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Hécatombe...

 

 

 

Le mot hécatombe est apparu dans la langue française au XVIe siècle, avec un sens similaire à celui du grec (sacrifice d'un grand nombre d'animaux).

 

Au XVIIe siècle, on l'emploie de plus en plus pour désigner le « massacre d'un grand nombre de personnes ».

 

De nos jours, il peut avoir divers sens figurés n'ayant plus aucun rapport avec la mort (hécatombe de candidats recalés à un examen, hécatombe de clubs de Ligue 1 en ligue de champions, etc...)

 

On a l'hécatombe que l'on mérite !

 

 

 


Procession en vue du sacrifice d'un agneau aux Charites, peinture sur bois,

 

Corinthie, vers 540-530 avant J.C.

 

 

 

 

 

Une hécatombe en Grèce antique est un sacrifice religieux de cent bœufs. Il faut cependant nuancer ce fait, car les cités grecques qui n'étaient pas assez aisées pour se permettre le sacrifice de cent bœufs pouvaient en sacrifier moins. Une autre possibilité de couper au sacrifice de ces cent bœufs était de sacrifier d'abord un bœuf et de poursuivre ensuite avec quatre-vingt-dix-neuf victimes de moindre coût.

 

Le mot vient en effet de ἑκατόν / hekatón, « cent » et βοῦς / boũs, «bœufs», et il donne son nom au mois durant lequel on pratiquait ce rituel, Hecatombeion. Très tôt, le mot s'étend aussi à tout grand sacrifice, indépendamment du nombre de victimes et de l'animal. Ainsi, on trouve dans l'Iliade une hécatombe de douze bœufs, une autre de cinquante béliers, et dans l'Odissée une de quatre-vingt-un bœufs.

 

Le rituel est décrit de manière quasiment immuable par Homère ;

 

« Quand la prière fut finie et l'orge répandue,
On releva les mufles, on égorgea, on dépeça,
On trancha les cuisseaux, on les couvrit sur chaque face
De graisse et l'on mit par-dessus les morceaux de chair crue
Et l'on tint au-dessus du feu la fressure embrochée.
Les cuisseaux une fois brûlés, on mangea la fressure ;
Le reste fut coupé menu, enfilé sur des broches,
Et dès que tout fut bien rôti, on l'enleva du feu.
Ce travail une fois achevé, et le repas une fois prêt,
On mangea, et chacun eut part égale à ce festin.»

 

(trad. Frédéric Mugler)

 

On termine par l'absorption des boissons après avoir fait des libations (dédicaces du breuvage aux dieux) : c'est le symposion.

 

 

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É
Bonjour Chantal. Je ne connaissais pas l'origine de ce mot. Bisous
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R
On apprend beaucoup de choses chez toi merci Livia...Bisous 
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L
Heureusement que ce mot a un peu perdu son sens original... quoique, dans les pays musulmans, l'hécatombe de moutons existe toujours...<br /> C'est fou ce que les religions aiment ou ont aimé les sacrifices... <br /> Bisous et bonne journée
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Z
Un mot très bien expliqué Livia. Merci...<br /> Bises et bon mercredi - Zaza
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M
un mot comme bien d'autres que l'on emploi plus tout à fait pour les mêmes raison, belle recherche, je te souhaite un doux mercredi
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