Par Liviaaugustae
Franchouillard…
Autrefois, on disait : « français moyen ». A présent, on dit franchouillard. Dans « français moyen », il n’y avait qu’un peu de moquerie. Un peu de tendresse aussi car on aimait bien les français, fussent-ils moyens, voire au-dessous de la moyenne. L’expression en outre, laissait entendre qu’il existait des français supérieurs. Franchouillard est carrément haineux et insultant. Seuls des français pouvaient l’inventer pour désigner leurs frères.
Le franchouillard a les mêmes défauts que le français moyen. D’ailleurs il ressemble comme deux gouttes d’eau au français moyen de 1910, lequel, soit dit en passant, gagna la guerre de 14 au prix de quinze cent mille morts. Les poilus étaient Franchouillard jusqu’à se faire tuer. Comment les Boches les appelaient-ils alors ? Franchouillard, prononcé à l’allemande : vandgeouillarte les aurait fort égayés.
Les mots, particulièrement les néologismes, ne sont jamais innocents. « Franchouillard » a une double mission, l’une de souligner la vulgarité d’une certaine droite plus ou moins traditionnelle et populaire ; l’autre de jeter le discrédit sur l’idée de Patrie, incompatible avec le mondialisme, l’européanisme maëstrichien vers quoi on s’efforce de nous acheminer. Il y a une foule d’anglouillards depuis Mme Thatcher, et une foule d’américanouillards depuis Me Reagan, mais nul chez nous ne s’est avisé de les baptiser ainsi. Nous en serions passablement scandalisés.
Jean Dutour : A la Recherche du Français Perdu.
Ce livre a été écrit en 1999, année à laquelle on méditait de nous délester de notre identité, c’est fait aujourd’hui, et on nous traite de « Franchouillard » tout les jours que Dieu fait, simplement parce que nous voulons sauvegarder, ces mots si beaux, tels que : Patrie, Civilisation, Nation, Patrimoine, Honneur ! Et pourquoi ?
Pour ménager les envahisseurs, ils sont nous dit-on « une chance pour la France » ! Résultat, le français perdu !
Liviaaugustae
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