Par Liviaaugustae
Miam-miam !
(image pixabay)
En juin, les cerisiers du Limousin croulent sous les fruits. C’est ici qu’est né le clafoutis. Repéré dans cette région au milieu du XIXe siècle, le mot viendrait de l'occitan clafir ("remplir") ou serait dérivé de l’expression latine clavo figere ("fixer avec des clous"). Les cerises sont en effet plantées comme des clous dans la préparation de farine aux œufs et au lait, cuite au four. Certaines variantes incluent du beurre ou de la crème. Traditionnellement, les cerises ne sont pas dénoyautées, afin que le jus des cerises ne se mélange pas à la pâte. La cerise de Montmorency est spécialement réputée pour les clafoutis. Même s'il est préparé avec les mêmes ingrédients (lait, œufs, sucre), le clafoutis n'est pas un flan, car on ajoute de la farine à sa préparation, et on n'utilise pas la même pâte.
En occitan, on appelle aussi parfois ce mets pelhaire ("chiffonnier") à cause de son aspect dépenaillé, négligé, avec son jus qui déborde durant la cuisson… Le clafoutis a également été surnommé "J’y fous tout" car, selon la saison, on peut le garnir de pêches, de mirabelles, d'abricots, de poires, de pommes, bref tout fruit que le pâtissier trouvera en abondance ! Dans le Limousin, on nomme cette variante flognarde : ce terme signifie "molle" et est utilisé depuis au moins 1733.
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