Pour ce 161ème Café Thé, Brigitte, allias écureuilbleu (https://www.unebonnenouvelleparjour.com/) nous propose de broder autour de cette photo de Clarisse l’écrevisse de Louisiane qu'elle a pris y en se baladant au bord de la plage de Saint-Brice sur le Bassin d'Arcachon.
Elle nous demande de raconter ce que nous inspire cette photo, ou raconter son voyage, initial ou à venir.
D'où venait-elle, Où allait-elle, cette jolie écrevisse baptisée Clarisse ?
La photo de Brigitte, Clarisse barbotant dans l'eau claire de la plage sur le Bassin d’Arcachon un jour d’été…
Toutes les histoires commencent par : Il était une fois… je ne vais pas déroger à cette tradition.
Donc, il était une fois, une écrevisse nommée Clarisse vivant aux States, plus exactement en Louisiane, décida de visiter le monde, elle voulait absolument aller sur les côtes de France – la France ne possédai-elle pas autrefois cette partie de l’Amérique ? – il était donc juste de l’aller visiter.
Oui mais, comment arriver à l’autre bout de l’Atlantique avec tous les dangers que cela représentait ? Et pourtant l’envie d’aller en France la tenaillait tant, qu’elle chercha un professeur de natation, l’espadon* était navré, car son cours était déjà saturé, il lui donna l’adresse d’un gros marlin* un champion de vitesse.
Ce dernier ayant accepté, notre courageuse petite écrevisse, s’exerçait à la nage tout les jours par n’importe quel temps et devint une pro, elle pouvait faire des pointes à 120km/h, comme lui avait appris son professeur – cela lui permettrait d’échapper aux prédateurs – un jour, le marlin lui dit qu’elle était fin prête pour le grand voyage !
Elle dit au revoir à sa famille et fila vers l’aventure comme une flèche sans se retourner !
Elle nageait comme lui avait appris le champion de natation, respirant, inspirant en cadence, quand les rayons du soleil étaient trop violents, elle s’enfonçait plus profondément dans les plis de l’Océan afin d’éviter les coups de soleil, quand les vagues étaient trop fortes, elle se terrait carrément sur le fond de l’Océan et avançait en crapahutant sur le sable marin, se cachant sous un rocher quand un danger la menaçait, et il y en avait beaucoup, il fallait rester vigilante.
Elle nagea, nagea, longtemps, très longtemps, un jour qu’elle était si découragée, elle arrêta de nager et se laissa porter par le flot, c’est comme cela qu’elle faillit être gobée par un balbuzard affamé, elle sentit le bec d’acier frôler sa queue, prise de panique elle poussa un sprint à 120km, et ouf ! Lui échappa !
Après des mois, des semaines et des jours, elle arriva enfin en vue des côtes de France, elle ne savait pas trop où elle échouerait et nagea le plus vite qu’elle pu vers le rivage, c’est là, alors qu’elle barbotait dans l’eau de France, qu’une gentille Dame lui tira le portrait et la rendit célèbre, aujourd’hui, ledit portrait est admiré sur internet, cette chose dont les humains ne peuvent se passer !
Livia
* Je me suis renseignée, ce sont : Les espadons et les marlins qui sont taillés pour la vitesse avec leur long rostre fendant les eaux et leur corps aérodynamique qui leur permet d'atteindre des vitesses de pointe de l'ordre de 120 km/h.
Ils figurent ainsi parmi les poissons les plus rapides de l'océan.
*L'écrevisse a de nombreux prédateurs. Parmi ses prédateurs, on compte de nombreux poissons (carpes, brochets), des oiseaux aquatiques (héron, balbuzards-pêcheurs) et des mammifères comme la loutre, le ragondin et… l'homme qui se régale de sa chair tendre et raffinée.
Comme on peut le voir, cette petite Clarisse a prit de gros risques pour arriver jusque chez nous.