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La Rochejaquelein...

 

 

 

 

Une pensée pour les militaires français morts au Mali.

 

Je vous propose, une belle figure de notre histoire, un personnage héroïque, qui a été occulté de l'histoire de France ; qui se battit avec courage contre les révolutionnaires en Vendée.

 

Livia

 

 

Il aiguillonnait ses hommes avec la phrase ci-dessous :

 

« Allons chercher l'ennemi : si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »

 

 

 

 

Henri du Vergier comte de la Rochejaquelein

 

Pierre-Nacisse Guérin

 

 

 

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, né le 30 août 1772, au château de la Durbelière, près de Châtillon-sur-Sèvre (Poitou) et tué le 28 janvier 1794 à Naillé, est l'un des chefs de l'armé catholique et royale au cours de la guerre de Vendée, pendant la révolution française.

 

« Henri de Larochejaquelein avait alors vingt ans. C'était un jeune homme assez timide, et qui avait peu vécu dans le monde ; ses manières et son langage laconique étaient remarquables par la simplicité et le naturel; il avait une physionomie douce et noble; ses yeux, malgré son air timide, paraissaient vifs et animés ; depuis, son regard devint fier et ardent. Il avait une taille élevée et svelte, des cheveux blonds, un visage un peu allongé, et une tournure plutôt anglaise que française. Il excellait dans tous les exercices du corps, surtout à monter à cheval. De La Rochejaquelein était chef des paroisses qui sont autour de Châtillon. Il avait un courage ardent et téméraire, qui le faisait surnommer l'Intrépide. Dans les combats, il avait le coup d'œil juste, et prenait des résolutions promptes et habiles. Il inspirait beaucoup d'ardeur et d'assurance aux soldats. On lui reprochait de s'exposer sans aucune nécessité, de se laisser emporter trop loin, d'aller faire le coup de sabre avec les ennemis. Dans les déroutes des républicains, il les poursuivait sans aucune prudence personnelle. On l'exhortait aussi à s'occuper davantage des discussions du conseil de guerre. »

 

Il fait ses études à l'école royale militaire de Sorèze. À la sortie de l'école il entre dans le régiment Royal-Pologne cavalerie acheté par son père l'année précédente.

 

La Révolution l'ayant surpris dès l'âge de seize ans, il ne suit pas son père dans l'émigration vers l'Allemagne. Il refuse en 1791 de prêter le serment que l'assemblée constituante exige des officiers et démissionne. Il choisit de défendre le trône dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l'assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le roi, en tant que deuxième lieutenant de la Garde. Cette journée du 10 août 1792 trompe ses espérances.

 

Accompagné de son guide fidèle et armé de deux pistolets, La Rochejaquelein arrive sur le théâtre de la guerre et rejoint Charles de Bonchamps et Maurice d'Elbée. Il apprend qu'une division ennemie pénètre dans la Vendée, et, n'écoutant que son courage, il veut arrêter le mouvement offensif des républicains, II accourt à Châtillon, à Saint-Aubin-de-Baubigné, où sont les propriétés de sa famille. À peine a-t-il paru que des milliers de paysans des Aubiers, de Nueil, etc, le proclament comme chef.

 

En mars 1793, il participe au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l'armée vendéenne.

 

 

 

Henri de la Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793

 

Paul-Emile Boutigny

 



 

Cependant La Rochejaquelein, suivi de Stofflet, La Ville-Baugé, de Langerie et d'une vingtaine de soldats qui ont aussi gagné la rive gauche à Ancenis, est surpris par une patrouille, qui le chasse des bords du fleuve et disperse son détachement. Resté avec ses trois compagnons d'armes, il s'enfonce dans l'intérieur du pays, errant la journée entière dans une solitude complète, n'apercevant partout que des traces de dévastation et ne rencontrant sur ses pas aucun être vivant. Pendant deux jours, ils ne vécurent que du pain enlevé aux soldats qui tombent isolément sous leurs coups. À mesure qu'ils pénètrent vers Châtillon, La Rochejaquelein retrouve de ses partisans. Son unique désir est de combattre encore à leur tête.

