Après la conquête de la Gaulle par les romains, Munatius Plancus, un lieutenant de César, reçoit l'ordre de Rome de créer une colonie pour accueillir d'anciens colons chassés de Vienne (France), par la tribu des Allobroges en 43 avant J.C., à la croisée de la Saône et Rhône.
Statue de Munatius Plancus
(Cette statue n'est pas romaine, ce personnage n'était pas assez important pour qu'on lui élève une statue)
Lugdunum, (la colline de Lug, le dieu des arts chez les gaulois), devient la capitale des trois Gaules (Aquitaine, Lyonnaise et Belgique) en 14-16 avant J.C., sous Auguste. L'emplacement n'est pas choisie au hasard, car la cité est au cœur des communications fluviales et terrestres, un nœud commercial dont elle tire avantage.
Lyon frappe aussi la monnaie, faveur énorme quand on sait que seule Rome était habilitée à produire : or, argent et bronze pour les échanges monétaires.
Lyon bénéficie aussi du premier théâtre en Gaule suivant l'exemple récent de Rome. C'est là aussi que sont établie des bureaux administratifs ayant autorité sur les trois Gaules dont les douanes, les impôts sur les successions, le préfet des véhicules, (transports en communs, postal, marchandises et voyageurs).
Théâtre de Lyon, sur la colline de Fourvières.
L'empereur Claude, né à Lugdunum
La cité est le berceau de certains empereurs, dont le plus célèbre est l'empereur Claude né à Lyon sous le règne d'Auguste. Le personnage de ce dernier n'est pas sans intérêt pour la Gaule. En effet lors d'un discours prononcé en 48 après J.C., il plaide pour l'accès des gaulois aux magistratures et pour l'entrée au Sénat. Une copie de ce discours impérial est affichée dans l'enceinte du sanctuaire des trois Gaules, sur ce que l'on appelle la table claudienne. (On peut encore le voir au musée gallo romain de Lyon).
La table claudienne.
Les soldats représentent une part importante de la population lyonnaise et ceux qui l'a constituent sont soit lyonnais, soit italien. (C'était le « vivre-ensemble » réussi, de l'époque) Lyon bénéficie à partir de l'époque flavienne d'un titre exceptionnelle en recevant une cohorte urbaine, unité généralement dédiée à la défense de Rome, Lyon et Carthage sont les deux seules villes de province, a en être pourvues.
Les chrétiens à Lyon, comme dans le reste de l'empire sont très nombreux, cependant leur histoire est très marquée par les martyres de 177 après J.C. (sainte Blandine, saint Irénée et tant d'autres), et on sait aujourd'hui que ses assassinats ont été approuvés par Marc Aurèle alors empereur, par un « senatus consulte ». (Jean-Paul II s'est rendu au cirque de Lyon en pèlerinage, en 1986 pour se recueillir et prier).
L'empereur Marc Aurèle dont la signature condamna de nombreux chrétiens
L'amphithéâtre de Lyon où ont eu lieu les martyrs chrétiens.
(Au fond le poteau sur lequel furent attachés les chrétiens)
Et Lyon, comme tout l'empire romain sera frappée de plein fouet par les invasions barbares !