Avec l’urbanisation de nos sociétés, les lieux de sépultures se trouvent de plus en plus reléguées à la périphérie des grandes villes. Evolution inéluctable ? Obstacle au deuil et à la
mémoire ?
Dans la Rome antique, les tombes sont parmi les vivants. Par exemple, les mausolées d’Auguste et d’Hadrien se retrouvent en plein cœur de Rome. Le long des routes, les tombes sont un témoignage
de la vie de ceux qui y reposent. Le somptueux tombeau de Cecilia Metella, se trouve sur la « via Appia ».
Le cimetière Médiéval, un vrai lieu de vie !
Au moyen Age, les cimetières jouxtaient les églises. On y commerçait, on s’y retrouvait pour discuter, et on y organisait même jeux et fêtes. La vie alors ne faisait qu’un avec la mort.
L’évacuation des cimetières hors des villes date du XVIIIe siècle et tient avant tout à des raisons d’hygiène.
Avec la déchristianisation, nos défunts, après avoir vieillis seuls en maisons de retraite, sont enterrés seuls. De fait les cimetières sont de moins en moins visités.
Hors les murs, les cimetières ont tendance à être séparés des lieux de culte. Ce phénomène contribue à l’individualisation de la mort et à son escamotage.