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La rose au fil des âges...

 

 

 

Bien que certaines personnes affirment préférer les petites fleurs des champs aux roses... non que les petites fleurs des champs ne soirent pas attirantes, je me suis toujours demandé si c'était bien vrai, si ce n'était pas juste une pose pour se rendre intéressants ???

 

Beaucoup d'autres adorent les roses, j'avoue que j'en fais partie, cependant chaque personnes à sa couleur préférée, il y en a qui adore : les roses roses, d'autres les blanches, d'autres encore aimeront plutôt le rose safrané ou alors le jaune, tandis qu'à la Saint Valentin, aucun compromis de couleurs n'est permis, c'est la rose rouge qui domine puisqu'elle représente en général l'amour brûlant, l'amour fou !

 

La rose depuis l'Antiquité tient le haut du pavé dans les jardins, les poètes les ont chantées à travers les siècles et les peintres n'ont pas résisté à les immortaliser sur leur toiles, les rois et les reines, faisaient dessiner par de grands jardiniers des roseraies dans les jardins de leurs châteaux sur les bords de Loire et dans certains aujourd'hui encore, on peut admirer de splendides roseraies redessinées à l'identique...

 

Livia

 

 

 

«Mignonne allons voir si la rose... »

 

Pierre de Ronsard

 

 

 

« J'ai voulu ce matin te rapporter des roses... »

 

Marceline Desbordes Valmore

 

 

 

«Roses de juin, vous les plus belles...»

 

Emile Verhaeren

 

 

 

«Ô toi, rose moussue et blonde, a tes oreilles,

 

que mes vers chantent comme un murmure d'abeilles...»

 

Francis James

 

 

«Quand la rose s’entr’ouvre, heureuse d’être belle,
De son premier regard elle enchante autour d’elle... »

 

Louise Akermann
 
 

La rose au fil des âges...

La roseraie du Puy-du-Fou

(ma photo)

La rose dans l’Antiquité

La rose dans l'Antiquité

On sait que les Grecs et les Hébreux appréciaient et cultivaient déjà la rose, notamment pour les cérémonies nuptiales,. Des roses ont été également retrouvées dans des tombeaux égyptiens, dans le but d’accompagner les morts vers l’éternité.
Les Romains, eux, développèrent une véritable passion pour cette fleur : ses pétales jonchaient le sol et l’on en répandait sur les invités les jours de fête. Les roses étaient cultivées principalement en Egypte ainsi qu’en Perse (actuel Iran), c’est pourquoi les Romains les importèrent d’abord par bateaux entiers avant de les cultiver eux-mêmes. Ils développèrent pour cela un système ingénieux afin de forcer leur floraison, en réchauffant les sols de culture à l’aide de canalisations d’eau chaude. Même si peu d’écrits l’attestent, on suppose que la rose de cette époque était la rose de Damas (Rosa x damascena), répandue ensuite dans le monde par les Romains au fur et à mesure de leurs conquêtes de nouveaux territoires.

La rose au Moyen Age

En France, au XIIIe siècle, on cultivait déjà la rose à Provins : on raconte que le comte de Champagne et roi de Navarre Thibaut IV, rapporta de son expédition à Jérusalem une rose rouge très parfumée, aujourd’hui appelée Rosa x gallica ‘Officinalis’, plus communément « rose de Provins » ou « rose des apothicaires ». Si sa culture se développa, c’était alors surtout à des fins médicinales, car on attribuait à cette rose le pouvoir de guérir de nombreuses maladies. Bien que Charlemagne encourageait la plantation de rosiers près des édifices religieux dans son capitulaire de villis, la rose était alors considérée comme une fleur moins ornementale qu’utilitaire.
Les hybridations étaient jusque-là spontanées.
Ainsi au XVIIe siècle, une mutation de Rosa gallica fit naître les Rosa centifolia (« roses centfeuilles »), dont une mutation également au XVIIIe siècle donna les « rosiers moussus ».

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, on comptait seulement une trentaine d’espèces de roses. Si les rosiers de l’époque se prêtaient peu à l’aspect rigide des jardins dits « à la française », la mode du style anglais, plus naturel, arriva en France fin XVIIIe et lanca leur réputation. Les aristocrates furent alors désireux de remanier les parcs de leurs propriétés avec de nouvelles plantes. Les pépiniéristes suivirent le mouvement en proposant à leur clientèle
des variétés de roses de plus en plus nombreuses.

