses maladies,

     

    Et des cierges qui brûlent en plein jour.

     

    Eloignez de nous la jalousie,

     

    Les mauvaises pensées,

     

    Et tous maux du corps et de l'âme,

     

    Depuis cette heure où je vous vois,

     

    Jusqu'à celle de midi le glorieux,

     

    Jusqu'à celle où les lentes fumées du soir,

     

    Montent ver Vesper, comme de belle prières mauves !

     

    Serge Denis (poète créole)

     

     


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    « Nous les femmes, nous pouvons avoir le monde à nos pieds si nous sommes simplement femmes. Nous voulons nous habiller comme des hommes, commander comme des hommes, mais si nous savons être femmes nous aurons beaucoup plus.”

     

    Maria Callas

     



     

    Pierre Dac et Francis Blanche parlant des journalistes disaient  :

     

    «Je suis journaliste. Je suis partout. J'écris tout ce que j'entends et j'invente ce que je n'entends pas. »

     

    Et çà : « C'est ben vrai ! » dirait la Mère Denis ! On le constate tous les jours.

     

     

     

    La galanterie...

    Un couple heureux...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Voilà qu'aujourd'hui, d'après une journaleuse féministes les gestes de « galanterie » seraient : « sexiste et artificielle » !

     

    Je n'aurai jamais pensé qu'un jour on nous servirait une aussi mauvaise soupe.

     

    J'ai appréciée chaque seconde de ma vie auprès de l'homme que j'avais épousé, il était très galant et aux petits soins pour moi, nous avons eut une belle vie ensembles durant quarante longues années. Bien sûr nous avons eu quelques petits différents, comme cela arrive dans tous les couples, mais ce n'était rien de grave et c'était bien vite pardonné et oublié, de part et d'autre.

     

    Quand nous prenions la voiture, il m'ouvrait la portière et ne montait dans l'auto, qu'après que je me sois installée, en arrivant à la maison il ouvrait la porte et s'effaçait pour me laisser passer, jamais il ne m'a laissé porter un sac un peu lourd, il me proposait toujours son aide en tout ; j'aimais parfois le taquiner et le prier de faire la cuisine à ma place. Nous aurions sans doute jeûné les enfants et moi, car sa mère racontait que lorsqu'il était jeune, un soir très pressé, il a voulut se faire cuire des nouilles ; sorties du paquet, il les a tout simplement jetées dans une poêle avec du beurre, le résultat fut bien sur, immangeable  !

     

    Et bien qu'il était un peu casanier, il m'a toujours accompagnée quand je voulais sortir.

     

    Pensez-vous que je trouvais tous ces gestes « artificiel » ou « sexiste » ? Oh que non ! J'ai accepté avec bonheur toutes ces charmantes attentions qui lui venaient du cœur.

     

    Je plains cette femme aigrie, elle n'a jamais du connaître le bonheur d'être vraiment aimée !

     

    Un collectif d'une centaine de femmes, s'est réuni , pour demander ... la liberté de vivre :

     

    […] « cette fièvre à envoyer les +porcs+ à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires » [...]

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Voeux et résolutions...

     

    Nous y sommes !

     

    (image internet)

     

     

     

    2017 s'en est allé, et nous nous demandons peut-être, comment elle a pu passer si vite et comment tout ce que nous avons pu vivre durant l'année passée, a pu tomber  aux oubliettes du temps ?

     

    Nous voilà au début de 2018 et nous avons encore, avec les meilleures intentions du monde, pris moult résolutions pour essayer de faire mieux que l'an passé. Mais ces résolutions vont-elles être activées et surtout respectées cette année plus que durant les autres, ou bien vont-elles...aussi prendre le chemin de l'oubli comme tout les ans ?

     

    Mais nous sommes pleins d'espoir et d'illusions sur nos capacités à « gérer » cette nouvelle année avec détermination...

     

    Et puis, les vœux que nous adresserons aux parents, amis et connaissances, ne vont-ils pas être solubles cette année encore dans les tourbillons du temps ?

     

    Nous ne pouvons qu'espérer que cette année qui commence soit mieux ou moins mal que les précédentes.

     

    Je vous souhaite une excellente année.

     

    Liviaauguste

     


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    Francis Jammes nous offre un petit poème en forme de prière pour aller au Paradis en compagnie des ânes.

     

    Trois de leurs ancêtres ont officié auprès de Jésus lors de sa vie terrestre :

     

    • le premier à soufflé avec le bœuf pour le réchauffer dans l'étable.

    • le deuxième l'a emporté avec sa mère en Egypte pour échapper à Hérode.

    • le troisième l'a porté pour la rentrée triomphale dans Jérusalem le jour des rameaux.

