Par Liviaaugustae
Mercredi 11 novembre 2020
Commémoration en hommage aux morts de la « Grande Guerre »
« Gagnée ou perdue, toute guerre se réduit à une défaite de l'homme ».
Robert Sabatier
L'enfer d'une tranchée en 14/18
(image internet)
Qu'on le veuille ou pas, il est impossible d'oublier ce passé, il nous marque encore […]
Parmi les combattants morts durant la bataille des Eparges, il y avait Pierre Rousselot, petit fils d'Ignace de Loyola dont la dépouille mortelle n'a jamais été retrouvée, en dépit des recherches.
Ramassé par l'ennemi, pour être conduit vers une ambulance, il dit à ses porteurs : « Mes amis je vais mourir ; c'est inutile d'aller plus loin. » Et d'ajouter : « Je vais vous donner ma bénédiction. »
Pierre Rousselot
Celui qui quelques jours avant écrivait à ses parents : «Nous venons de passer six jours sur des crêtes récemment conquises presque en entier. Journées terribles ; notre bataillon y est arrivé à l’effectif de 740 hommes, et a eu en quelques jours plus de 350 hors de combat (…). Certains soldats étaient écrabouillés terriblement, et je garderai toujours le souvenir de ces tranchées que j'avais souvent à traverser et où morts et blessés étaient en tas les uns sur les autres, avec des cris déchirants : « Achève-moi mon vieux ! Donne-moi à boire. » Dans cet enfer de boue et de feu Pierre Rouselot donne des absolutions sous les bombardements.
Comme on les oublie toujours je me permets de rappeler les 2949 prêtres diocésains, 1571 religieux, 1300 séminaristes tombés au champs d'honneur, sans oublier 375 religieuses ambulancières mortes en service.
Gérard Leclerc
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