Portrait de Théophile Gautier par Auguste de Châtillon (1839)
Théophile Gautier, né à Tarbes, le 30 août 1811 et mort à Neuilly, le 23 octobre 1872, est un poète, romancier et critique d’art français.
S’il est né à Tarbes, il est cependant parisien depuis sa plus tendre enfance. Il fait la connaissance du futur Gérard de Nerval au Collège Charlemagne et s’intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu’il reconnaît comme maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse « bataille d’Hernani », le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833, dans Les Jeunes-France.
En 1831-1832, il publie ses premières poésies qui passent inaperçues… Il écrit à cette époque des nouvelles dans le genre fantastique « La Cafetière (1831) et « Le Roman de la Momie en 1858 »
A la demande de Balzac en 1836, il donne des nouvelles et des critiques d’art au journal : La Chronique de Paris et ensuite à d’autres journaux…
Il fait de nombreux voyages en Espagne, et plus tard en Algérie, en Egypte, en Italie et en Grèce, qui nourriront plusieurs publications…
C’est en 1852, que paraît « Emaux et Camés » recueil de vers qu’il enrichit jusqu’en 1872, qui fait de son auteur un chef d’école : Baudelaire dédit Les Fleurs du mal au « poète impeccable » et Théodore de Banville salut le défenseur de « l’art pour l’art », précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme …
Poème de Théophile Gautier gravé sur un vase d’Emile Gallé en 1889, en hommage au poète.
« Nos voisins disent : Shakespeare et Goethe ! nous pouvons leur répondre :Victor Hugo et Théophile Gautier ! » écrivait Baudelaire deux ans après avoir offert à son « maître et ami » la somptueuse dédicace des Fleurs du mal : « Au poète impeccable, au parfait magicien ès lettres françaises… »
De cet écrivain glorieux, influent, abondant, de ce poète qui était aussi romancier, critique littéraire, chroniqueur d’art et d’art dramatique, bibliothécaire de la princesse Mathilde (mais qui cependant ne fut jamais élu à l’Académie française), que retient-on aujourd’hui ? La prédiction d’Emile Faguet : « Il passera, je crois, tout entier » ne s’est pas complètement réalisée : mais pour le grand public, Gauthier se réduit probablement au capitaine Fracasse, qui jouit encore d’une diffusion dans les éditions populaires, et à « Emaux et Camées », connu à travers quelques poèmes repris dans les anthologies scolaires…
‘Texte et images Wikipédia)
Voilà ce que l’on dit de ce grand poète, que j’admire énormément et qui m’apporte au travers de ces merveilleux poèmes extraits : « d’Emaux et Camées », un plaisir immense, que je vous ai fait partager, bien des fois, en espérant que votre plaisir est égal au mien.
Si vous aimez la littérature fantastique, je vous recommande : Le Roman de la Momie, une histoire envoûtante !
Je ne connaissais pas Mr Emile Faguet, qui enterrait avec tant de désinvolture, Théophile Gautier par cette phrase lapidaire citée plus haut, j’ai donc été faire des recherches.
J’ai découvert un poète dont j’ignorais l’existence qui fut aussi critique littéraire, mais qui n’a jamais eu, ses vers gravés sur une œuvre de Gallé…
Dieu merci, la prédiction de Faguet, à l’endroit de Th. Gautier ne s’est pas complètement réalisée!
Liviaaugustae