Par Liviaaugustae
L'hôpital Fatebenefratelli à Rome situé sur une île du Tibre.
Giovanni Borromeo, médecin catholique italien, a assisté impuissant des fenêtres de son bureau, le 16 octobre 1943 à l'opération de police lancée contre le quartier du Ghetto sur la rive gauche du Tibre, qui se trouve en face de son hôpital, les cris et les sanglots qui emplissent les ruelles, vont le bouleverser.
Le Docteur Borromeo va basculer dans la résistance, avec deux de ses collègues mais aussi avec la bénédiction du prieur de l'Ordre, le père Maurizio, ils vont admettre des juifs romains parmi les malades.
Afin de les distinguer, leurs dossiers sera marqué d'une lettre K et les trois médecins vont inventer une mystérieuse épidémie, une maladie dégénérative avec des symptômes imaginaires, le «morbo di K». Terrifiés les SS de Kappler n'osent pas s'aventurer dans le dortoir de l'hôpital où se trouvent ces malades hautement contagieux.
Pendant plusieurs mois en toute discrétions, des juifs transitent par cet hôpital et rejoignent des couvents et des monastères où ils trouvent un abri contre la barbarie des SS, car Pie XII a obtenu du commandement militaire allemand dans la capitale la reconnaissance d'un statut privilégiés pour les institutions religieuses de Rome. Et l'Eglise va se mobiliser pour sauver les «juifs du pape» !
En 2007, l'ouverture d'une partie des archives du Vatican sur cette période a révélé une directive restée secrète du souverain pontife, datée du 25 octobre 1943, enjoignant à tous les ecclésiastiques de porter secours aux juifs de la ville persécutés par l'occupant.
4500 membres de la communauté juive trouveront refuge dans les couvents romains.
Le Dr Giovani Borromeo
On ne connaît pas le nombre exact de juifs sauvés par la mystification du Pr Borromeo...
Le 13 octobre 2004, le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, le reconnaît comme un « juste parmi les nations » et célèbre sa mémoire.
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