La magnifique Fontaine de Trévi à Rome
(image wikipédia)
Chaque année, des milliers de touristes jettent des pièces dans la fontaine de Trévi, espérant chance et bonheur. On ne sait pas si cela fonctionne pour eux, mais pour les plus démunis, si ! En effet, ces pièces servent à financer des supermarchés gratuits, aux portes de Rome, qui soutiennent près de 40.000 personnes.
Le geste est mondialement connu, pas de passage à la fontaine de Trevi à Rome sans y lancer une petite pièce, ce que font des milliers de touristes chaque année. Ce qui est sans doute moins connu, c’est que ces pièces sont remises à la Caritas locale, une organisation caritative et d’aide catholique italienne, et que parmi les initiatives soutenues grâce à cet argent récolté, il y a celle des «Emporiums de la solidarité». Ce sont des supermarchés “à points” qui se trouvent dans plusieurs quartiers de la capitale italienne, et dans lesquels des personnes, en difficultés financières, peuvent venir se procurer gratuitement de la nourriture et autres produits de première nécessité.
Depuis le début de l’initiative, il y a une quinzaine d’années, les Emporiums ont déjà aidé près de 40.000 personnes et distribué plus de 5.000 tonnes de nourriture, selon le rapport 2023 de Caritas Rome. Au-delà des chiffres, ces supermarchés sont devenus un espace accueillant, où ceux qui viennent peuvent retrouver des gestes habituels comme faire des courses et discuter avec les nombreux bénévoles qui ont le sourie aux lèvres.
Malgré les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui accèdent à l’Emporium, beaucoup d’entre elles, caddie à la main, arrivent avec le sourire, en discutant avec les employés et les bénévoles. « La chose fondamentale que nous faisons ici est d’accueillir les familles. Après quelques mois, nous apprenons à les connaître, […], elles nous parlent, elles nous écoutent. Si vous êtes accueillants, ils s’ouvrent», explique Lucia. « Depuis quatre ans que je travaille ici, j’ai vu plusieurs familles qui ont réussi à reprendre leur vie en main. […] Écouter les gens, ça n’a pas de prix.» Ceux qui se portent volontaires «découvrent un monde de pauvreté, mais aussi d’humanité, qui est très beau. Vous ramenez ensuite cela chez vous, dans votre famille, dans votre travail, et cela génère de l’attention, de la sensibilité. Les «pauvres» ou les «étrangers» ne sont pas seulement des catégories, mais ce visage [spécifique] ou cette famille [spécifique] », conclut joliment Daniela. Agnès, bénévole à l’Emporium Casilina depuis dix ans, confirme et «vient avec plaisir» vivre «une belle expérience».
Isabella H. de Carvalho
Pour une fois que les touristes servent à quelques chose d'utile et de nécessaire il est bon de le signaler et de les remercier.
Admirons aussi tous ces «catholiques bénévoles » qui œuvrent dans ces Emporium et qui redonnent de l'espoir à tous ces gens démunis. Que feraient-ils sans nous ???
Livia