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Antiquité

 

 

 

 

 

 

LE MARIAGE A ROME

 

 

 

 

 

numérisation0010Scène de mariage romain (détail d’un sarcophage). Où l’on voit les dieux présider à l’union des époux.

 

En rupture avec les civilisations matriarcales, la société romaine promeut un système patriarcal fondé sur le droit, ou le mariage a surtout un rôle politique.

A Rome, pouvoir, patrimoine et paternité ne font qu’un. Les chefs de clans primitifs sont devenus les pères fondateurs dont les noms sont inscrits sur l’album sénatorial (le mur blanc du Forum) : ce sont les patres conscripti, appelés encore patriciens. Lorsque le père parle de sa familia (ceux qui vivent sous son toit) il cite ses enfants, sa maison, ses biens, ses esclaves et parfois son épouse…

Le mariage a surtout pour but de faire passer une femme d’un clan à l’autre, pour continuer la famille. Le but du mariage est d’avoir des enfants. Jusqu’à 7 ans, l’enfant est comme son nom le suggère in fans, celui qui ne parle pas, car il est totalement sous le pouvoir du père depuis la naissance. En effet, le jour de l’accouchement, le père lève le bébé dans ses bras et le proclamer ainsi son fils. Mais il peut aussi le laisser, ce qui arrive souvent si c’est une fille, et il est parfois jeté sur un tas d’ordures : c’est l’exposition. Ce pouvoir sur l’enfant dure jusqu’à la mort du père, la notion de majorité n’existant pas. La nécessité de la descendance est telle que, faute d’héritiers, le mari adopte toujours un garçon.

La femme, même mariée est, elle, toujours une mineure, elle n’a juridiquement aucun droit. Sa dot est gérée par son mari, et elle n’en récupère l’usage qu’à son veuvage. Légalement le consentement mutuel fait les noces, mais cet adage répété par tous les juristes puis repris par les chrétiens est trompeur.

En réalité se sont les parents qui décident du choix des jeunes époux.

Le mariage est donc un acte politique et social où la femme est enfin considérée le jour où elle devient mère. C’est la matrone crainte et respectée.

 

 

 

 

 

numérisation0008Scène de concorde conjugale.

 

 

 

 

 

numérisation0006 (2)Scène de concorde conjugale, détail d’un sarcophage d’un général romain

(120-180 après JC.)

 

Alors que la République romaine laisse la place à l’Empire (27 avant J.C), la mariage est tellement décrié qu’un juge en vient à dire : « le mariage est une source de tracas, nous le savons tous, il n’en faut pas moins se marier par civisme ».

Constatant le dépeuplement, les réformes d’Auguste ont pour but de renforcer la famille. Mesure inopérante car, à partir de 50 avant J.C., l’épouse peut malgré tout répudier son mari, à travers le divorce par consentement mutuel qui se répand. Mariée de force, souvent divorcée, la femme peut alors chercher un amant de cœur. Grâce à sa dot, elle peut vivre indépendante, en concubinage.

Tout ceci concerne la haute société des familles patriciennes, d’où s’échappent jeunes veuves et matrones divorcées à la recherche de la liberté. La fille de l’Empereur, Julie, donne le mauvais exemple. Le maître à penser de toutes ces femmes est Ovide, auteur de l’Art d’aimer, véritable manuel de séduction. Auguste l’exile sur les bords de la mer Noire pour avoir révélé ses recettes. Mais ces pratiques gagnent toute la société. Quand à la misogynie romaine elle en ressort renforcée, il n’y a qu’à lire Juvénal, pour qui tous les défauts se retrouvent chez les femmes.

Tel est l’état du mariage romain, alors que le christianisme s’apprête à peser dans la société.

 

 

 

 

 

numérisation0006Mariage heureux.

(Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye)

 

 

Michel ROUCHE (Professeur émérite à la Sorbonne)

Extrait de : Famille Chrétienne

 

Avec le christianisme, le mariage retrouve ses lettres de noblesse, comme le montre la sculpture ci-dessus, montrant un couple de Gallo-romain unis par les liens du mariage.

Le mariage survivra encore longtemps, il faut attendre la Révolution française, pour que le divorce revienne sur le devant de la scène, c’est ainsi que pour des raisons politiques, « Napoléon, put se séparer de Joséphine ».

 Et à notre époque, l’on ne se marie même plus, on fait des enfants par accident, et là panique ! On les fait « sauter ». Ou pour se faire plaisir, lesquels enfants deviennent plus tard, des paumés, sans morale, sans repères, sans idéal, puisque sans les garde-fous que procure une famille.

Et je ne parlerais pas du projet en cours que l’on nous mitonne…

Liviaaugustae

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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