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    « Le poème est une grappe d'images »

     

    Gaston Bachelard

     

     

     

    Les Cariatides...

     

    Les Cariatides - Athènes – Acropole

     

    (Image wikipédia)

     

     

     

     

     

    Les Cariatides

     

    C'est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.

     

     

     

    Cariatides sœurs des figures d'ivoire

     

    Portent le monument qui monte à l(éther bleu,

     

    Fier comme le témoin d'une immortelle histoire.

     

     

     

    Quoique l'archer Soleil avec ses traits de feu

     

    Morde leurs seins polis et vise à leurs prunelles,

     

    Elles ne baissent pas les regards pour si peu.

     

     

     

    Même le lourd amas des pierres solennelles

     

    Sous lesquelles Atlas plierait comme un roseau,

     

    Ne courbera jamais leurs têtes fraternelles.

     

     

     

    Car elles savent bien que le mâle ciseau

     

    Qui fouilla sur leurs fronts l'architrave et les frises

     

    N'en chassera jamais le Zéphyr et l'oiseau.

     

     

     

    Hirondelles du ciel, sans peur d'être surprises

     

    Vous pouvez faire un nid dans notre acanthe en fleur ;

     

    Vous n'y casserez pas votre aile, tièdes brises.

     

     

     

    O filles de Paros, le sage ciseleur

     

    Qui sur ces médaillons a mis les traits d'Hélène

     

    Fuit le guerrier sanglant et le lâche oiseleur.

     

     

     

    Bravez même l'orage avec son âpre haleine

     

    Sans craindre le fardeau qui pèse à votre front,

     

    Car vous ne porterez pas l'injustice et la haine.

     

     

     

    Sous vos portiques fiers, dont jamais nul affront

     

    Ne fera tressaillir les radieuses lignes,

     

    Les héros et les Dieux de l'amour passeront.

     

     

     

    Les voyez-vous, les uns avec les folles vignes

     

    Dans les cheveux, ceux-là tenant contre leur sein

     

    La lyre qui s'accorde au chant des hommes-cygnes ? […]

     

    Théodore de Banville

     


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    Batailles et victoires...

     

    La bataille de Lépante

     

    Fernando Bertelli

     

     

     

    La bataille de Lépante est l'une des plus grandes batailles navales de l'histoire. Elle s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, à proximité de Naupacte (appelée alors Lépante). Dans le contexte de la « Quatrième guerre vénéto-ottomane, la puissante marine ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises et pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue à l'initiative du pape Pie V.

     

    La bataille se conclu par une défaite magistrale pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L'évènement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1586, il sonnait comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman.

     

    Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importantes depuis celle d'Actium, qui marque la fin des guerres civiles romaines.

     

    Pour l'empire ottoman, cette défaite fut dure à digérer, mais les ottomans reconstruisirent l'intégralité des navires en une année. Le grand Visir Mehmet Sokkolü a commenté ces événements par cette arrogante phrase :

     

    «En nous emparant de Chypre, nous vous avons coupé un bras, à Lépante vous nous avez coupé la barbe. Un bras coupé ne repousse pas, tandis que la barbe repousse avec plus de forces qu'avant ». […]

     

    (Wikipédia)

     

     

    Batailles et victoires...

    Basilique de la Sainte Trinité à Cracovie

     

    (Image internet)

     

     

     

     

     

    Dans la basilique de la Trinité, à Cracovie (Pologne), se trouve une chapelle de la Vierge du Rosaire, son icône est une copie de l'icône de Rome en l'église de Sainte-Marie-des-Neiges, celle que le pape Grégoire le Grand, porta en procession pour demander à la Vierge de mettre fin à la grande peste de 597.

     

    Au cours de la fameuse bataille de « Lépante polonaise » le 7 octobre 1571, lorsque les navires de la coalition des pays chrétiens mirent en déroute la flotte turque au large de la Grèce, le pape Pie V priait le Rosaire avec une grande foule de fidèles devant l'icône romaine. Depuis cette date, l'antique image est associée à la dévotion du Rosaire et à la protection de l'Europe contre la domination ottomane.

     

    Cette icône a joué encore un grand rôle dans le « Lépante polonais » en 1621, quand, a Khotyn, en Ukraine (qui était à l'époque une ville polonaise), une force alliée de Polonais, de Lituaniens et d'Ukrainiens fit face à une armée turque deux fois plus importante. L'évêque de Cracovie dirigea une procession du rosaire avec l'icône sainte.

