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La Vierge aux rubans...

 

 

 



 

« Ève par sa désobéissance, fit le nœud du malheur pour l'humanité; alors que par son obéissance, Marie le dénoua »

 

(Saint Irénée).

 

 

 

La Vierge aux rubans...

La vierge aux Rubans

 

Johan Melchior Schmitter

 

Inspiré par la méditation de Saint Irénée, ce peintre marial bavarois inconnu a peint ce tableau où l'on voit la Sainte Vierge défaisant les nœuds dans nos vies. 

 

 

 



 

Vénérée depuis 1700 dans l’église bavaroise Saint Peter am Perlach, cette peinture à l’huile a été baptisée « Marie qui défait les nœuds » par la dévotion populaire.

 

La Vierge est figurée sous les traits de la Femme de l’Apocalypse, revêtue de soleil, la lune sous ses pieds et couronnée de douze étoiles. Enveloppée de toutes parts de la lumière éternelle, feu émanant de la colombe de l’Esprit, elle est le « signe grandiose » suspendue entre  Ciel et terre, médiatrice entre le Christ et l’Eglise.

 

Son manteau bleu, agité par le « souffle » de Dieu, est le vêtement de gloire de la Reine des Cieux, Mère  des Douze et de l’Eglise. La multitude des anges s’émerveille de sa beauté délicate et de sa puissance redoutable. Car Marie, « terrible comme une armée rangée en bataille » (Ct6, 3), foule au aux pieds l’antique serpent, versatile comme la lune.

 

A cette vision traditionnelle de Saint Jean, s’ajoute un élément original : la Vierge s’attelle avec amour et patience, à dénouer les nœuds serrés et complexes d’un ruban de vie qu’un ange lui présente à sa gauche et qu’un autre à sa droite, reçoit libéré de toutes entraves. Sans ses mains maternelles, véritables « globes d’or » (Ct5, 14), pas un seul nœud ne peut être défait. Le visage de l’ange agenouillé aux pieds de la Madone révèle ce pouvoir marial de faire toutes choses nouvelles.

 

Plongée dans l’obscurité de la terre, la partie inférieure du tableau met en scène les fruits d’une grande confiance en la divine providence. Elle représente Tobie, personnage de l’Ancien Testament, guidé par l’archange Raphaël jusqu’à une église blottie au sommet d’une montagne. Là, Sara, enfin libérée du démon qui tuait ses fiancés, l’attend pour le recevoir comme époux. Marie murmure sans cesse les paroles de l’archange : «Aie confiance, Dieu ne tardera pas à te guérir. Aie confiance (Tb5, 11).

 



 



 

Un peu de douceur aujourd'hui, avec ce splendide tableau, après le carnage de Nice, nous en avons besoin, en espérant que la Vierge dénouera les nœuds qui attachent tous ces malades !

 



 

Liviaaugustae

 

 

 

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É
C'est un très beau tableau bien expliqué. Bon après midi Chantal !
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L
C'est beau et en première j'ai vu la blanche colombe que j'aimais tant pour en avoir eu.
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C
Très beau tableau bonne fin de journée
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Ô
Merci d'avoir approfondi ce tableau pour nous, tu nous fais découvrir beaucoup de détails.<br /> Bon dimanche, il fait un temps mitigé ici, va-t-on pouvoir manger dehors ??? j'ai un doute<br /> bisous bisous
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Z
Il est magnifique ce tableau Livia, merci pour ces explications. Bisous
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