Par Liviaaugustae
Un petit coucou de du Golfe du Morbihan
Livia
Pins maritimes sur la côte
(image pixabay)
Marine
Au fond d'un lointain souvenir,
Je revois, comme dans un rêve,
Entre deux rocs, sur une grève,
Une langue de mer bleuir.
Ce pauvre coin de paysage
Vu de très loin apparaît mieux,
Et je n'ai qu'à fermer les yeux
Pour éclairer la chère image.
Dans mon cœur les rochers sont peints
Tout verdis de criste marine,
Et je m'imprègne de résine
Sous le vent musical des pins.
L'œillet sauvage, fleur du sable,
Exhale son parfum poivré,
Et je me sens comme enivré
D'une ivresse indéfinissable.
De longs groupes de saules verts,
À l'éveil des brises salées,
Mêlent aux dunes éboulées
Leurs feuillages, blancs à l'envers.
Je revois comme dans un rêve,
Au fond d'un lointain souvenir,
Une langue de mer bleuir
Entre deux rocs, sur une grève.
André Lemoyne
Un mot sur le poète
Camille-André Lemoyne, né le 27 novembre 1822 à Saint-Jean-d'Angély, où il est mort le 28 février 1907, est un poète et romancier français.
Avocat au barreau de Paris en 1847, il fut successivement typographe, correcteur, puis chef de publicité chez Didot de 1848 à 1877, date à laquelle il fut nommé bibliothécaire de l'Ecole des arts décoratifs.
En 1893, il reçoit le prix Archon-Despérouses.
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