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Billet.

 
 
 
 
 
DES AILES DANS LE VENT…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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La Merveille et la Flèche.
 
Vous voyez cette Merveille hérissée d’éoliennes ?
 
 
 
A la frontière du temps et de l’éternité, il est des espaces sacrés, tendus vers le monde invisible et signes que la vie terrestre possède un sens qu’elle ne produit pas.
 
Le Mont-Saint-Michel est un de ces lieux rares. Fût-on le plus ignare ou le plus exotique des touristes, la contemplation de la baie et la promenade au Mont laissent dans le cœur un goût d’ailleurs. L’alliance unique de son architecture et la pureté du paysage libère l’esprit de la matière pour l’élever à l’intuition de l’infini.
 

 

 

 

 

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Le Mont-Saint-Michel  (marée d’équinoxe)

 

Le projet de construction d’un parc d’éoliennes visibles depuis le rocher et sa baie, s’alignant plus haut que le Mont et clignotant la nuit, est venu bousculer l’harmonie millénaire. Le 4 juillet dernier, s’émouvant après beaucoup d’autres de l’offense faite au paysage, l’Unesco brandissait une menace inouïe : retirer au Mont-Saint-Michel son inscription au patrimoine mondial !

Exagération ? Outrecuidance ? Ou signe d’un malaise dans la civilisation ?

 

UNE QUERELLE SYMBOLIQUE…

 

Malaise sûrement. Car ce qui est inscrit au patrimoine mondial, c’est ce transcende les siècles pour témoigner d’une qualité d’incarnation qui est le bien commun à tous les hommes. D’où la valeur symbolique de cette querelle. D’un côté se profile, sur les ailes des éoliennes, la frénésie de la consommation énergétique moderne, portée par un modèle de développement fondé sur l’avoir, l’utile, le consommable, le recyclage  avec comme objectif ultime sous-jacent : « Rien que la terre ».

Cette frénésie-là nous précipite dans l’exploitation des énergies renouvelables avec la même absence de mesure et de réflexion sur les finalités que celle qui a présidé aux excès du carbone. On nous parle d’écologie. Outre que le fait que la blessure du paysage rend cette justification contradictoire, où passe, dans ce type de choix, l’écologie humaine ?

 

AILES DE L’ARCHANGE VERSUS EOLIENNES…

 

De l’autre côté se dresse sur les ailes de l’archange, la résistance de ce qui donne à toute vie humaine son sens : un patrimoine de beauté, et l’histoire gravée dans le roc d’hommes divers mais unis par la même espérance que le Ciel existe et qu’il est même, sur l’océan du monde, la seule qui vaille au bout du compte.

« Il faut bien vivre », objectera-t-on. Certes, mais à quel prix ? Rien de durable ne peut-être construit si l’on oublie que « l’homme passe infiniment l’homme ». Toute solution technique se doit d’être ordonnée à cette réalité. Sinon, il est à craindre qu’autant en emporte le vent !

Extrait de Famille Chrétienne : par Marie-Joëlle GUILLAUME.

 

 

 

 

 

 

 

 

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