Par Liviaaugustae
Comme le disait jean Gabin à Michelle Morgan dans « Quai des brumes » :
« T'as d'beau yeux, tu sais ! »
L'œil ce grand travailleur
(image internet)
On n'a pas idée combien nos yeux travaillent !
Dès qu ils s'ouvrent le matin, une dure et longue journée de labeur commencent pour eux :
On « baisse les yeux » lorsqu'on est contrit ou puni, puis on « lève les yeux au ciel » lorsqu'on est agacé, ce va et vient de bas en haut est pratiquement perpétuel.
Toujours curieux « on jette un œil » partout car on adore « se rincer l'œil ».
Quand un garçon (ou une fille) nous plaît, on lui « fait de l'œil » et on « le regarde aux fond des yeux ».
Quel courage il faut pour supporter « un compas dans l'œil » imaginez nos pauvres yeux avec un compas planté dedans ? Brrr !
Quand on nous raconte des salades, ils sont encore de service, car on répond invariablement « mon œil » !
On trouve un charme fou aux invitations à déjeuner ou à dîner car « manger à l'œil » donne encore plus d'attraits semble-t-il aux repas, mais nos yeux qu'en pensent-ils ? Ce n'est pas rien pour eux que de devoir ingérer toute cette nourriture !
Et quand on « garde un œil » sur toutes les choses auxquelles nous tenons, par peur de les semer, tout en « couvant du regard » ceux que nous aimons, nos pauvres yeux travaillent toujours !
Si on est heureux, quel éblouissement encore pour eux ! Ne dit-on pas que nous avons « une lumière dans les yeux » ?
Si on a « le mauvais œil », avec le cortège de malheurs que cela génère, ils sont mal barré !
Et a on beau « s'en battre l'œil », le boulot qui attend nos yeux chaque matin, est titanesque !
Liviaaugustae
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