Nos églises et cathédrales nous invitent non seulement à prier – pour les croyants – mais aussi à découvrir la beauté pour les autres.
Comme nous le propose le père Benoist de Sinety, ci-dessous :
Il n’y a plus aujourd’hui que les églises qui permettent aux vivants, dans nos pays, de se sentir un peu moins seuls. Elles sont les seuls lieux ouverts à tous, où le croyant peut formuler une prière, où tout un chacun peut contempler, dans la pierre, la peinture, la sculpture, mais aussi par la musique et par le chant, que notre origine et notre destinée se trouve dans les cieux. Il serait injuste et pour tout dire contraire à la charité que les seuls bénéficiaires de ces havres de culture en soient les pierres vivantes
N’est-il pas maintenant plus que temps d’inviter nos frères à se sentir chez eux lorsqu’ils entrent sous nos clochers ? À pouvoir y découvrir la beauté de ce qui y a été édifié au fil des siècles et de l’Histoire, mais surtout qu’ils puissent goûter à l’expression de cette culture qui se trouve aujourd’hui évacuée sans vergogne de notre quotidien ? Un lieu où l’on reconnaît qu’il est possible de se rendre pour y vivre une célébration religieuse ne peut-il pas aussi, dans les mêmes conditions, avec les mêmes précautions, être un lieu où l’on écoute un orgue jouer, ou un violon, ou une flûte ? Où l’on écoute un comédien dire des vers, et pourquoi pas, même, de la prose ?
Alors que beaucoup ne savent plus à quel saint se vouer et que nos dirigeants, dans l’ensemble des pays de notre continent et sans doute ailleurs aussi, semblent profondément désorientés sur les lendemains et autres jours d’après...
Notre Église n’est pas figée dans la mémoire de son histoire. Elle est irriguée par le souffle de l’Esprit, qui est souffle de vie. Et c’est à ce souffle, précisément, qui inspire aussi l’art et la culture, que nous devons permettre de retentir dans nos temples de pierres. Afin qu’il aide chacun à envisager l’Espérance que nous sommes faits pour plus grand que ce que nous pensons être.
Je vous invite à faire un petit tour dans plusieurs de nos cathédrales et pour accompagner ces visites vous pouvez écouter d'un clic, le magnifique Requiem de Gabriel Fauré :
https://www.youtube.com/watch?v=6-i1ESIRKdA
Sur les parvis, dès l'entrée on est saisit par la beauté des pierres...
Portail royal de la cathédrale de Chartres
Sur cette frise sculptée, on peut voir la Cène à gauche, mais aussi le baiser de Judas à droite.
En entrant à la Sainte Chapelle, on est éblouie par la beauté qui rayonne dans les vitraux et l'imprègne en majesté.
Notre-Dame de Paris cathédrales martyr.
Devant le Jugement Dernier sur le parvis de Notre-Dame de Paris, la beauté du tympan nous accroche l'œil,
Et à l'intérieur, tout au fond de la splendide nef :
La Piéta de Nicolas Coustou – que le feu a épargnée – resplendit
La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, l'autre cathédrale martyr
On peut admirer le magnifique tombeau du Duc et de la Duchesse de Bretagne, autour de ce grandiose tombeau en marbre blanc, la paix de Dieu règne et invite à prier – quand il n'y a pas trop de touristes bruyants – ce qui malheureusement est très rare !