L’or plus important que la vie
humaine… ?
Travaillez
aux œuvres de Dieu !
C’était
un des slogans de mai 68 : « Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner ».
Ce
cri mérite d’être entendu. Dans le contexte de « crise » qui est le nôtre, il n’a perdu ni sa pertinence ni sa virulence. Il dit
l’angoisse de l’homme, son désir de vivre, sa crainte d’être réduit à sa valeur monétaire et à son utilité économique. Certes, il est beau et noble de travailler, la Bible l’affirme et l’Eglise
l’enseigne. Mais le travailleur n’est pas qu’un rouage de la machine économique. Sur ce point le marxisme et le libéralisme se rejoignent ; dans une vision matérialiste, en effet, l’être
humain est réduit à ses fonctions de production et de consommation.
Or,
l’homme est appelé à un travail d’une tout autre dimension : « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie
éternelle ».
A
travers tout ce qu’il fait, à travers ses œuvres terrestres, aussi bien ses humbles tâches quotidiennes que ses réalisations grandioses ou exceptionnelles, il a vocation de participer à
l’avènement du Règne de Dieu. Une qualité de présence et d’engagement, de justice et de service, de solidarité et de communion, de don et même de sacrifice : ainsi l’homme au travail se
laisse-t-il lui-même travailler par l’Esprit de Dieu…
Père
Alain Bandelier
Extrait
de : Famille Chrétienne