• Une grande éminence...

     

     

     

    Histoire

    Armand Jean Du Plessis Cardinal de Richelieu.

     

     

    L’EMINENCE ROUGE… LE CARDINAL DE RICHELIEU.

     

     

    Peu nombreux sont les hommes d’Etat qui, comme Richelieu, ont marqué l’Histoire de France du sceau de leur légende. Admiré ou haï, cet adorateur de Machiavel demeure un grand réformateur politique.

    Armand Jean Du Plessis naît le 9 septembre 1585 à Paris. Il est issu d’une famille noble qui le destine à une carrière militaire. Il étudie au collège de Navarre, puis à la prestigieuse école d’équitation d’Antoine de Pluvinel qui forme également le jeune Louis XIII. Lorsque son frère Alphonse Louis décidé de devenir chartreux, Armand Jean doit embrasser la vie religieuse pour conserver l’évêché familial. En 1606, le Roi Henry IV le nomme évêque de Luçon. Attaché à la défense de l’église catholique, il la dirige en bon théologien.

    Armand Jean est remarqué par Marie de Médicis lors des états généraux de 1614 où il se fait le brillant porte-parole du clergé. L’évêque se sert alors (pas au lit) de la Régente pour gagner sa place à la cour. En 1615 il est nommé grand aumônier auprès de la future Reine Anne d’Autriche, l’épouse de Louis XIII. L’année suivante, il entre au conseil comme ministre de la guerre et des affaires étrangères. Entraîné dans le tourbillon de la disgrâce de Marie de Médicis après le coup de force de Louis XIII en 1617, Richelieu n’a plus l’opportunité de montrer l’éventail de ses talents politiques. Il s’exile à Luçon où dans l’ombre il œuvre patiemment et avec brio à la réconciliation entre le Roi et sa mère. De retour au conseil royal Louis XIII le consacre alors cardinal en 1622 et lui offre un siège au conseil en 1624. Cette nomination marque le début d’une politique inflexible visant à rétablir la pleine autorité du Roi qui doit être le garant de l’unité de l’état.

    Richelieu fixe le cap de la centralisation en réformant les institutions. Il prend des mesures radicales afin de soumettre la noblesse indocile, de briser le pouvoir politique des huguenots et d’affaiblir la Maison d’Autriche. Pendant 18 ans, Il écarte tous ceux qui sont susceptibles de porter ombrage aux grands dessins qu’il imagine pour le Roi et le royaume. Mais ce programme ambitieux fait de lui l’homme à abattre. Il doit alors déjouer nombres de conspirations et incite le Roi a se montrer plus sévère envers ceux qui bravent l’autorité royale. Il se repose sur son éminence grise, le père Joseph, qui joue un rôle diplomatique secret pour briser l’influence des Habsbourg.

    Le cardinal s’illustre au commandement de l’armée royale pendant le siège de la Rochelle face aux huguenots. Il maintient l’ordre mais ne va jamais céder au parti dévot, mené par la Reine mère, qui réclame la suppression du protestantisme en France.

    Si Richelieu laisse l’image du personnage fourbe, cruel et machiavélique décrit par Alexandre Dumas, sa politique, toujours en accord avec la volonté de son Souverain, permet à la France de se hisser au tout premier rang des puissances européennes.

     

     

    La réputation de Richelieu, fut défaite par A. Dumas, qui disait : « On peut faire des enfants à l’histoire, du moment que ce sont de beaux enfants ! »

    En ce qui concerne le Cardinal, il eut mieux fait de n’en point faire…

    Liviaaugustae


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