« Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent. »
Robert Desnos
Près d'eux, les vautours veillent...
(image internet)
« La femme a perdu son prestige avec son jupon. Difficile de marivauder en short ! »
Frédérique Hébrard
L’âgisme regroupe toutes les formes de discrimination, de ségrégation et de mépris fondées sur l’âge.
Selon le Glossaire du site Stop Discrimination publié par l'Union européenne, l'âgisme est un « préjugé contre une personne ou un groupe en raison de l'âge ».
Selon l'Observatoire de l'âgisme, l'âgisme est pour l'âge ce que le sexisme est au sexe ou ce que le racisme est aux races.
L’âgisme est une problématique qui va de pair avec le féminisme puisqu’ils traitent tous les deux de questions identitaires en lien avec l’image du corps, qui est construite selon les normes sociales propres à chaque culture. Par exemple, la culture occidentale favorise la productivité, le pouvoir et la beauté, tout en maintenant l’idéalisme de jeunesse éternelle. En ce qui à trait au féminisme, l’image est transposée sur le corps féminin, alors qu’en ce qui concerne l’âgisme, l’image est projetée sur le corps vieillissant. Toutefois, le féminisme n’adresse pas l’âgisme en fonction des personnes vieillissantes ni des relations de pouvoir qui y sont rattachées; le mouvement féministe se concentre davantage sur les problématiques actuelles entourant l'âge des jeunes adultes, femmes et filles.
Si le terme âgisme faisait, lors de sa création (en 1969, aux États-Unis, par le gérontologue Robert Butler), surtout référence aux discriminations touchant les personnes âgées ; il est employé aujourd’hui pour toutes les personnes qui en sont victimes quel que soit leur âge. De nombreuses manifestations de l’âgisme touchent en effet les jeunes.
Compte tenu du vieillissement de la population occidentale et de l'augmentation de l'espérance de vie, cette valorisation de la jeunesse risque de faire des personnes âgées les principales victimes de l'âgisme ! […]
Cela commence à se faire sentir chez nous, il n'y a pas si longtemps, deux gamines se moquaient d'une vieille dame et la traitaient de « vieille chnoque » j'ai juste dis en passant : «vous ne resterez pas toujours jeunes, vous êtes de futures vieilles chnoques ! » ces petites sottes sont restées un peu interloquées par mon intervention.
Les jeunes oublient toujours qu'eux aussi, deviendront vieux un jour !
Livia