Nicolas Boileau
Jean-Baptiste Santerre
Un petit clin d’oeil à mon article sur les pro et anti loups, publié le jeudi 22 août dernier...
« De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air,
Qui marchent sur terre, ou nagent dans la mer,
De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome,
Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme »
Il a encore raison ici, le temps s’en va si vite, que nous peinons à le suivre… «Hâtons-nous ; le temps fuit et nous traîne avec soi. »
Mais comme il le dit, il faut se hâter lentement et sans perdre
courage...
«Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Plissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacer… »
La citation ci-dessous est très réaliste, nous pouvons constater tous les jours que ce qui plaisait à nos parents, ne nous plaisait guère et nos enfants et petits enfants se gaussent de ce que nous avons aimé, chansons, mode, etc...
« Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses mœurs… »
Du temps de Boileau il valait mieux fuir les médecins, ils ne
savaient pas grand-chose et tuaient plus souvent qu’ils ne
guérissaient...
« La preuve qu’il ne fut jamais mon médecin, c’est que je suis
encore en vie… »
L’honneur à l’époque était un statut qu’il ne fallait surtout pas
prendre à la légère, mais aujourd’hui, sait-on seulement ce que ce
mot signifie ???
« L’honneur est comme une île escarpée et sans bord : On ne peut
plus y rentrer dès que l’on est dehors… »
Aujourd’hui, non seulement nous ravageons la terre, mais nous
détruisons aussi le ciel !
« On peut être héros sans ravager la terre… »
Même avant de connaître ce judicieux conseil de Boileau, je
délaissais un livre dès que je m’apercevais qu’il ne m’intéressait
pas, quand je trouvais que le style était lourd, que l’histoire ne
tenait pas la route… je connais par contre des personnes qui
s’obligent à lire certains livres, rien que pour aller raconter qu’ils
les avaient lu et combien ils les avaient aimés !
« Un livre vous déplaît ; qui vous force à le lire ? Laissez mourir un
fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?… »
Et pourtant, sous prétexte que – la langue évolue – notre langue
est détériorée, on y a amalgamé des tas de mots étrangers, il y en
tant, qu’une poule n’y retrouverait pas ses petits !
« Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divin est toujours, quoi
qu’il fasse, un méchant écrivain… »
Si tous ceux qui voulaient écrire – souvent parce qu’ils sont fille
ou fils de – suivaient le conseil ci-dessous, nous n’aurions pas
cette flopée de bouquins nuls et sans sel qui encombrent les
librairies...
«Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. »
Et pour terminer en beauté :
«Rien n’est beau que le vrai : Le vrai seul est aimable… »