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ELISABETH LOUISE VIGEE-LE BRUN
 
 
 
 
 
numérisation0001Autoportrait au chapeau de paille, vers 1782.
 
(National Gallery Londres)
 

 

 

 

 

 

numérisation0004Autoportrait : Madame Vigée-Le Brun et sa fille Jeanne-Lucie, dite Julie 1789.

(Musée du Louvre)

 

Elisabeth Vigée-Lebrun demeure une des plus illustres artistes de son époque. Enfant prodige, elle peint son premier portrait à 13 ans. Dix ans plus tard, sa réputation est telle qu’elle est appelée au Château de Versailles par la Reine Marie-Antoinette dont elle devient le peintre attitré. A 28 ans, elle est admise à l’Académie de Royale de peinture.

 

 

 

 

 

numérisation0003La reine Marie-Antoinette et ses enfants, 1788.

(Château de Versailles)

La Reine est ici représentée avec ses quatre enfants, et elle attend son cinquième, (le pauvre Louis XVII, est dans le berceau).  Madame Royale est debout à côté de sa mère, (elle fut rachetée par son grand-père l’Empereur d’Autriche). Le premier Dauphin Louis Joseph Xavier François et  deux de ses sœurs ont eu la chance de mourir avant la révolution, échappant ainsi aux bourreaux.

 

 

 

 

 

numérisation0005Portrait de Marie-Antoinette dit à la rose. (1783)

 

 

 

 

 

numérisation0006Portrait de Marie-Antoinette en robe de gaulle, (1783)

La Reine Marie-Antoinette avait laissé faire son portrait par des peintres qui n’avaient pas su rendre l’éclat de sa carnation. Sa rencontre avec Madame Vigée-Le Brun en 1778, fut décisive. La Reine en fit son peintre officiel et son amie. L’artiste lui apporta en effet l’image qu’elle attendait d’elle-même, celle d’une jolie femme, un peu mélancolique qui ne perdait rien de sa séduction tout en restant la parfaite représentation de la souveraine, du moins sur le portrait de Marie-Antoinette dit à la rose. En revanche, celui qui la représente en robe de mousseline blanche, avec une capeline, fit scandale au salon de 1783 : une souveraine ne pouvait pas s’habiller comme une femme de chambre.

On murmura que la Reine, plutôt que d’enrichir les soyeux de Lyon, préférait les fabriques de linon de Bruxelles, alors ville Autrichienne. On jugea plus prudent de retirer le tableau.

 

 

Lorsque la révolution éclate elle quitte Paris.

Commence une longue errance à travers l’Europe. Elle séjourne en Italie, puis se rend en Autriche, enfin en Russie où règne la Grande Catherine. Partout elle est adulée, fêtée. Elle travaille sans relâche, mais la France, sa mère Patrie lui manque cruellement. Après sept années passées à Saint-Pétersbourg, elle regagne la France en 1802. Le retour de Madame Vigée-Lebrun est salué par la presse et le soir même de son arrivée un concert est donné en son honneur. Elle y retrouve des amis, mais plus rien n’est comme autrefois. La société lui paraît terne, désenchantée. Elle peint quelques portraits dont celui de Caroline Bonaparte qu’elle trouve fort mal élevée. Elle vieillit doucement entourée des siens. Elle est en proie à des attaques cérébrales et, lors d’une attaque plus sérieuse, elle perd la vue. Elle meurt à son domicile parisien le 30 mars 1842.

La vie passionnante de Madame Vigée-Lebrun tient au fait qu’elle a côtoyé et portraituré nombre de grands personnages de son siècle. Jolie, talentueuse elle s’est fait des amis dans chaque pays et chaque pays traversé à nourrit sa peinture, mais c’est en France qu’elle a fait toutes ses études et c’est à Versailles qu’elle s’est fait un nom, une réputation qui lui ont permis de se hisser au sommet de son art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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