Par Liviaaugustae
Nous voilà arrivés au terme de cette année 2021, une annus horribilis, avec ce Covid qui refuse de nous quitter !
Les enfants sont repartis, tout est calme, trop calme, j'ai un peu de vague-à-l'âme...
Ce soir, je fêterai donc la fin de cette année : sans réveillon*, sans champagne, sans flon-flon ni feux d'artifice... en compagnie de Sainte Mélanie !
Sainte Mélanie
A quatorze ans, cette jeune aristocrate romaine épousa son cousin Pinien qui en avait dix-sept. Dix ans plus tard, ils perdirent leurs deux enfants et décident d'un commun accord de suivre les conseils évangéliques. Riches, ils liquident tous leurs biens et quittent Rome peu avant qu'Alaric vienne la piller. Ils se retirent d'abord en Sicile puis à Thagaste dont le diocèse a pour pasteur un ami et voisin, saint Augustin, évêque d'Hippone. Ils y amènent avec eux quinze eunuques et autant de servantes. Toutes les terres de Thagaste leur appartiennent. Les fidèles veulent que Pinien soit leur évêque, car ce serait la fortune assurée pour la communauté chrétienne.
Mais Pinien et Mélanie s'en vont à Jérusalem. Pinien y meurt en 440 (ou 432), Mélanie fonde un monastère non loin du lieu de l'Ascension, sur le Mont des Oliviers. Elle y meurt, de retour de la fête de Noël à Bethléem.
Martyrologe romain
Bonne fête à toutes celles qui portent ce joli prénom !
*Réveillon, du latin populaire exvigilare, “s’éveiller, veiller, passer le temps en veillant”
Ce mot a d’abord été utilisé, à la fin du Moyen Âge, pour un repas tardif.
Aux XVII-XVIIIe siècles, c’est un terme plutôt bourgeois ; les nobles lui préfèrent médianoche, venu de l’Espagne.
Le sens de “repas de fête fait la nuit de Noël” est attesté pour réveillon au XVIIIe siècle, et ne s’étend au Nouvel An qu’au début du XXe siècle. Par métonymie, (cause et effet, inclusion, ressemblance, etc.), le mot s’emploie ensuite pour la fête elle-même.
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