Le repentir de David :
enluminure de Jean Combe (1440-1493)
(Château
de Chantilly)
L’une
des enluminures dans les « Très Riches Heures du duc de Berry.
Elle
illustre les Laudes de l’office des morts, qui commencent par le Psaume 50, le Miserere : « Aie pitié de moi, mon Dieu ».
Ce
Psaume exprime le repentir de David. Au second livre de Samuel est relaté son crime : avoir couché avec Bethsabée, femme de l’officier Urie, puis envoyé Urie à la mort.
Sur
les reproches de Nathan, David se repent. Il va jeûner dans une caverne hors de la ville. Un ange apparaît, tenant le glaive de la justice divine.
En
1416, le duc de Berry meurt d’une épidémie en même temps que les frères Limbourg, trois jeunes génies qui peignaient son livre d’Heures, un des plus beaux jamais réalisés, et le laissèrent
inachevé. Une de ses filles ayant épousé le duc de Savoie, c’est son petit-fils Charles de Savoie qui héritera du précieux manuscrit. Il le fit achever soixante-dix ans plus tard à partir de
1482, par le plus grand enlumineur d’alors (sans égaler l’immense talent des frères Limbourg). Le style Colombe est différent, il excelle dans les paysages plus que dans les
personnages.
Le
livre d’Heures des laïcs se composait d’un calendrier, des offices de la Vierge, de la Croix et du Saint-Esprit, suivis des fêtes des saints, de prières et de psaumes (illustrés par l’Ancien
Testament), de l’office des défunts et des messes des grandes fêtes.
Notre
enluminure se situe aux deux tiers du livre, après les psaumes et avant la représentation de l’enfer.
Marie-Gabrielle
LEBLANC
Extrait
de : Famille Chrétienne.