     

    On ne sait pourquoi, mais les Turcs renoncèrent à attaquer, ajoutant une brillante victoire au palmarès de Notre Dame du Rosaire.

     

    On la fête à Cracovie le premier dimanche d'octobre.

     

     

     

    En Hongrie, le 5 août 1716, Charles VI, empereur du Saint Empire romain, fut confronté une fois de plus à une grande force d'invasion islamistes Turcs. Au moment même de la bataille, la Confrérie du très Saint Rosaire offrait une prière publique et solennelle dans la ville éternelle. Un très grands nombres de fidèles prirent part à cette prière implorant la Vierge de protéger le peuple chrétien.

     

    Presque immédiatement, la ville antique catholique de Belgrade, le joyau de Danube, qui était un bastion important dans la défense de l'Europe chrétienne, fut reprise par les forces catholiques.

     

    En signe de reconnaissance et de gratitude pour ces glorieuses victoires et pour la protection singulière dont Notre-Dame lors de l'assaut des infidèles, le pape Clément XI a étendu la fête du Très Saint Rosaire à toute l'Eglise Universelle. Le pape Benoît XIII décréta que tous ces événements devaient être inscrits dans les leçons d'histoire du bréviaire romain.

     

     

     

     

     

    La Vierge, une fois encore pourrait-elle débarrasse l'Europe des infidèles, si nous prenions le temps de la prier ?

     

    Cependant nous sommes top arrogants aujourd'hui, pour penser un seul instant que Marie pourrait nous être d'une utilité quelconque !

     

    Et puis, méritons-nous d'être sauvés ?

     

    Liviaaugustae

     

     


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    « Le Seigneur a donné l'ordre à ses anges de veiller sur chacun de tes pas. »

     

    Psaume 90

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Apparition de l'ange à sainte Ursule

     

    L'apparition de l'ange à sainte Ursule est le neuvième tableau d'une série de dix-neuf, au musée Wallraf-Richard de Cologne.

     

     

     

    Cet ensemble a été peint vers 1496, sur toile et non sur bois, ce qui est très rare au XVe siècle.

     

    Il est l'œuvre du Maître du cycle de sainte Ursule, ou Maître de la légende de sainte Ursule de Cologne, un peintre allemand ou néerlandais de la fin XVe siècle dont le nom est perdu.

     

    Il œuvrait à Cologne, où sont conservées les reliques de la sainte et de ses compagnes. Ces peintures étaient probablement destinées à l'église Sainte-Brigitte de Cologne.

     

    Passant une première fois à Cologne, Ursule a la vision d'un ange dans son sommeil, qui lui annonce qu'au retour de son pèlerinage, elle repassera par Cologne où elles seront toutes martyrisées.

     

    La chambre d'Ursule, dans un château, est complètement plongée dans la pénombre. Réveillée par la lumière qui émane de l'ange, Ursule se redresse dans son lit à baldaquin, et joint les mains. L'ange, en aube et chape liturgique, lui parle avec gravité. L'association des couleurs carmin ; noir et blanc, est superbe et rehausse l'impression de mystère.

     

    Ce maître a peint de nombreux retables et cycles de peintures sur la vie des saints pour les églises de Cologne.

     

    Au XVe siècle, les peintres flamands, allemands et italiens sont inspirés par l'histoire d'Ursule. Ce cycle est le plus complet de tous puisqu'il commence dès avant la naissance d'Ursule.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Très jeune, l'ange a un visage d'une extrême gravité, compte tenu des nouvelles qu'il apporte à Ursule. Ses ailes déployées sont magnifiques : blanc éclatant, noir , carmin et or.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ursule est représentée avec sa couronne même dans son lit, pour montrer qu'elle est princesse. C'est une toute jeune adolescente.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tout au fond, on aperçoit partiellement une scène dans une autre pièce : ce sont quelques-unes des onze mille compagnes d'Ursule.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle LEBLANC

     

     

     

     

     


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    Au détour des pages d'une de mes revues, j'ai découvert cet artiste, dont les toiles colorés et vivantes m'ont beaucoup plu.

     

    Son épouse a fait cadeau des toiles laissées par son mari au musée de Deauville et une exposition « Ombres et Lumières » s'y tient à jusqu'au 17 septembre, pour ceux qui ont la chance de pouvoir y aller.

     

    Je vous offre le tableau présenté par ma revue mais vous pourrez admirer sur internet les toiles superbes de ce peintre !

     

    Liviaaugustae

     

     

    Regard sur l'art...

