La mort de César
Karl Von Piloty
« Métellus lui découvrit le haut de l’épaule ; c’était le signal. Casca le frappa le premier de son épée » (Plutarque)
La mort de César (1798)
Vincenzo Camuccini
« Il s’était défendu, dit-on, contre les autres, et traînait son corps de côté et d’autre en poussant de grands cris. Mais quand il vit Brutus venir sur lui l’épée nue à la main, il se couvrit la tête de sa robe » (Plutarque)
Des rumeurs de complot parvinrent à César, qui n’en a tenu aucun compte, ce qui inquiétait son épouse Calpurnia.
César néglige aussi les présages : avertissements des devins, qui mettent en garde pour la période allant jusqu’aux Ides de Mars César se résout à ne prendre aucune décision importante ce jour-là.
Et pourtant, les conjurés ont prévu leur attentat aux Ides de Mars (15 mars de l’an 44 av. J.C), au début de la réunion du Sénat dans la Curia Pompeia sur le Champ de Mars.
Marc Antoine qui accompagne César est attiré à l’écart, tandis que César est entouré par le groupe des conjurés. Métellus s’assure que César ne porte aucune protection, et tous l’assaillent : il tombe percé de 23 coups de poignard. Le coup ultime vient de Brutus. Et César lui aurait dit : « Tu quoque mi fili » « Toi aussi mon fils »
César désigna son neveu Octave, (le futur empereur Auguste), pour lui succéder, il lui lègue les trois quarts de son héritage et le quart restant aux deux autres neveux. Dans la dernière clause de son testament, César adopte Octave, et lui donne son nom. Enfin, il lègue au peuple romain ses jardins près du Tibre et trois cents sesterses par personne.
Le 20 mars, un bûcher fut dressé sur le champs de Mars, près de la tombe de sa fille Julia. Le corps de César, fut couché sur un lit d'ivoire tendu de pourpre et d'or, et fut d’abord déposé dans une chapelle dorée, édifiée sur le forum, devant la tribune aux harangues. À sa tête, sa toge ensanglantée était exposée sur un trophée. Comme le corps reposait, face vers le ciel, et ne pouvait être vu, on éleva au-dessus de lui une effigie de cire grandeur nature, afin que la foule pût contempler les vingt-trois blessures qui lui avaient été sauvagement infligées au corps et au visage. Et pour souligner l’ignominie de ce crime, Marc Antoine fit lire, en guise d’oraison funèbre, la liste des honneurs qui avaient été dévolus à César, ainsi que le serment qu’avaient prêté les sénateurs de défendre sa vie.
A ce moment-là, Octave ne se trouvait pas à Rome, il faisait des études en Grèce, ainsi qu’Agrippa et Mécène, ses deux meilleurs amis qui le resteront jusqu’à la fin.
Ainsi finit ce grand général romain !
César n’était pas seulement un grand général et un homme d’État, il excellait également dans l’art oratoire et dans l’écriture, dont le : De Bello Gallico, (commentaires sur la guerre des Gaules, relatant sa campagne en Gaule).
Ceux qui ont fait du latin ont sûrement traduit des passages de cette guerre des Gaules, qui me causa je l’avoue, beaucoup de soucis...
Liviaaugustae