L’impératrice Joséphine et la passion des roses

Le français Jacques-Louis Descemet, premier obtenteur de roses, publia en 1803 un ouvrage sur ces fleurs. Il y recensa 80 rosiers, des rosiers botaniques mais aussi des roses galliques et cent feuilles. En 10 ans, il ajouta à son catalogue environ 200 nouvelles variétés. Un véritable intérêt se développa alors dans le pays autour de cette fleur, insufflé principalement par l’impératrice Joséphine de Beauharnais. Entre 1803 et 1814, elle envoya des botanistes à travers le monde pour enrichir la collection de sa roseraie de la Malmaison. Elle rassembla ainsi la plus incroyable des collections, de près de 600 variétés, qui constituera par la suite une vrai mine d’or pour les pépiniéristes.

La rose, fleur de légendes

De tous temps, la reine des fleurs a émerveillé les hommes. Dans la mythologie grecque, on attribue la naissance de la rose à Chloris (Flore chez les Romains), déesse des fleurs. Chloris se promenait lorsqu’elle trouva le corps sans vie d’une nymphe pour laquelle elle avait beaucoup d’affection. Afin de faire d’elle la plus belle fleur, elle la métamorphosa en une rose et demanda aux autres dieux d’enrichir sa création de leurs pouvoirs : Aphrodite lui accorda la beauté éternelle, Dionysos la baigna dans un nectar pour lui révéler le plus doux des parfums et enfin les Trois Grâces ajoutèrent la joie, le charme et l’éclat…
Chez les Romains existe une autre version : un arbuste épineux aurait retardé la course d’une nymphe qui tentait d’échapper à Bacchus, en s’accrochant à son voile. Bacchus, reconnaissant d’avoir pu capturer sa proie, remercia l’arbuste en le dotant de splendides fleurs odorantes.
La rose rouge est rattachée à Vénus (équivalente de la Grecque Aphrodite), déesse romaine de l’amour et de la beauté, mais les versions divergent. La déesse se serait blessée avec l’épine d’une rose blanche, transformant ainsi la fleur en rose rouge. On raconte aussi que la rose se serait empourprée lorsque son fils Cupidon renversa son verre de vin sur elle.
Dans la religion chrétienne, la rose est riche de symboles : elle y est à la fois l’expression du martyre et du sang du Christ, et la rose blanche la représentation de la Vierge Marie.

La rose dans les Lettres

Le persan Saadi, la Grecque Sappho, Shakespeare, Apollinaire, Verlaine, Anna de Noailles, Rilke, Garcia Lorca… les poètes ont tous célébré au fil des siècles la beauté délicate de la fleur, métaphore de l’être aimé mais aussi du temps qui passe.
On retrouve déjà des évocations de la rose dans
l’Iliade et L’Odyssée du Grec Homère. Elle est aussi présente dans Les Métamorphoses d’Ovide, qui l’associe à la déesse Aurore, ainsi que dans l’œuvre de Sappho puis d’Achille Tatius qui dit d’elle « Si Zeus avait voulu donner aux fleurs un roi, c’est la rose qui règnerait sur les fleurs. Elle est la parure de la terre, la gloire des plantes ; elle est l’œil des fleurs, la rougeur de la prairie : c’est la beauté dans tout son éclat ; elle respire l’amour, elle est messagère d’Aphrodite » (Le roman de Leucippé et Clitophon, IIe-IIIe siècle). Attribut de la déesse Aphrodite, la rose est alors déjà le symbole de l’amour et de la beauté.
Le Roman de la Rose, écrit par Guillaume de Loris vers 1230 et poursuivi par Jean de Meung, constitue l’œuvre la plus célèbre du Moyen Age. Dans ce poème allégorique, la rose est l’objet de toutes les quêtes, le symbole de l’être aimé.
Dans la poésie de Ronsard, au XVIe siècle, la rose représente la fragilité de la vie, notamment dans son célèbre poème «Ode à Cassandre» (« Mignonne, allons voir si la rose.. »). Idem chez Corneille ou François de Malherbe, où la fleur est le témoignage du temps qui passe et de la beauté éphémère. Cette thématique de la fragilité sera reprise plus tard par Victor Hugo, dans La rose de l’Infante.

