Alors que la mort est un sujet tabou dans nos sociétés d'aujourd'hui, (tellement tabou que l'on ne dit plus mort, mais « décès ») tandis que des savants dans tous les laboratoires du monde s'évertuent pour trouver une parade afin de l'éradiquer définitivement, tous les ans, le 31 octobre, nous assistons à une mascarade, et à un grand paradoxe* (*Association de deux faits, de deux idées contradictoires) la fête du dieu Samain, dieu de la mort !
Halloween, ce jour-là les hommes se font peur ,mais cette vielle fête celtique, a été remise à l'honneur chez nous juste pour faire encore marcher le commerce : fantômes, sorcières, potirons en tête de morts, etc... trônaient dans toutes les vitrines... tout est bon pour « faire du fric » !
Livia
La fête de la mort...
(image pixabay)
Chaque année, le 31 octobre, c’est Halloween, une fête d’origine celte.
Cette cérémonie festive, en l’honneur de la divinité Samain (dieu de la mort), permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Ce jour-là, les portes entre le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient : selon la légende, cette nuit-là, les fantômes des morts rendaient visite aux vivants. Pour apaiser les esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.
Cette fête est conservée dans le calendrier irlandais après la christianisation du pays, comme un élément de folklore, de carnaval. Elle s’implante ensuite aux Etats-Unis avec les émigrés irlandais de la fin du XIXème siècle où elle connaît, aujourd’hui encore, un immense succès. Halloween traversera ensuite l’Atlantique et arrivera en France essentiellement pour des raisons commerciales.
Halloween est avant tout un prétexte pour « faire la fête » et oublier les longues soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes.
La Toussaint, elle, est une fête beaucoup plus recueillie, « intérieure ». L’Eglise nous libère de cette peur de la mort en insistant, au jour de la Toussaint , sur l’espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie. Elle recentre sur le Christ, vainqueur de la mort.
« Les enfants ont l’habitude, la nuit d’Halloween, de passer de maison en maison et de demander des bonbons en disant “trick or treat” ? : ils échangent une protection contre un “mauvais sort” contre un bonbon.
L’expression anglaise Trick or Treat (Courir l’Halloween en français) provient d’une vieille coutume européenne qu’on appelait souling. Des mendiants allaient de village en village en demandant des soul cakes (gâteaux de l’âme) qui étaient faits de morceaux de pain carrés avec des raisins secs. S’ils recevaient beaucoup de gâteaux, ils promettaient beaucoup de prières pour les âmes des parents défunts du donneur.
On croyait que les âmes des défunts restaient encore un moment dans leur corps et que des prières, même par des étrangers, pourraient garantir le passage de l’âme vers le Ciel. »
Mort et potiron associées dans la nuit d'Halloween..
(image pixabay)
Cependant avant que Halloween ne devienne une fête commerciale associée à un festin de bonbons, c’était un jour de jeûne !