Au cours d'une lecture, j'ai rencontré ce texte de Chateaubriand qui expliquait qu'il ne fallait pas toucher à la langue de peur de la défaire.
Mais aujourd'hui c'est très urgent, beaucoup de mots masculins depuis leur naissance se sont vus féminisés, pour plaire à une minorité, sonnent-ils le glas du français ?
Nous voulons espérer que non, il faut résister et bannir de notre vocabulaire ces horreurs que l'ont a créées au forceps, cette inclusive langue qui déconstruit la langue de Molière, de La Fontaine, de Hugo et de tous les autres, comme par exemple ces solécismes* : écrivaine, ou encore autrice sur lesquels je tombe souvent au cours de mes lectures et qui m'agacent beaucoup.
Livia
La langue assassinée...
(image pixabay)
Voici ce qu'en disait déjà Chateaubriand
« Les langues ne suivent le mouvement de la civilisation qu'avant l'époque où leur perfectionnement s'achève ; une fois arrivées là, elles s'arrêtent quelques temps, puis elles descendent et se détériore. Il est à craindre que les talents supérieurs n'aient à l'avenir pour faire entendre leur harmonie qu'un instrument discorde ou fêle. Une langue peut, il est vrai, acquérir des expressions nouvelles à mesures que les lumières s'accroissent. Mais elle ne saurait changer sa syntaxe qu'en changeant son génie. Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer. Des solécismes* ne s'y établissent jamais sans la détruire. Dans une langue jeune, les auteurs ont des expressions et des images qui charment comme le premier rayon du matin ; dans une langue formée, ils brillent par des beautés de toutes sortes ; dans une langue vieillie, les naïvetés du style ne sont plus que réminiscences ; les sublimités de la pensée que le produit d'un arrangement de mots péniblement cherchés, contrasté avec l'effort. »
« On ne sait plus que croire : on hésite en tout, on doute de tout ; les convictions les plus vives sont éteintes au bout de la journée... Il semble qu'on nous vole ce qu'on admire... »
Chateaubriand
*solécisme : Construction qui n'est pas conforme aux règles de la syntaxe d'une langue à une époque donnée ou qui n'est pas acceptée dans une norme ou un usage jugé correct. (Dictionnaire Larousse)
Yann Queffélec, lui aussi se demande pourquoi ?
« On se mobilise au nom des poissons mal en point ou des abeille désorientées, des castors mélancoliques, des otaries du Saint-Laurent, on signe des pétitions en faveur des taureaux ou des écureuils en manque de lichen, on envoie des équipes soignantes au chevet des baleineaux échoués, on compatit aux malheurs des bébés phoques, a ceux du homard bleu déprimé, que sais-je !... On pleure les espèces disparues par la faute de l'homme, on le taxe de barbarie envers notre Mère Nature, et chacun bat sa coulpe avant de porter à la rue des bouteilles vides. On dit qu'il urge de réparer la mer et les neiges d'antan, mais la conscience tranquille, on peut impunément tuer la langue maternelle d'un pays bien-aimé. Un Etat peut faire çà. Il en a les moyens, il le fait. Et même si le droit constitutionnel est bafoué, il s'en remettra....»
Ne croyez-vous pas que la langue vaut bien les poissons, les castors, les baleines, les homards bleus et les écureuils et que l'on devrait protéger tout autant ce trésor national ?
Livia
Pendant ce temps le wokisme continue de détruire tout ce qui construisit le monde occidental.
La « reine du crime » doit se retourner dans sa tombe. Selon le journal anglais The Telegraph, cité notamment par le site-revue de presse Fdesouche, les romans d’Agatha Christie ont été réécrits pour tenir compte des sensibilités modernes : « Agatha Christie classics latest to be rewritten for modern sensitivities », titre son édition du 25 mars. Bien plus qu'une anecdote, c'est un crime !
Début mars, on apprenait la réécriture des œuvres de Roald Dahl ou de Ian Fleming – James Bond, c'est bien connu, est un dangereux réactionnaire. Voici que le wokisme s'attaque maintenant à un monument de la littérature policière. Déjà, en août 2020, le fameux Dix Petits Nègres avait été rebaptisé Ils étaient dix. Les œuvres d'Agatha Christie seront désormais publiées dans des éditions débarrassées de passages contenant des descriptions, des insultes ou de simples références à l'appartenance ethnique.
The Telegraph cite de nombreux exemples de ces modifications, recensées dans des versions numériques. Dans Le major parlait trop, dont le titre original est A Carribean Mystery, Miss Marple ne remarquera plus que l'employé d'hôtel antillais qui lui sourit a « de si belles dents blanches », il n'a même plus de dents du tout. Le même livre décrivait une femme ayant « un torse de marbre noir tel qu'un sculpteur l'aurait apprécié » ; désormais, la description de son torse disparaît.
Le pire, si l'on peut dire, c'est que ces caviardages semblent avoir la caution de James Prichard, l'arrière-petit-fils de l'écrivain britannique. Lors du changement de nom des Dix Petits Nègres, il avait expliqué, sur RTL, qu'« Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n’aurait pas aimé l’idée que quelqu’un soit blessé par une de ses tournures de phrase ». Admettons, à la rigueur, ses bonnes intentions, mais est-il conscient qu'en modifiant ainsi l'œuvre de son aïeule, il participe aux entreprises destructrices du wokisme ?
On commence par censurer les titres, puis on censure les mots et, enfin, les œuvres entières. Tous les arts sont concernés. On se souvient comment, en juin 2020, Autant en emporte le vent, qualifié par certains historiens de révisionniste, avait été provisoirement retiré d'une plate-forme de streaming. On passe vite du provisoire au durable. Jusqu'à quand les élèves pourront-ils étudier, en classe, l'épisode du « Nègre de Surinam », dans Candide de Voltaire, ou l'extrait de Montesquieu, qu'on trouve dans tous les manuels, « De l'esclavage des nègres » ?
Cette censure qui ne dit pas son nom est un crime contre l'Histoire, contre la création et contre l'intelligence. C'est aussi une des manifestations les plus poussées de la bêtise. Il est stupide de juger d'une œuvre du passé avec les critères d'aujourd'hui. Il est encore plus stupide de promouvoir cette manière rigide de penser au lieu d'expliquer, s'il y a lieu, le contexte d'une époque et l'évolution des mentalités. Les plus naïfs, en cédant aux diktats wokistes, se donnent facilement bonne conscience, mais la plupart des promoteurs de ces pratiques, qui préfigurent de véritables autodafés, savent ce qu'ils font.
Leur monde aseptisé est un monde totalitaire. Il s'agit, pour eux, de tout déconstruire pour créer un homme nouveau, conditionné et lobotomisé. Comme Big Brother, ils ont déjà instauré un ministère de la Vérité, qui n'est qu'un ministère du mensonge et de la propagande. Ils prôneront bientôt la rééducation des récalcitrants.
Philippe Kerlouan
J'ai beaucoup aimé les films avec ce séducteur de James Bond, autant avec Sean Connery qu'avec Roger Moore, je pourrai les revoir heureusement sans les corrections wokistes et racistes si cela me chante, mon fils possède toute la collection en DVD, heureusement aussi que je possède l'œuvre complète d'Agatha Christie telle qu'Agatha les a écrits, sans concessions ni aux wokisme, ni au racisme, et autres idioties ayant court aujourd'hui... !
Car en effet c'est un crime d'aseptiser : les livres, les films, les tableaux, etc... selon le bon vouloir de petites communautés agissantes.
Livia