• Rome, berceau du latin...

     

     

     

     

    Billet

    Berceau du latin : ROME 

    Le latin ne se laissera pas enterrer vivant…

     

    LATIN : EN FINIR AVEC LES CLICHES.

     

    « Faites du latin ! Engagez-vous dans la légion romaine ! »

    Les détracteurs du latin continuent leur travail de sape. Parmi eux, on trouve les successeurs idéologiques du sociologue Pierre Bourdieu, critiquant cette langue du vieux monde, du pouvoir et de l’Eglise, évoquant un « gaspillage ostentatoire d’apprentissage » […]

    Pourtant, 500 000 volontaires continuent à faire du latin. L’intérêt pour l’Antiquité, les contes mythologiques et les histoires de vieux grimoires ne faiblis pas. Allié inattendu, Harry Potter a relancé l’intérêt des jeunes lecteurs soucieux de comprendre les sorts prononcés en latin. Il y a même un scrabble en latin (Verbum sapienti), mis au point par des étudiants de Cambridge. Et si après tout le latin revenait à la mode ?

    Ce n’est pas parce que plus personne ne la parle « excepté au Vatican » que les langues sont mortes et enterrées. Elles continuent leur vie chtonienne (se dit des divinités infernales ou souterraines) dans les profondeurs du vocabulaire.

    Le français c’est du latin qui a évolué ; la plupart de nos mots en sont issus. Un processus qui se poursuit aujourd’hui : 80% du vocabulaire de l’informatique vient du latin (forum, data, clavier etc…) […]

    Le latin est partout : quand on croque un Mars (dieu de la guerre chez les romains) ou un esquimau Magnus (grand) de Miko. Quand on ouvre une boite de Fido (je fais confiance) pour son chien ou de Felix (heureux) pour son chat ; et même quand on se tartine de crème Nivea (neigeuse).

    Et rappelons aux futurs juristes, botanistes, biblistes, liturgistes et autres chimistes que le latin est resté la langue des classifications scientifiques (animaux, plantes…) du droit et de la médecine. Ainsi que celle de l’Eglise ! […]

    On dira donc que le latin est une langue « ancienne », mais certainement pas « morte ».

    Premier atout : l’orthographe. On ne peut pas s’émouvoir de la difficulté bien connue de l’orthographe du français et se priver de sa principale clé : l’étymologie latine de la plupart de nos mots. Pour ne citer qu’un exemple : l’accent circonflexe apparaissant dans les mots où un « s » latin a disparu : fenêtre (du latin fenestra), hôtel (de hospitalia), château (de castellum)…

    Deuxième atout : le latin s’avère le plus sûr moyen de rattraper ses lacunes en grammaire, ou simplement d’en acquérir les bases et le vocabulaire. Dans le no mans’land qu’est devenu l’enseignement grammaticale en France, c’est parfois le seule « matière » qui garantie les appellations d’origines contrôlée […]

    Troisième atout : l’apprentissage des langues issues du latin, que l’on appelle les langues romanes (espagnol, italien, portugais…) mais aussi des langues à déclinaisons (allemand, russe…).

    Enfin le latin reste la langue de la rigueur : la moindre approximation fait s’écrouler l’ensemble de la phrase. On en tirera aussi profit en cours de mathématiques, où la plus petite erreur donne un résultat entièrement faux. Eh oui, les règles de grammaire sont comme les théorèmes ! […]

    Pour l’Eglise, le latin est la langue de l’unité, un signe d’universalité. Pouvoir chanter le Pater noster aux JMJ, c’est quand même autre chose que la cacophonie des Notre Père chantés chacun dans sa langue ! Le pape émérite Benoît XVI a souvent souligné l’importance du latin comme langue universelle de référence pour les textes liturgiques fondateurs du christianisme. […]

    Difficile d’imaginer que le peuple des cathédrales ne sache même plus décrypter les inscriptions à ses frontons ! […]

    Clotilde Hamon

    Extrait de : Famille Chrétienne

     

     

     

     

     


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