Par Liviaaugustae
L’Eternel Printemps de Maurice Denis (1908)
PRINTEMPS
Printemps mon bel ami
Te revoilà, en habits verts,
Des chants d’oiseaux,
Pleins les roseaux.
Les feuilles nouvelles-nées,
Frémissantes, s’étalent, acidulées,
Sur toutes les branches.
Les fleurs aussi sont écloses
Dans les jardins, et les prairies
Où serpente le ruisseau qui chante.
Mais le soleil se fait rare,
Parfois, entre deux larmes de pluie,
Il échappe aux nuages,
Qui le happent, et le bâillonnent,
Dans leurs moelleux édredons,
Danse dans un petit carré de ciel bleu,
Et caresse tendrement la nature.
Alors, les papillons volages, visitent les jardins,
Un baiser par ci, un baiser par là,
Aux fleurs cramoisies…
Les abeilles, elles aussi, très affairées,
Butinent, zonzonnent,
Et s’enivrent de pollen.
Soudain, c’est l’éternel printemps…
Liviaaugustae
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