 

Les ruines du château de Durbière, que les républicains ont livré aux flammes, lui sert d'asile. Le bruit de son arrivée et quelques indices sur le lieu de sa retraite l'expose aux perquisitions d'un détachement qui vient fouiller ce château : il ne se dérobe qu'en se tenant couché sur l'entablement des murs encore debout de la façade principale.

 

C'est ainsi que, bravant les dangers, il prépare tout pour reprendre les armes. Instruit que de Charette vient d'entrer dans le Haut-Poitou, il se porte à sa rencontre, voulant concerter avec lui les opérations qu'il méditer. C'est au moment même où les républicains répriment violemment les troubles dans la Vendée.

 

Le général Etienne Jean-François Cordellier-Delanoüe, commandant l'une des colonnes, a trois engagements sérieux avec La Rochejaquelein, qu'il ne put entamer. Le chef vendéen, voyant grossir l'orage, se replie sur la forêt de Vezins pour s'assurer une retraite. Là, s'étant mis sur la défensive, il fait construire dans la forêt des baraques, où il se cantonne avec ses meilleures troupes, après avoir établi un poste sur la route de Cholet. Instruit de tous les mouvements de l'ennemi, il revient au même plan qu'on a suivi pendant son absence et se borne, pendant le reste de l'hiver, à couper les communications des républicains, à enlever leurs patrouilles, leurs escortes et surtout leurs munitions. Il s'empare ainsi de plusieurs convois. Dans une rencontre imprévue, il prend un adjudant-général sur lequel il trouve l'ordre de donner des sauf-conduits aux paysans vendéens, de se saisir ensuite de tous ceux qui en sont porteurs et de les fusiller indistinctement. La Rochejaquelein se hâte de faire afficher cet ordre barbare dans toutes les paroisses environnantes. Les paysans indignés, n'ayant plus aucune sûreté, se réunirent à lui en plus grand nombre. Se voyant en état de sortir de la forêt, il reparaît à la tête d'un rassemblement et menace tour à tour les divers cantonnements qui l'environnent. Serré de près par le général Cordellier, il élude d'abord le combat, assaille ensuite ce général à plusieurs reprises et obtient quelques succès. Bouillant et impétueux, il harcèle sans cesse son ennemi, qu'il tient en échec.

 

Depuis sa rentrée dans la Vendée, il semble pressentir la chute de son parti et ne pas vouloir lui survivre. Le 4 mars, Nuaillé près de Cholet est témoin de sa dernière expédition. La garnison de Cholet étant sortie pour incendier ce bourg, La Rochejaquelein l'attaque au moment où elle y met le feu. Entourés par les Vendéens, plusieurs soldats périrent dans les flammes ; d'autres s'élancent à travers les rangs ennemis.

 

La Rochejaquelein, qui s'avance à cheval, veut les interroger, malgré les mises en garde des officiers de sa suite, qu'il laisse derrière lui. L'un des deux grenadiers, qui vient d'entendre prononcer le nom du général royaliste, décide d'agir ; et, tandis que La Rochejaquelein se penche pour lui prendre son arme, le grenadier l'ajuste et tire à bout portant, avant d'être lui-même tué quasi-instantanément par des officiers.

 

La balle frappe le front de La Rochejaquelein, qui tombe et expire aussitôt, le 28 janvier 1794 à 21 ans.

 

 

La mort de Henri de la Rochejaquelein

 

Alexandre Bloch

 

 

 

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F
Merci pour cet hommage Livia<br /> Bises et douce soirée
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L
Hommage ou en pensant à ce qui va peut-être se passer demain dans les rues ?
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F
Merci pour ce bel hommage, il y a eu tant de courageux et valeureux qui périrent sous les assauts des colonnes infernales , comment toute une région peut elle oublier tous ces massacres <br /> http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/11/le-genocide-vendeen-tragedie-o.html
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M
Merci ! Chantal pour ce superbe hommage à La Rochejaquelein. Cathelineau, Charrette et les autres : de héros et des martyrs. Je suis stupéfaite que des personnes de bonne volonté n'aient jamais entendu son nom. L'Éducation Nationale fait des ravages.
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É
Bonjour Chantal. C'était un jeune homme et un chef guerrier courageux, et dont je n'avais jamais entendu parler. Bonne journée et bisous
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