Par Liviaaugustae
« Avoir besoin de deux grains d'hellébore »
Cela veut dire : être fou
L'hellébore noire, c'est avec ses racines mélangées à du lait que l'on vermifugeait autrefois les pauvres malades...
Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui remonte
au milieu du XVIIe siècle, commençons par définir les termes qui la composent
selon le dictionnaire de l’époque. Ce fameux hellébore est une plante vivace
dont la racine aurait dit-on des propriétés purgatives, vermifuges et serait de
plus sensée guérir la folie. Ce serait sa racine de couleur noire qui était utilisée
que l’on mélangeait à du lait. Ce fut Molière qui en premier l’utilisa, suivi par La Fontaine au
XVIIIe siècle.
Selon des interprètes comme Coste, la plante viendrait du grec « helein » se
traduisant par faire mourir et « bora » qui était censé être la nourriture.
A ce titre la plante serait toxique mais notre expression proviendrait tout aussi bien
du sémitique « helebar » qui en grec signifie remède contre la folie. Ce serait donc
ce sens qui aurait été contredit par la croyance populaire insistant sur le fait que la
plante rendait fou.
L'hellébore blanc
Les diverse hellébores...
L'hellébore d'hiver
L'hellébore verte
L'hellébore fétide
Hellébore ou Ellébore est un terme vernaculaire désignant certaines plantes de la
famille des renonculacées principalement du genre Helleborus.
Le mot hellébore provient du grec helleboros ; certaines espèces étaient employées
autrefois en médecine pour leur vertu purgative : dans l'Antiquité, on croyait les
hellébores propres à guérir la folie et la mélancolie. L'hellébore porte le nom
d’anticyricón, notamment chez Dioscoride. Dans la Rome antique, l'expression
« Mettre le cap sur Anticyre » signifiait donner des signes de folie ; on la retrouve
chez Horace, Plaute et dans les Adages d'Erasme. La Fontaine fait allusion à cette
croyance dans sa fable le Lièvre et la Tortue.
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