Par Liviaaugustae
La mousse s’insère entre les vieilles pierres, les habille de vert, et leur donne cet air de jardins suspendus
« Regardez la mousse et ressemblez-lui… si douce, si effacée, si belle…
O mousses… humbles créatures ! Créatures pleines de pitié posant leurs doigts tranquilles sur les vieilles pierres branlantes pour leur enseigner le repos ! Je ne sais pas de mots qui puissent dire ce que sont ces mousses… Comment dire les rondeurs vertes, touffues, éclatantes, les étoiles à la floraison de rubis… Les réseaux d’argent entremêlés et les dentelles d’ambre lustrées, arborescentes qui brunissent à travers chaque fibre en une broderie de soie changeante, splendide et capricieuse, et cependant, demeurent calmes et recueillies, façonnées uniquement pour les plus douces et les plus simples œuvres de miséricorde ?
On ne les cueille pas, elles comme les fleurs pour les guirlandes et les gages d’amour, mais l’oiseau sauvage en fera son nid et l’enfant fatigué son oreiller ».
RUSKIN
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