Il n’y a pas de forces de polices à Rome. Rien de plus normal dans une cité antique, ce qui entraine une nette distinction entre « l’ordre public « assuré par le gouvernement, et « la prévention de la criminalité », du ressort de la collectivité.
PRETORIENS.
Toute présentation des forces de l’ordre se doit de commencer par la garde prétorienne.
Le peuple romain sait que sa ville serait déjà bien plus respectueuse des lois et plus disciplinée, si l’on jetait cette maudite unité dans le Tibre.
Les prétoriens ont été créés par l’Empereur Tibère et leur emblème est : le scorpion, du signe astrologique de Tibère, les romains attachant énormément d’importance à l’astrologie.
Les prétoriens sont chargés de protéger l’Imperator, et lorsque ce dernier va au combat, il est accompagné de sa cohors praetoria. Mais n’importe quel légionnaire aguerrit vous dira que se sont des poules mouillées.
Les prétoriens constituent la principale force armée de Rome et de ses environs.
Le peuple exècre les prétoriens en raison de leur arrogance et de leur brutalité. Ces derniers sont largement rémunérés et se vendent aux plus offrant. Exemple : ils ont assassiné l’Empereur Pertinax qui selon eux ne les payait pas à leur juste valeur.
Les prétoriens, s’ils sont bien payés, assassinent les empereurs dont ils ont la garde et leur désignent un successeur, passant au-dessus du Sénat : ce fut le cas pour Caligula et son successeur Claude en 41 après J.C.
La garde prétorienne.
COHORTE URBAINE.
Bien que stationnés dans le même camp que la garde prétorienne, les membres des cohortes urbaines gagnent moitié moins et son deux fois plus populaires.
Lorsque l’Empereur (que l’on considérait comme fou) Commode envoya la cavalerie contre le peuple, ce furent les cohortes urbaines qui repoussèrent les prétoriens.
Les cohortes sont placées sous le commandement d’un Sénateur de haut rang : le préfet de la ville.
La mission des cohortes est de maintenir l’ordre public. Quand ses soldats arrivent, il vaut mieux s’éclipser, car toute personne prise, est un émeutier, et l’émeutier, selon leurs principes, ne cesse de troubler l’ordre public qu’une fois mort.
Ces cohortes urbaines et la garde prétorienne ; n’existent qu’à Rome.
LES VIGILES.
Ils sont en partie l’équivalent nocturne des cohortes urbaines. Attendu que Rome est moins agitée la nuit, les Vigiles se servent de gourdins plutôt que de glaives.
A la différence de leurs homologues diurnes, ils sont stationnés dans de petites casernes à l’intérieur de la ville, afin d’intervenir très rapidement face aux bandes de fêtards éméchés, et des assassins en quête de mauvais coups.
Les contrevenants peuvent être assommés et laissés sur place ou jetés en cellule avant d’être présentés au petit matin au chef des vigiles, qui détient également des pouvoirs judiciaires.
Il y a des vigiles dans toutes les villes de l’Empire. Mais leur mission principale est la lutte contre les incendies. Ils n’éteignent pas le feu ; ils démolissent tout ce qui se trouve autour du foyer, afin d’éviter la propagation des flammes. En désaccord totale avec cette façon de faire des vigiles, les propriétaires des immeubles, discutent afin d’épargner leurs biens.
Les vigiles.
Extérieur de la caserne des vigiles à Ostie.