Le « petit » Jugement dernier.
(Palais Corsini Rome)
Le jugement dernier est le panneau central d’un triptyque, peint par le Bienheureux Fra Angelico.
Au centre du tableau, l’Ange que vit Saint Jean dans l’Apocalypse, tout doré, tient la croix du Christ pour rappeler qu’il est mort pour sauver les hommes et qu’il est
miséricordieux.
Le Christ apparaît dans une mandorle dorée pour juger les vivants et les morts qu’il bénit, tout en tenant dans la main gauche le livre ouvert de la parole de Dieu. Il est entouré par des
Apôtres, dont Saint Pierre à sa droite, et Saint Paul à sa gauche.
En bas à gauche, les Elus, vêtus de couleurs chatoyantes, sont accueillis par les Anges ; à droite, les damnés, dans la grisaille, sont poussés vers l’enfer par un diable.
En 1447, le Bienheureux Fra Angelico débute la décoration à fresque d’une chapelle dans le Cathédrale d’Orvieto, en Ombrie. Il travaillera trois ans et ne l’achèvera jamais, mais son grandiose
Jugement dernier y est très admiré. Inspiré par ce thème qu’il traitait en grand format, le dominicain peignit le même année deux petits triptyques du Jugement dans un style très proche. Une
quinzaine d’année plus tôt, Fra Angelico avait déjà peint un Jugement dernier en 1432 beaucoup plus célèbre, au couvent San Marco de Florence, où l’on voit l’enfilade de tombes
ouvertes.
Marie-Gabrielle LEBLANC : extrait de Famille Chrétienne.