    La Conversation (1929)

     

    André Hambourg

     

     

     

    André Hambourg né à Paris le 4 mai 1909 et mort le 4 décembre 1999, est un peintre figuratif, peintre officiel de la Marine et résistant français.

     

    Lithographe, dessinateur, décorateur, il voyage beaucoup et rapporte de ses séjours de nombreux dessins pour illustrer des ouvrages de bibliophilie, notamment sur la Normandie et ses plages, la Provence et ses marchés et l'Afrique du Nord, dans une symphonie de couleurs chaudes, il fait chanter le soleil et semble avoir relégué Paris au rang de souvenirs

     

    Il partage sa vie entre la côte normande où il possède une maison et Saint-Rémy-de-Provence qui sont ses sujets favoris.

     

     


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    « La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps. »

     

     

     

    Joseph Addison

     

     

    Le livre un ami qui nous veut du bien...

     

     

    Jennifer a juré à sa mère sur son lit de mort : jamais elle n'abandonnera Père et s'occupera toujours de lui.Pendant douze ans elle tient bon. Elle a trente-trois ans et ce long face à face pèse aux deux, Père décide à soixante cinq ans de se remarier avec une toute jeune femme. Jennifer va en profiter pour s'en aller et vivre sa vie de son côté... oui mais !

     

    C'est une chronique ironique et triste de la chute d'un tyran !

     

     

     

    Extraits :

     

    « Jen ne put en croire ses yeux quand, pour la première fois, elle aperçut le cottage des Roses ; et vraiment, au regard de quiconque aurait passé devant sans entrer, il serait apparut plein d'attraits. D'abord on le voyait à peine sous les roses, d'où son nom. Puis, il avait un toit de chaume et des fenêtres treillissées, un petit jardin avec un sentier dallé qui allait jusqu'au portail, et un verger qui montait le long du versant de la dune de Barton : il était vraiment comme les charmants cottages que peignaient les artistes

     

    Serrer dans un vallon, le jardin se terminait du côté du cimetière qui, en ce jour chaud, suggérait des impressions de fraîcheur délicieuse. Un immense if croissait près du mur bas de séparation... »

     

     

     

    « Elle demeura là, une minute, la main au-dessus des yeux, à regarder l'enfant qui ouvrait le portail et qui une fois de l'autre côté, se dressait sur la pointe des pieds et passait avec une conscience minutieuse la main par -dessus la grille pour refermer la serrure avec soin. « Les enfants ! Que c'est charmant, pensait Jen. Quels êtres précieux et exquis. Et ils durent. Ils ne sont pas comme les roses, qu'on ne voit que l'été ; ils n'ornent pas seulement le printemps comme les jacinthes... Les bulbes, c'est très jolis, mais les enfants... »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un mot sur l'auteur

     

     

    Le livre un ami qui nous veut du bien...

    Elysabeth Von Arnim (son nom de naissance est Mary Beauchamp) est un écrivain anglais née en Australie dans une famille d'origine anglaise.

     

     

     

    Lors d'un « Grand Tour » en Europe avec son père, elle rencontre le comte Von Arnim, aristocrate allemand nettement plus âgé. Sur un coup de tête déguisé en coup de foudre, elle l'épouse. August Von Arnim, lui fait 5 enfants, mais se révèle d'un caractère épouvantable : elle l'appellera « l'homme de colère ».

     

    La tentative d'écrasement d'une jeune femme par un homme mûr à la fois puissant et faible, sera le thème de plusieurs de ses œuvres .

     

    Nous pouvons remercier le comte Von Arnim d'avoir été un si mauvais mari, il a inspirer à son épouse un personnage d'homme oppressif, il rendra sa femme très malheureuse, il fait des dettes, et se retrouve en prison pour fraude...

     

     

     

     

     

    Je me suis attaché au personnage de cette jeune femme qui commence sa vraie vie  en dehors de la maison paternelle, heureuse de pouvoir fuir ce père dur et égoïste.

     

    Il y a de belles envolées lyriques sur les jardins, les petits oiseaux, la campagne anglaise et il y a le style impeccable d'Elysabeth Von Arnin .

     

    Le personnage de Père est impressionnant, et attire aussitôt l'antipathie du lecteur, Jennifer va connaître un bonheur très court car abandonné par son épouse, (on la comprend) Père revient la chercher !

     

    Mais le roman d'Elysabetn Von Arnim que j'ai préféré est : « Avril enchanté », les anglais en ont tiré un film splendide que je ne me lasse pas de regarder, car il est « enchanteur » !

     

    Liviaaugustae

     

     


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