Par Liviaaugustae
Vieux moulins dans la campagne de Karukéra (Guadeloupe)
En remontant le temps…
Sur ces vestiges des siècles passés, la nature a repris ses droits, la végétation tropicale, sans complexe, s’accroche aux vielles pierres et coiffe la tour de bouquets végétaux, à l’ombre d’un flamboyant fleuri.
On les rencontrait souvent en grande terre, (Guadeloupe), le long des chemins de pierres blanches, sur les quelles, à cette époque, les rares autos qui s’y aventuraient soulevait un voile de poussière blanche, qui retombait mollement enfarinant les buissons…
Lorsque j’étais enfant, je bâtissais des châteaux pleins de songes, en les voyant somnoler, dans la chaleur de l’après-midi, les campêches aux épines acérées, surchauffées, exhalaient de capiteuses fragrances, et les « vonvons » gourmands, y bourdonnaient ivres de parfums, leur vol lourd, faisait frémir le silence régnant alentours dans la campagne silencieuse.
Mais, le bourg passé, aux parfums des campêches, la brise marine, enroulait des volutes iodées, des arômes de sucre chaud, et de rhum, provenant de la distillerie toute proche…
Nous étions arrivés, c’était Bellevue, c’était la maison blanche nichée dans la verdure, c’était le paradis !
(Ces vestiges de tours, sont les restes des unités sucrières de 1750, environ, jusqu’à la fin du XIXe siècle, où les usines que j’ai connues les ont remplacées…)
Liviaaugustae
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