MOURIR A ROME.
La mort peut être considérée d’un point philosophique. Pour les stoïciens, élèves de Sénèque, Caton ou Cicéron, elle n’est pas une fin en soi. C’est une suite logique de notre existence. Il ne
faut par conséquent ni la craindre ni la célébrer.
C’est ce que rappelle Cicéron dans le De Senectute : « Il existe un mot du sage Solon dans lequel il dit ne pas vouloir que sa mort ne sois pas accompagnée de la douleur et des
lamentations de ses amis. Il veut, je crois, être chers aux siens. Mais à mon sens, Ennius parle mieux : que personne ne m’honore par ses larmes et ne célèbre mes funérailles en pleurant. Il
ne pense pas qu’on doit s’affliger de la mort si elle est suivie de l’immortalité. » La mort et plus précisément le chagrin qu’elle engendre, doit être tenue à distance. S’en détacher
garantit la paix de l’âme.
Disparus, mais pas oubliés. De
J.W. Waterhouse (1873)
(Collection particulière)
Pour les citoyens romains la mort est l’ouvre des Parques, filles de Jupiter et de Thénis elles sont associées directement à la mort.
La mort, l’heure finale, est donc décidée par les Dieux. Les romains évoquaient le Fatoum autrement dit la fatalité. Les Dieux ont en quelque sorte le droit de vie et de mort sur les hommes et
sont donc à considérer lors des funérailles.
Extrait de : Histoire antique et Médiévale, de Pauline Ronet.