Par Liviaaugustae
Hier c'était officiel, l'été commençait sur le calendrier, alors que sans tralala, en douce et plein de chaleur, l'été s'est installé depuis le début de juin.
Dans la nuit déjà, des éclairs griffaient avec rage la voûte du ciel, tandis que Jupiter faisait tonner l'orage.
Pour ce premier jour d'été le ciel était plutôt chagrin, on ne savait pas très bien si l'on devait porter un chapeau pour se protéger des feux de Phébus, qui, têtu, voulait encore nous irradier, ou prendre un parapluie pour éviter les averses violentes et fréquentes de Borée qui échevelaient le gros marronnier du jardin et tordaient voluptueusement les catalpas du Boulevard ?
Apparemment personne ne se souvient du mois de juin de l'année 2003, qui avait été très, très chaud sur toute l'Europe et au cours duquel nous avions flirté avec les 40°, tandis que les médias font des tonnes sur « la vague de chaleur » soi-disant exceptionnelle d'aujourd'hui...
Prenons la clé des champs et partons sur les sentiers durant les soirs bleus d'été avec Rimbaud.
Livia
Un sentier d'été en Dordogne...
(photo de mon fils)
Sensation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.
Rimbaud
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