Par Liviaaugustae
Il faut en finir avec l’idée que le thé serait une passion, une coutume réservée aux seuls Anglais !
C’est en 1635 que pour la première fois le thé fit son apparition à la cour de France. Il fallut attendre 1650 pour que la « boisson bénie de Dieux» fasse son entrée à la cour d’Angleterre, à la faveur du mariage de Charles II avec Catherine de Bragance.
Ainsi, comme aujourd’hui les Japonais le reconnaissent volontiers, il existe bel et bien un goût du «thé à la française ».
Et quelles en sont les manifestations ?
Des salons de thé, de plus en plus raffinés et en quantité cinq fois plus importante que dans tout autre pays européen ; des comptoirs perpétués depuis le XIXe siècle ; une tradition porcelainière et d’orfèvrerie fertile et vigoureuse ; à quoi il faut bien ajouter notre fameux savoir-faire et une volonté délibérée de retrouver les valeurs sûres du patrimoine gastronomique, dont le thé, quoique cultivé ailleurs fait assurément partie.
La consommation courante, longtemps banalisée, aspire à un retour à l’exigence.
Le thé en vrac, et notamment les meilleurs crus des jardins de Darjeeling en Inde, sans doute le thé le mieux adapté au « goût français » nous sauverons toujours des ennuyeux sachets en papier et autres infusettes.
« Un peu de thé, un peu de conversation » écrivait Madame de Caivallet sur ses cartes d’invitation.
Vous allez sourire, à l’image de l’eau frémissante dans votre bouilloire, évoquant le « chant d’une cigale exhalant sa tristesse à l’été qui s’en va » (Okakura Kakuso)
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