    • Malheureusement, et parce que c'était écrit, il manquait un quatrième, pour l'emporter loin du Golgotha !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    La prière de Francis Jammes...

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Prière pour aller au Paradis avec les ânes

     


    Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites
    que ce soit par un jour où la campagne en fête
    poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
    choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
    au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
    Je prendrai mon bâton et sur la grande route
    j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
    Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
    car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.
    Je leur dirai : Venez, doux amis du ciel bleu,
    pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreille,
    chassez les mouches plates, les loups et les abeilles...

    Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
    que j'aime tant, parce qu'elles baissent la tête
    doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds
    d'une façon bien douce et qui me fait pitié.
    J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles,
    suivi de ceux qui portèrent au flanc des corbeilles,
    de ceux traînant des voitures de saltimbanques
    ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
    de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
    des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés.

     


    Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.
    Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
    vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
    lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
    et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
    sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
    qui mireront leur humble et douce pauvreté
    à la limpidité de l'amour éternel.
    Francis Jammes

     


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    Dimanche 7 janvier 2018

     

    Fête de l'Epiphanie

     

     

     

    Epiphanie...

    Les rois Mages et leurs chameaux sont arrivés , il y a un monde fou aux abords de ma crèche...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Du grec épiphanéia : « apprition » ; de épiphainéin » « paraître ou briller ».

     

    La Solennité de l'Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. La fête est venue d'Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l'eau, elle est beaucoup plus la célébration de l'inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu'une festivité des événements de l'enfance de Jésus.

     

    En Occident, l'Epiphanie, fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l'office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n'en faisant qu'un : l'adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana ; nous remarquons que les Mages retiennent presque toute l'attention.

     

     

     

    « La tradition veut que pour le jour de la Fête des rois mages, on partage un gâteau dans lequel est dissimulée une fève.

     

    Du XVIIe siècle jusqu'en 1930 environ, les boulangers avaient coutume d'offrir gratuitement une galette des Rois à leurs clients. L'usage s'est perdu et la galette comme le reste est devenue un produit commercial. La fève dans la galette vient du temps des romains, elle était blanche ou noire et était utilisée pour les votes du début janvier aux saturnales de Rome où l'on élisait un roi pour le festin par une fève. »

     

    Portail de l'église catholique de France.

     

     

     

     

     

     

     

    Pour cette fête je vais vous conter une histoire vraie, belle et émouvante !

     

     

     

    Epiphanie...

    Petite église orthodoxe russe sous la neige...

     

    (image internet)

     

     

     

    C'était le 6 janvier 1942.

     

     



     

    Pendant la Seconde Guerre mondiale qui opposait notamment Russes et Allemands, le soir de l’Épiphanie sur le front russe, un soldat-infirmier franciscain allemand, Karl, désireux de suivre l’office du jour entre dans une chapelle, en pleine forêt, et y découvre un pope et son épouse prêts à célébrer la messe. En quelques mots de russe, Karl se présente : « Je suis religieux franciscain. Puis-je servir la messe ? «  Venez », répond le pope.

     

    Les trois participants sont émus : voilà que les hasards d'une guerre abominable réunissent dans l'Eucharistie, Orthodoxes et Catholiques, Russes et Allemands ! Toute la tendresse du Ciel inonde trois cœurs qui ne font plus qu'un dans le Christ.

     

    Soudain, vers la fin de la messe, des soldats de l’Armée rouge qui ont repéré les traces de Karl, cernent l’isba et somment le pope : « Livrez-le nous. Sinon, on tire ! »

     

    Sans s'émouvoir, le pope pose la main sur l'épaule de l'Allemand et explique : « C’ est un religieux franciscain ; un staretz ! » (les staretz sont des ermites vivant dans les forêts russes une vie de prière et de pénitence). Tout l'atavisme de la « Sainte Russie » reflue alors dans le cœur des soldats de Staline élevés pourtant dans le plus pur athéisme. Au mot de « staretz », instinctivement, les fusils se baissent avec respect.

     

    « Le staretz est venu prier avec moi, je vous demande de le reconduire sain et sauf aux abords des lignes allemandes. » D'un signe de tête le sous-officier obtempère et le jeune religieux allemand est reconduit jusqu’en vue de son unité par ses soldats.

     

    Ce fait s'est passé près d’Orel, à 250 kilomètres au sud de Moscou. Karl est aujourd'hui missionnaire au Japon : il n'a pas oublié ce 6 janvier 1942, fête de l'Épiphanie, où il a touché du doigt dit-il, la « Sainte Russie ».

     

    Je vous souhaite une belle fête de l'Epiphanie

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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