La rose dans les Arts

La première représentation de roses peintes est découverte en 1900 dans les vestiges du palais de Cnossos en Crête: sur «la fresque à l’oiseau bleu», datant de l’an 2000 avant J.-C., on peut voir des rosiers fleuris. La rose est également représentée sur des pièces de monnaie datant de 500 avant J.-C., retrouvées sur l’île grecque de Rhodes. Chez les Grecs comme chez les Romains, on sait que des représentations de la rose ornaient, comme beaucoup de fleurs, les bâtiments.
Tout comme dans le domaine des Lettres, la rose en peinture est souvent la représentation de l’amour, mais aussi de la fragilité de la vie et des sentiments. Dans la religion chrétienne, la rose évoque l’amour universel et pur, et de ce fait la Vierge Marie. On sait pourtant qu’au début de l’ère chrétienne, les Pères de l’Eglise (Clément d’Alexandrie, Tertullien) interdirent la représentation de fleurs dans l’iconographie religieuse. Cet interdit fut plus tard levé pour la rose par Saint Paulin de Nola.
Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), crée son fameux ouvrage Les Roses, planches en eau-forte en pointillé coloriée, illustrant les textes du rosiériste Claude-Antoine Thory. Il s’inspire pour ses aquarelles – d’une minutie presque botanique – de la collection de la Malmaison de l’Impératrice Joséphine, dont il est le peintre officiel.
D’innombrables peintres, de toutes époques confondues, ont puisé l’inspiration dans la rose. Citons parmi eux Sandro Botticelli et sa Naissance de Vénus (1485), Vincent Van Gogh et ses Rosiers en fleurs (1889), et chez les impressionnistes Edouard Manet et son tableau Roses dans un verre de champagne (1881), Pierre-Auguste Renoir avec Roses et jasmin dans un vase de Delft (1881) ou encore Claude Monet et Le Rosier. La rose est également très présente dans les natures mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle.

La rose est une des premières senteurs à avoir été utilisée en parfumerie. Les Romains en extrayaient déjà l’huile essentielle et faisaient une incroyable consommation de roses, notamment pour son parfum. Ses pétales remplissaient des coussins, et parfumaient les bains… Son essence, enivrante et sensuelle, était conviée de ce fait aux préparatifs amoureux. On raconte même que Cléopâtre et Marc-Antoine passèrent leur première nuit d’amour sur un lit de pétales de roses de 45 cm d’épaisseur…

 

 

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R
étrangement ce n'est pas ma fleurs préférée, même si je la trouve belle mais belle dehors, en vase elle passe top vite je trouve. je lui préfère d'autres fleurs qui tienne mieux dedans, sans que ce soit des fleurs de champs bien sûr...
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C
Chaque fleur a sa beauté, son parfum, les roses aujourd'hui il y en a de toutes sortes et de toutes les couleurs! Je n'ai pas beaucoup de rosier chez moi, juste un beau rosier déjà vieux qui me fait deux fois des roses parfumées sur la saison.<br /> Merci bonne journée
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D
Et bien ! C'est un essai sur les roses
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L
J'aime bien les roses mais sans plus... y a des tas d'autres fleurs que je trouve tout aussi belles, en fait c'est juste une question de goût.<br /> Et depuis qu'on a ces grands rosiers chez nous (qui étaient là longtemps avant qu'on achète la maison), les roses m'énervent ! Dès qu'y a du vent ou de la pluie, la terrasse est tapissée de feuilles et de pétales qu'on n'a plus qu'à ramasser au plus vite si on veut pas les ramener dans la maison...<br /> Et après il faut tailler tout ça chaque année et comme ils sont très hauts j'te dis pas les acrobaties... <br /> Bref, les roses,.... grrrrr !!!  (pourtant les jaunes, qu'est-ce qu'elles sentent bon !) <br /> Bisous et bonne journée
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É
Bonjour Chantal. J'aime les roses en pied pas en bouquet, mais elles ont une belle histoire iliée à la nôtre et ont suscité de beaux poèmes. Bonne journée et bisous
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