Par Liviaaugustae
Aujourd'hui, c'est le 1er dimanche de l'Avent, c'est un temps de recueillement pour préparer la venue du Christ à Noël.
La première lumière de l'Avent !
(image internet)
« Louez le Seigneur en son sanctuaire, louez-le au firmament de sa puissance. »
Psaume 150
Le délicieux ange harpiste est l'un des quarante sept anges peints vers 1378 sur les voûtes gothiques de la chapelle axiale, dédié à Marie, en la cathédrale saint Julien au Mans. Découvert en 1842 sous un badigeon du XVIIIe siècle, ils ont retrouvé leurs vraies couleurs en 1995. Le blason en haut est celui de Monseigneur Gonthier de Baigneux, évêque de 1368 à 1385 et commanditaire de l'œuvre. Secrétaire du roi Charles V, amateur d'art, il fit de la chapelle mariale sa chapelle funéraire : dans cette représentation du Paradis, les anges musiciens intercèdent pour son âme.
La cohorte angélique chante la gloire de Notre Dame. Vingt et un anges peints sur la voûte chantent une partition de grégorien des hymnes mariales. Le fond rouge est de la même teinte que la tapisserie de l'Apocalypse d'Angers, et les anges ressemblent à ses personnages : le peintre des fresques, Jean de Bondol dit Hennequin de Bruges, peintre de Charles V et du Duc Louis d'Anjou est aussi l'auteur de la tapisserie. Les vingt six autres anges jouent des instruments du Moyen-Âge.
Les quarante sept anges du Mans ont tous des visages enfantins reflétant l'innocence.
La harpe, dans l'art chrétien, est associée au Roi David, considéré comme l'auteur d'une partie des psaumes : « Louez-le par la harpe et la cithare » psaume 150.
Notre ange, en plein vol, a les ailes largement déployées et d'une rarissime et belle couleur verte. Ses ailes d'aigles font penser à l'emblème de saint Jean.
Marie-Gabrielle Leblanc
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