LA CHIMERE. L’aube glacée entre à travers les vitres Dans l’ombre de ce lit où elle dort, Lasse de volupté, tenant mi-closes Ses douces lèvres où tremble le sourire. Or la lune, frappant dans le coffret Ouvert Les beaux joyaux, fameux ouvrages D’habiles...
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LA SULTANE FAVORITE. N’ai-je pas pour toi, belle juive, Assez dépeuplé mon sérail ? Souffre qu’enfin le reste vive. Faut-il qu’un coup de hache suive Chaque coup de ton éventail ? (1) Dans leur solitude profonde, Laisse-les t’envier toujours ; Vois-les...
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La Grande Odalisque, (détail) Huile sur toile de Jean Auguste Dominique Ingres (1814) (Musée du Louvre) LE POEME DE LA FEMME MARBRE DE PAROS. Un jour, au doux rêveur qui l’aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son...
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Clochettes du bonheur ! Il est là, devant moi, posant sa tache blanche Sur la table en désordre où mon rêve s'épanche... Dans l'air flotte, légère, une subtile odeur Qui pénètre mon être et me va jusqu'au coeur. C'est qu'avec son parfum un chant d'amour...
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« Le sommeil d’Antiope » Corrège. (Musée du Louvre) RECUEILLEMENT. Sois sage, ô ma douleur, et tiens toi plus tranquille. Tu réclamait le soir ; il descend ; le voici : Une atmosphère obscure enveloppe la ville, Aux uns portant la paix, aux autres le...
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Diane au bain de Antoine Watteau (Musée du Louvre) FEMMES. Les robes sont tombées, Abandonnées, elles font des tâches claires Sous l’ombre du gros manguier. Les femmes jouent dans le bassin, Et s’éclaboussent, et rient. L’eau glisse entre leurs cuisses,...
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« Dante et Virgile aux Enfers » E. Delacroix. (1822) (Musée du Louvre) «Lac de sang hanté de mauvais anges, Ombragé par un bois de sapin toujours vert… Delacroix» ET NOX FACTA EST. Depuis quatre mille ans il tombait dans l’abîme. Il n’avait pas encor...
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« Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres, Comme des papillons, errent en flamboyant, Décors frais et légers éclairés par des lustres Qui versent la folie à ce bal tournoyant ; » (Beaudelaire, extrait de : Les Phares) « La Proposition Embarrassante...
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MON DIEU M’A DIT… I Mon Dieu m’a dit : « Mon fils, il faut m’aimer. Tu vois Mon flan percé, mon cœur qui rayonne et qui saigne, Et mes pieds offensés que Madeleine baigne De larmes, et mes bras douloureux sous le poids De tes péchés, et mes mains ! Et...
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NANA, par E. Manet (1877) (Hambourg, Hamburger Kunsthalle) La femme à ses miroirs, Voit briller des étoiles, Et sourit à des songes, Qui embrasent son front. Ses yeux sont pleins de lunes, Et la caresse soyeuse de ses cheveux, Lui fait cambrer les reins....
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