Par Liviaaugustae
Aujourd'hui 8 octobre à Nice on fête sainte Réparate, qui aurait donné à la célèbre Baie des Anges, sont nom !
Et même si cette histoire, parfumée et ailée n'est qu'une belle légende, je la trouve charmante...
Le bord de mer, vu depuis la colline du château...
(image wikipédia)
À une date que l’histoire n’a pas retenue, mais c’était il y a bien longtemps, les habitants de Nice qui observent la mer restent tout étonnés car un merveilleux spectacle se déroule sous leurs yeux : du large, alors qu’aucun vent ne souffle, vient, voiles gonflées, un délicat esquif. Quelques pêcheurs vont y voir de plus près et demeurent sans voix. Le navire, en effet, n’a pas d’équipage, ni de barre et, ce que de la terre ils ont pris pour sa voilure, se révèle en réalité être les immenses et blanches ailes d’anges qui le poussaient doucement vers la plage et l’y firent accoster tout en douceur avant de s’envoler vers les cieux.
De l’embarcation échouée sur les galets monte un parfum ineffable qu’il faut moins attribuer aux fleurs splendides qui la recouvrent tout entière ainsi qu’à la dépouille à laquelle les roses, les jasmins et les lis servent de linceul. C’est celle d’une toute jeune fille d’une beauté exquise recouverte d’un fin voile blanc. Il est indiqué qu’elle se nommait Reparata et que, chrétienne, cette vierge a subi le martyre à Césarée de Palestine et a succombé après avoir échappé miraculeusement à une longue suite de supplices atroces. Ainsi la sainte accoste-t-elle dans la cité dont elle deviendra la patronne et dont la cathédrale recevra un jour son nom.
La légende de sainte Réparate, ou Réparade, mais l’on dit aussi, curieusement, Liberata, fait sourire les beaux esprits, à l’instar de toutes les trop belles histoires fondatrices de lieux de pèlerinages. La faute en est peut-être à ceux qui voulurent, pour lui donner plus de force, l’entourer de trop de détails, à commencer par la date supposée, l’an 251, et le lieu du martyre de l’adolescente.
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